Le 8ème Rugiss' Hand

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18 juin 2015

Kevin BERETTA : L’envie d’une nouvelle vie

apres-quatre-saisons-en-d1-avec-selestat-kevin-beretta-change-radicalement-de-cap-photo-archives-dna-franck-delhommeÀ seulement 25 ans, Kevin Beretta, ailier gauche de Sélestat en D1 pendant quatre saisons, a décidé de tourner la page du professionnalisme et d’anticiper sa reconversion en revenant à Hoenheim (N3), le club de ses débuts. Un choix mûrement réfléchi. Libérateur même.

L’idée n’est pas nouvelle. Elle lui a même toujours trotté dans la tête. Kevin Beretta s’était imaginé revenir un jour à l’AS Hoenheim Sports, là où tout a commencé il y a quinze ans. Elle se concrétise seulement un peu plus tôt que prévu.

« J’ai vu ce que je voulais voir, je n’ai pas envie d’en voir plus »

C’est donc à seulement 25 ans, après quatre saisons en D1, qu’il a choisi de clore un chapitre de sa vie. La décision, qui peut surprendre au premier abord, mérite assurément quelques explications. « Je pensais être pro plus longtemps, mais ce n’est pas un coup de tête », commence-t-il par dire.

Kevin Beretta quitte le monde pro « heureux », presque soulagé. Quand il a appris, fin mai, que Sélestat ne le prolongerait pas, il y a eu un peu d’anxiété. « Mais depuis que j’ai pris ma décision, j’ai le sourire. »

La non-reconduction de son contrat, une blessure au tibia l’an passé et une dernière saison en Violet difficile, avec très peu de temps de jeu, ont sans doute pesé dans la balance.

En septembre, c’est sur les parquets de Nationale 3 qu’on le verra, très loin des flonflons de la LNH. Même si l’annonce de Sélestat est survenue tard – « Je m’en doutais » –, les opportunités de continuer sa carrière professionnelle existaient.

Mais Kevin Beretta ne voulait tout simplement plus de cette vie-là. « J’ai beaucoup d’attaches en Alsace. Je sais que le changement est parfois bénéfique, mais je n’avais pas envie de repartir à zéro. »

« Une vision différente »

La perspective de devoir tout sacrifier pour le handball, de s’exiler, de faire et défaire ses valises chaque été ne l’emballait pas. « Les priorités sont différentes selon les gens. Une carrière pro, ce n’est pas éternel. Tu vis des choses extraordinaires, tu es privilégié, mais c’est temporaire. Je respecte ceux qui veulent faire une carrière, mais j’ai une vision différente de la vie », souffle-t-il.

Peut-être aurait-il fini par s’y résoudre. Mais la proposition formulée par Hoenheim est venue, « au bon moment », valider son choix.

Pourquoi, tout de même, arrêter si tôt ? Tout simplement parce que l’ailier gauche ne se sent plus à l’aise dans ce monde pro, où l’humain a parfois tendance à devenir un vain mot. « Je veux reprendre du plaisir, celui que j’ai perdu depuis ma blessure il y a un an et demi. »

Ça, c’est pour le terrain. Pour le reste, Kevin Beretta a choisi d’anticiper sa reconversion. « Des personnes à Hoenheim, où j’avais toujours gardé des liens, m’ont tendu la main, souffle-t-il, touché par le geste. Je suis content de revenir dans mon club, au milieu de tous ces gens que je connais. »

Un contrat d’avenir pour préparer le sien

Avec le club hoenheimois, il va signer un contrat d’avenir. « Je ne serai pas payé en tant que joueur. » Mais il devra gérer la comptabilité, la communication, le sponsoring, l’organisation des manifestations mises en place avec la Ville…

« J’aurai un éventail très large de missions, tout en continuant à me former, en passant le BP JEPS par exemple (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport spécialité animation sociale, ndlr) , et à prendre du plaisir sur le terrain. » Car il n’était évidemment pas question d’arrêter le hand.

En faisant ce choix, l’ailier gauche sait pertinemment que le train ne repassera plus, que le handball professionnel s’éloigne définitivement. « Je n’ai pas spécialement envie d’y revenir, sourit-il. Évidemment, c’est super de pouvoir vivre de sa passion. Mais j’ai vu ce que je voulais voir, je n’ai pas envie d’en voir plus. »

Kevin Beretta anticipe l’inévitable question. « Si j’ai peur d’avoir des regrets ? Non, je ne pense pas. Je ne joue pas au handball pour la gloire. »

L’Alsacien a atteint son Graal, foulé les parquets de LNH (206 buts en 81 matches), affronté certains des meilleurs joueurs du monde. « J’ai fait mon chemin, j’ai pris beaucoup de plaisir. Mais je pense que ce qui m’attend est encore plus enrichissant, humainement et professionnellement. » Kevin Beretta va bientôt redevenir « Monsieur Tout-le-Monde ». Et ça suffit à son bonheur.

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19 novembre 2011

Avant Nîmes: Podsiadlo, la preuve par 7

     auteur-de-21-buts-lors-de-ses-trois-derniers-matches-avec-le-sahb-le-polonais-pawel-podsiadlo-est-dAprès son joli succès ramené de Toulouse, Sélestat aimerait le confirmer contre Nîmes. Face à un adversaire qui brille à l’extérieur, le SAHB compte notamment sur son meilleur buteur, Pawel Podsiadlo qui reste sur une série de trois matches à 7 buts.

Il est une époque, pas si lointaine, où le meilleur buteur du championnat portait le maillot sélestadien. C’était le cas d’Eric Gull (6,2 buts de moyenne lors de la saison 2002/2003), puis de Volker Michel (7,4 en 2003/2004). Sept ans après ces deux gauchers, le SAHB a mis la main sur un pur shooteur qui arme du bras droit. Depuis trois matches, Pawel Podsiadlo s’est mis en configuration top scoreur en marquant sept buts contre Chambéry, Montpellier et Toulouse.

Il a coupé le cordon à 25 ans

Après des débuts plus timides (14 buts durant ses cinq premiers matches), l’arrière polonais n’a pas tardé à trouver ses marques et ses habitudes en martyrisant les défenses et les gardiens adverses.  « J’ai été carrément déboussolé lors des premiers matches de championnat qui n’avaient rien à voir avec les matches de préparation. J’étais habitué à affronter des défenses à plat en 0-6 comme toutes les équipes le pratiquent en Pologne. Mais en France, beaucoup d’équipes jouent en 3-2-1. J’ai donc commis pas mal d’erreurs. Après ce petit temps d’adaptation, j’ai compris. Ces défenses qui varient, il faut les affronter en un contre un. Ça me va bien. »

A l’entendre, tout va d’ailleurs très bien pour ce joueur qui découvre pour la première fois une autre ligue que la sienne et un autre club que Kielce en Pologne. Car cet échalas frisant le double mètre y a fait toutes ses classes. De l’âge de 12 ans jusqu’à son départ cet été à 25 ans. Barré sur son poste par l’international Michal Jurecki de retour au pays, Pawel s’était décidé à couper le cordon.  « Après avoir joué soixante minutes par match, je m’ennuyais sur le banc. » Il lui a donc fallu partir. Mais où ? C’est là qu’intervient Michal Salami qui jouait à ses côtés avant de trouver sa voie à Sélestat.  « Je savais que le club cherchait un arrière gauche et quand j’ai appris que Pawel voulait quitter Kielce, j’ai pensé à lui. Je connaissais bien son jeu. Il est très fort et a joué en équipe nationale. J’en ai donc parlé à l’entraîneur et aux dirigeants. » Jean-Luc Le Gall avait déjà croisé sa route en 2005 avec Créteil en Coupe EHF.  « On avait gagné de 14 buts à l’aller et je ne me rappelais plus vraiment de lui. »

Après quelques complications car des propositions étaient venues d’autres clubs polonais et d’un club de D2 allemande candidat à la Bundesliga, les deux hommes se sont donc finalement retrouvés sous le même maillot. Et ils ne s’en plaignent pas. Le coach souligne aussi ses qualités de passeur :  « si Beretta marque c’est parce qu’il reçoit des bonnes balles d’Olo. » C’est le diminutif de Podsiadlo et c’est quand même plus pratique.

« La France, c’est  le meilleur choix »

« Je suis ravi de mon choix, savoure l’intéressé.  La Ligue française est la deuxième d’Europe derrière l’Allemagne et le championnat très fort. Tu dois être à 100 % à chaque match. Ensuite Sélestat est une bonne équipe. Nous avons manqué de chance en perdant des matches de très peu. Mais maintenant que nous avons gagné à Toulouse j’espère que nous allons continuer. J’ai vu que Nîmes est un adversaire difficile et physique. Mais à Toulouse ça l’était aussi. C’est le handball. En Pologne, beaucoup d’équipes misaient aussi sur le physique plutôt que la tactique. »

Sa superbe série offensive et les bons résultats de son club en font désormais une cible privilégiée des défenseurs. En l’absence de Vlado Ostarcevic, qui a rechuté (blessure aux tendons de l’adducteur) dès sa première séance de reprise, Olo devra encore balayer le front de l’attaque. Pour son plus grand plaisir et pour le bonheur de Sélestat.

SÉLESTAT - NÎMES ce soir à 20 h 30
au CSI de Sélestat.
Arbitres : MM. Saïd Bounouara et Khalid Sami.

Sélestat :
Aux buts: 12. Ivezic et 69. Fulop.
Les joueurs: 3. Jung (cap.), 5. Petrenko, 6. Pesic, 7. Beretta, 8. Podsiadlo, 9. Beauregard, 10. Matzinger, 11. Freppel, 13. Aman, 15. Pintor, 19. Eymann, 76. Omeyer.
Entraîneur : Jean-Luc Le Gall.

Nîmes :
Aux buts: 12. Mansuy-Fevre et 16. Signoret
Les joueurs 3. Haon (cap.), 6. Rebichon, 10. Saurina, 13. Vergely, 14. Scaccianoce, 20. Mourrioux, 22. Boubaiou, 26. Vasset, 27. Tesoriere, 34. Mouret, 86. Bonnin.
Entraîneur: Jérôme Chauvet.

 Source L'Alsace de Christian Weibel

Posté par fredgo à 09:28 - 20) La saison 2011/12 en LNH - Commentaires [0] - Permalien [#]
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