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31 octobre 2011

Après Montpellier ITW : Beretta prolonge le rêve

derniere-action-et-dernier-but-de-beretta-a-la-51-e-minute-perclus-de-crampes-le-jeune-selestadien       L’ailier de 21 ans n’a pas raté son rendez-vous avec le public du Rhénus. Hier, il est allé jusqu’au bout de ses forces pour accrocher Montpellier le plus longtemps possible.

Et Primoz Prost ne lui en veut même pas… À la 51 e minute de jeu, Kevin Beretta vient d’ inscrire son cinquième but au portier montpelliérain avant de s’écrouler devant lui, perclus de crampes. L’imposant gardien s’empare des sticks qui servent de gambettes à l’Alsacien et tente de faire passer la douleur.  « Ça m’a pris aux deux jambes sur l’impulsion de mon tir, raconte le jeune Bas-Rhinois.  Je n’en pouvais plus ! Je sortais d’une gastro-entérite, et je n’ai pu m’entraîner que deux fois cette semaine. C’est sûr, ça n’a pas aidé… »

Ce dont il se réjouissait le plus, au sortir de ce match pas comme les autres ?  « Nous avons été à la hauteur de nos espérances. Nous avons tout donné pour faire jeu égal avec Montpellier et offrir un beau spectacle à nos supporters. Et je retiendrai surtout l’état d’esprit de notre équipe. On a fait preuve de cohésion, on s’est serré les coudes durant toute la partie. C’était génial ».

Ses yeux s’ouvrent un peu plus grand lorsqu’on lui rappelle qu’en face, c’était le grand Montpellier. Et qu’il y a quelques semaines, il n’était encore qu’une modeste doublure de Michal Salami, avant que le joueur polonais ne se blesse gravement.  « Honnêtement, je ne réalise pas… Montpellier, c’est tellement énorme ! Karabatic et Guigou, même s’ils n’ont pas joué ce soir, ce sont des idoles pour moi ! Mais aujourd’hui (hier) , même si on les a respectés, il fallait y aller au culot et au courage ».

Lui y est allé de tout son cœur. Et si Sélestat n’est mené que d’un petit but à la pause après avoir mené une bonne partie de la première mi-temps, c’est aussi à l’impétuosité de son petit ailier qu’il le doit. Pourtant, au bout de vingt minutes, il est déjà sur la tangente :  « J’ai demandé à sortir parce que j’étais cuit », reconnaît le Hoenheimois d’origine, encouragé par tous ses coéquipiers durant cette première mi-temps de feu.

« J’essaye de tout faire pour mériter la confiance de mes coéquipiers. Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre à ce niveau, explique le Bas-Rhinois.  Et contre Montpellier, forcément, tu apprends… J’ai été impressionné par leur sérénité. On les accrochait, mais eux ne paniquaient pas. C’est comme si rien ne pouvait les atteindre, alors qu’on était tout près ! »

Habituellement avare d’éloges individuels, son entraîneur Jean-Luc le Gall était  « évidemment satisfait de sa prestation. Mais Kevin est intelligent. Il sait qu’il mange son pain blanc en ce moment. Personne ne le connaît, aucune vidéo de ses tirs ne circule. Mais ça va changer et c’est là qu’il devra répondre présent ». Peut-on compter sur Beretta en toutes circonstances ? Ça reste à voir. Mais dans les grandes occasions, on sait : c’est oui.

Source L'Alsace
Jean Deutsch
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Beretta s’en souviendra

2753351-3896275Match après match, Kevin Beretta confirme qu’il est bien à sa place en D1. Face à Montpellier, l’ailier gauche violet a encore brillé.

Il y a encore deux ans, Kevin Beretta laissait parler son (grand) talent sur les parquets de N3 avec Schiltigheim. Hier, il l’a fait éclater devant les 5 500 spectateurs du Rhenus, face à la meilleure équipe française.

Mais l’ailier gauche violet ne cherche pas vraiment à regarder dans le rétroviseur. « Je savoure ce qu’il m’arrive, c’est tout. Je profite de chaque seconde, sourit Kevin Beretta. Si on m’avait dit il y a deux ans que je jouerais en D1, face à des équipes comme Chambéry ou Montpellier, je ne l’aurais certainement pas cru ! »

Depuis la blessure de Michal Salami (ligaments croisés), il a même été bombardé titulaire à l’aile gauche, avec une réussite certaine (24 buts depuis le début de la saison).

Du haut de ses 21 ans et de ses six matches de D1, Kevin Beretta aurait pourtant pu se montrer impressionné en entrant sur le parquet du Rhenus hier. Il n’en a rien été. « J’étais surtout curieux de voir comment allait être l’ambiance. »

Une ambiance à laquelle il contribuait il y a encore quelques mois. « Cela fait plusieurs années que je viens au Rhenus pour l’EuroTournoi. Mais là, cela faisait bizarre d’être sur le terrain. La veille du match, à l’entraînement, je me suis senti tout petit… »

Et pourtant, une fois la rencontre démarrée, Kevin Beretta s’est montré grand. « Jouer devant autant de monde, c’est magique. Ça donne des ailes. C’est le genre de matches que l’on veut jouer tous les week-ends ! » Face à Primoz Prost, le gardien montpelliérain, l’ailier gauche violet n’a presque rien raté (un seul échec sur six tentatives).

« Je ne pensais pas que l’on pourrait les titiller aussi longtemps »

« Réussir son premier tir aide toujours », explique-t-il. Trois autres buts suivront en première mi-temps, dont un magnifique lob. « Je suis entré sur le terrain avec l’envie de me faire plaisir et aussi de faire plaisir aux spectateurs. »

Bien sûr, Sélestat n’est pas parvenu à créer l’exploit. « C’est tout de même très difficile face à Montpellier, soupire le numéro 7 violet. Mais on ne peut pas avoir de regrets. On savait que les chances de prendre des points sur ce match étaient infimes. » Restera la satisfaction, légitime, d’avoir réellement bousculé le champion de France en titre. « Je ne pensais pas que l’on pourrait les titiller aussi longtemps. Mais à un moment, on a lâché physiquement, comme toutes les équipes qui affrontent Montpellier. »

Kevin Beretta, lui, est allé au bout de lui-même. Pris de crampes, il a dû rejoindre le banc à la 51 e, non sans avoir marqué son cinquième but. « J’ai senti venir les crampes sur l’impulsion. J’ai réussi à tirer, mais après, je ne pouvais plus revenir sur le terrain. »

Il faut dire que le Sélestadien n’avait pas abordé la rencontre dans les meilleures conditions. Touché au genou face à Chambéry lors du match précédent, il n’avait pu reprendre l’entraînement que la veille du choc face à Montpellier. « J’ai fait abstraction. »

Et ce n’est pas cette sortie prématurée qui risque de lui gâcher son plaisir. « C’est un souvenir qui restera gravé. »

S’il continue de se montrer aussi performant, nul doute que Kevin Beretta sera amené à revivre pareils moments.

Source Dna

Posté par fredgo à 11:53 - 05) Interviews - Commentaires [0] - Permalien [#]
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