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Le 8ème Rugiss' Hand

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16 décembre 2010

Vu côté Sélestadiens: Gros plan sur le Haut-Rhinois de Sélestat

Semaine_sp_ciale


    J-2





freppel.

        Freppel avec impatience

        Les anciens Sélestadiens sont au nombre de quatre à Mulhouse. Au SAHB, Arnaud Freppel est le seul à avoir évolué en face, lui qui fit ses grands débuts de handballeur à l'ASCA Wittelsheim.

       Arnaud Freppel fait partie des anciens du Sélestat Alsace Handball. Ancien par l'âge, puisque un des deux seuls trentenaires (avec Christian Omeyer) d'un SAHB qui affiche moins de 25 ans de moyenne d'âge. Ancien tout court aussi, le gaucher alsacien disputant, cette année, sa 11e saison sous le maillot violet.
       Il a aussi la particularité d'être le seul Sélestadien à avoir porté les couleurs haut-rhinoises, quand ils sont quatre Mulhousiens (Martin, Boillaud, Gallotte et Ighirri) à avoir évolué à Sélestat.

« Je ne savais pas quand, mais je le savais »

      Formé à Richwiller avant de rejoindre Wittelsheim, l'ailier droit du SAHB est arrivé à 18 ans dans un club qu'il a retrouvé cette saison après une escapade à Saintes d'abord (deux ans), à Cesson ensuite (un an).
De ses débuts à l'ASCA, Arnaud Freppel ne garde que de lointains, mais bons souvenirs. « C'est là que j'ai fait mes débuts en championnat de France. J'avais 17 ans et nous jouions en Nationale 1. Ça a vraiment été un tremplin pour moi puisque l'année suivante je débarquais à Sélestat. »
       Pendant dix ans, "Frips" a occupé le flanc droit d'une formation sélestadienne qu'il quitta « parce que j'avais besoin de voir et de vivre d'autres choses. Pour éviter la routine, il me fallait me remettre en question et Saintes me proposait tout ça. Je garde un excellent souvenir de ces trois ans d'exil.
       « Après, je ne sais pas si un retour à Sélestat était écrit, mais il est sûr que, quelque part, au fond de moi, je savais que je reviendrai. Je ne savais pas quand, mais je le savais... »
      Arnaud Freppel est revenu en ce début de saison, question d'opportunité. « On m'a proposé un challenge intéressant. Beaucoup de choses ont changé en trois ans : 90 % des joueurs, les structures, les personnes, les objectifs. C'est un peu paradoxal, mais j'ai retrouvé un club tout neuf et je n'ai eu aucun problème à m'y refondre... »

« Un match à trois points, à gagner, comme les autres »

      Trois mois après, Arnaud Freppel ne regrette rien, au contraire. « On a des ambitions et les dirigeants se décarcassent pour nous donner les moyens de ces ambitions. Et, au bout du compte, les résultats valident tout ça. »
Reste un cycle aller en tout point remarquable (dix succès, un nul et une défaite) à bien terminer. Reste une rencontre pas tout à fait comme les autres à bien négocier.
« C'est vraiment le genre de rencontre que l'on aime jouer. Forcément, ce n'est pas un match comme les autres. Cela fait dix jours que tout le monde en parle à Sélestat. Il y a une saveur, un climat particulier. C'est un derby qui, de plus, oppose deux équipes faisant la course en tête. Mais ça reste aussi un match à trois points, à gagner, comme les autres... »

« Moi, je n'ai jamais vécu de tels moments »

      Face à un MHSA où il retrouvera quatre de ses anciens coéquipiers (plus qu'à Sélestat !), Arnaud Freppel entend prendre du plaisir. « Les anciens, Yo (Lhou Moha), Stef (Schmidt), Eddy (Gateau) ou Didier (Stachnick) parlaient régulièrement et avec passion des derbies face au Racing. Moi, je n'ai jamais vécu de tels moments. J'avoue que ça donne envie... »
Sûr des forces de sa formation, l'ailier droit connaît aussi les atouts d'une équipe mulhousienne qu'il a pu voir jouer à deux reprises cette saison. « Une belle équipe qui surprend et qui doit se surprendre. Ils auront peut-être un peu moins de pression que nous, mais je doute qu'ils ne se sont pas pris au jeu. Il nous faudra ne pas déjouer, mais faire ce qu'on sait faire, ce qu'on fait depuis le début de saison. »
Un pronostic ? « On va gagner, bien sûr. De un, de cinq ou de sept buts, peu importe. Gagner d'abord pour valider tout le travail effectué depuis la reprise. Pour, aussi, passer la trêve dans les meilleures conditions, habités du sentiment du devoir accompli. »

A.V.
Source Dna

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16 décembre 2010

Vu côté Mulhouse : Mulhouse n'y pense pas (trop) !

Semaine_sp_ciale

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     Schneider

     S'il comptait bien s'inviter dans le haut de tableau, le MHSA réalise une première partie de saison au-dessus de ses espérances. Sans langue de bois, David Schneider, le capitaine mulhousien, assure que son équipe ne pense pas à la montée en D1. Même si connaître l'élite avec « son club de toujours » serait le couronnement de sa brillante carrière.

   David Schneider savoure. Après plusieurs saisons « galères », le MHSA joue enfin dans la cour des grands - « ça fait plaisir de voir Mulhouse tout en haut dans les journaux... ». Et le capitaine mulhousien en est (presque) le premier étonné. « La saison dernière, on assure notre maintien seulement lors de l'avant-dernière journée », rappelle-t-il.
       L'intersaison a alors été l'occasion d'une grande lessive (7 départs, 9 arrivées dont un nouvel entraîneur Brahim Ighirri). « Le club a fait un pari osé. Il n'est pas encore gagné, mais il est gagnant pour le moment. »
       Tout le monde, David Schneider le premier, voyait Mulhouse jouer un rôle cette saison. « Très vite, une ambiance et des affinités se sont créées. On s'est dit que l'on pouvait faire quelque chose, être bien classé. De là dire à qu'on allait se retrouver deuxième et à disputer ce match au sommet... »

« Il n'y a pas vraiment de rivalité entre nous »

      Le MHSA joue aujourd'hui sans pression, son premier objectif - le maintien - ayant déjà été atteint. « Tout ce qui vient maintenant n'est que du bonus », assure David Schneider. Ce bonus pourrait s'appeler LNH, si jamais les Mulhousiens parvenaient à maintenir leur rythme infernal (10 v, 2 d).
       Sans langue de bois, le capitaine mulhousien assure que la montée n'est pas dans les têtes. « C'est ce qui fait notre force. Et même si les dirigeants ne nous freinent pas, on ne sait pas si le club a les moyens de monter en D1. »
       Il ne faut cependant pas titiller bien longtemps l'ancien meilleur buteur de D2 pour évoquer la suite. Régulièrement sollicité pour évoluer plus haut, David Schneider est toujours resté fidèle au Haut-Rhin, à l'ASCA Wittelsheim d'abord, au MHSA ensuite (il y dispute sa 14e saison). « A 34 ans, ma carrière est plus proche de la fin que du début. Ce serait un rêve de connaître la D1 avec mon club de toujours. »
       Le chemin vers l'élite passe par Sélestat samedi. Une étape importante, pas forcément décisive. Et en joueur d'expérience, David Schneider s'emploie à dédramatiser la portée de ce derby. « C'est un match comme les autres, avec certes du piment en plus », sourit-il.
       Le Mulhousien ne peut ignorer le contexte et la présence d'anciens Sélestadiens (Ighirri, Boillaud, Gallotte et Martin) dans les rangs du MHSA. « Mais ce derby me parle surtout car je suis Alsacien et que ce sont les deux plus grands clubs de la région. Il n'y a pas vraiment de rivalité entre nous. »
       David Schneider a souvent affronté Sélestat, le plus souvent en Coupe d'Alsace. « C'était toujours des matches particuliers, engagés. Ils jouaient en D1 et on voulait les battre. Cette année, tout est amplifié par le classement des deux équipes. »
       Et pour le Mulhousien, la pression sera sur les épaules sélestadiennes. « Pour qui ce derby est le plus important ?, s'interroge tout haut le capitaine avec malice. Même si nous n'allons pas leur donner le match, le maintien est acquis, alors que Sélestat joue la montée. »

« On n'a pas envie que tout cela s'arrête... »

      David Schneider ne fait en tout cas pas du derby une question de suprématie régionale. « Quand on regarde les budgets, on ne joue pas dans la même cour qu'eux (avec 1,3 million d'euros, Sélestat a le 3e budget de Pro D2, quand Mulhouse dispose du 10e, avec 700 000 euros, ndlr). »
      Sélestat ou pas, Mulhouse veut poursuivre sur sa lancée (neuf victoires consécutives). David Schneider veillera à ce que son équipe reste mobilisée, quand bien même le maintien est déjà en poche. « Nous sommes des compétiteurs. Lors du dernier match à domicile contre Aix-en-Provence, il y avait 2 400 spectateurs. On n'a pas envie que tout cela s'arrête... »
L'effet de surprise est aujourd'hui passé. « On sait que l'on est attendu désormais. Mais on ne va pas lâcher, ce n'est pas dans notre état d'esprit. » Et certainement pas dans celui de David Schneider.

Simon Giovannini
Source Dna

16 décembre 2010

ITW: Un petit derby entre amis

Semaine_sp_ciale


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        Le derby Sélestat - Mulhouse Handball Sud Alsace, ce samedi à 20 h, aura une saveur toute particulière pour Frédéric Beauregard et Grégory Martin. Car au-delà d’un match au sommet de la Pro D2, ce sera également une confrontation entre deux amis de longue date et quasiment inséparables.

Grégory Martin (à g.) et Frédéric Beauregard (à d.) : une amitié qui dure depuis leur adolescence en Martinique. « Nos salaires passent dans les cafés qu’on boit ensemble. » Photo Dominique Gutekunst
Grégory Martin (à g.) et Frédéric Beauregard (à d.) : une amitié qui dure depuis leur adolescence en Martinique. « Nos salaires passent dans les cafés qu’on boit ensemble. » Photo Dominique Gutekunst

Ils sont tous les deux nés sur l’île de la Martinique, l’un à Schoelcher en 1984, l’autre à trois kilomètres de là, à Fort-de-France, un an plus tard. Sur ce petit caillou d’un peu plus de 1000 km², les routes de Frédéric Beauregard et Grégory Martin ne pouvaient pas ne pas se croiser Et c’est autour d’un ballon de handball qu’est née une amitié qui dure depuis plus de 10 ans : « On devait avoir 15 ans quand on s’est rencontrés », débute le Sélestadien Frédéric Beauregard. « C’était à l’UJ Redoute à Fort-de-France, poursuit Grégory Martin. Il y a aussi eu les sélections en équipe de Martinique. » Bref, pendant une certaine période, les deux jeunes hommes ont passé le plus clair de leur temps ensemble.

Martin : « Toujours une bonne raison de rentrer à la Martinique »

        C’était tout juste avant les années 2000 et depuis ils ne sont plus jamais perdus de vue. Ou presque. En 2001, « Bobo » quittait son île natale, après avoir été repéré comme beaucoup de ses concitoyens martiniquais lors des tournois intercomités et interpoles, pour rejoindre la Métropole et Villeurbanne. Un an avant Greg qui posait, lui, ses valises au centre de formation de Sélestat : « Là, on s’est un peu égarés, souffle le Mulhousien. On n’avait pas les moyens financiers pour se voir. » Beauregard lui emboîte le pas : « Greg était à Strasbourg, moi à Lyon, c’était compliqué. En plus, il n’y avait pas le téléphone illimité comme aujourd’hui… », « Ni internet », enchaîne Martin. Les retrouvailles se faisaient donc lors des vacances scolaires, synonymes de retour aux sources pour tous ces « expatriés » : « De toute manière, il y a toujours une bonne raison de rentrer à la Martinique, sourit Greg. Les vacances, une fête, un match de sandball. Tout est bon pour retourner à la maison. »

        Aujourd’hui, leurs maisons sont ici, en Alsace. Et le hasard a fait que, à plus de 7000 km de leurs racines, Beauregard et Martin sont séparés par… un trajet de 40 minutes en voiture : « On se voit quasiment une fois par semaine », poursuit Bobo. « En ce moment, je dors même régulièrement chez lui, note Martin. Ou, si je suis dans le coin, je m’arrête, je prends un café, on parle un peu de hand, de tout et de rien. Et je repars. Bobo fait de même quand il vient sur Mulhouse. On se voit, hop un café, et voilà. » « Ça ne s’arrête jamais en fait, s’amuse Frédéric Beauregard. Nos salaires passent dans les cafés qu’on boit ensemble. Mais malgré ça, on trouve encore le moyen de s’appeler presque chaque jour. »

Beauregard : « S’il le faut, il sait que je lui arrangerai le visage »

       De « vrais amis » donc. Beauregard était présent au baptême du fils de Martin, ce dernier fait les quelques kilomètres pour aller voir jouer son « pote » de Sélestat. Mais samedi, le pote deviendra « un adversaire. On porte chacun un maillot différent. Le respect que j’ai pour lui, il n’existera plus… pendant une heure », note le Mulhousien. « On est tous les deux arrière gauche donc je ne défendrai pas sur lui normalement, enchaîne Bobo. Mais s’il le faut, il sait que je lui arrangerai le visage histoire de laisser mon empreinte. Et il en fera de même. » Les railleries vont bon train : « Entre potes, on se chambre beaucoup plus », note le Sélestadien. « C’est clair, on ne veut pas se faire passer parce qu’on ne veut pas entendre de remarques le lendemain : ‘’Tu te rappelles quand je t’ai mis le vent ? Tu veux une écharpe ? ‘’», renchérit Martin.

       Entre un Sélestat, leader de la Pro D2 et logique favori chez lui, et un MHSA, 3 e et révélation de la saison, le derby s’annonce très indécis et forcément particulier. Quoique… : « Moi, je n’ai pas trop cette notion derby, note Bobo. C’est Mulhouse, OK, mais si on doit perdre deux fois contre eux et monter à la fin, ça me va très bien. » Le son de cloche n’est pas le même pour Martin : « À Mulhouse, le contexte est différent. On ne se voyait pas aussi haut à l’heure du derby. Il y a quelque chose à gagner samedi, mais la saison ne se joue pas là. S’ils veulent la victoire, ils devront la chercher. Il y a deux prétendants à la montée : c’est Créteil et Mulh… » « Lapsus révélateur, sourit Bobo, tu voulais dire Sélestat, non ? Vous aussi, vous pensez à la montée, vous le cachez c’est tout. En tout cas, samedi, je ne connaîtrai plus personne. » « M ais à la fin du match en troisième mi-temps, il n’y aura qu’une équipe » , conclut Martin. Leur derby a déjà commencé.

Marc Calogero
Source L'Alsace

15 décembre 2010

Souvenirs, souvenirs...

   

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        C'est à un baisser de rideau détonnant que les amateurs de handball alsacien sont conviés samedi. Un derby entre le leader sélestadien et son dauphin mulhousien qui, étonnamment, n'a pas beaucoup de précédants.

Image1

           Aussi curieux que cela peut paraître, Mulhousiens et Sélestadiens n'ont pas passé leur temps à se défier depuis l'avènement des uns puis des autres au plus haut niveau.
Souvent adversaires en Coupe - de France ou d'Alsace -, Haut et Bas-Rhinois n'ont que très peu eu à en découdre en championnat.
          « S'il y a souvent eu concurrence, c'est plus entre le SCS d'alors et le RC Strasbourg, se souvient François Berthier, joueur (le Franc-Comtois est arrivé en 1983) puis entraîneur du club sélestadien. Quelle que soit la catégorie d'âge, il n'était pas question de perdre contre le Racing. C'était au demeurant plus une guerre entre dirigeants qu'entre joueurs ou entraîneurs. A cette époque, les Mulhousiens étaient plus dans une problématique de fusion, l'ASCA Wittelsheim n'étant pas encore ce qu'elle allait devenir. »

« Des rencontres épiques »

           Les plus anciens se souviennent avoir affronté l'ASPTT Mulhouse dans les années 70, quand le FCM évoluait en Nationale 1. C'est une vingtaine d'année plus tard que les deux clubs se croisèrent, les Sélestadiens poursuivant leur ascension quand les Mulhousiens entamaient leur déclin. C'était en Division 1 lors de la saison 92/93.
          « Mon premier derby reste un souvenir cuisant, continue l'actuel coach de Saint-Cyr-sur-Loire (9e en LNH). On avait débuté la saison en laminant Bordeaux, on en a pris 10 à Mulhouse le week-end suivant (29-19). Valencic (le gardien yougoslave du MSA) nous avait fait pleurer... »
          Sélestat allait prendre sa revanche dans sa salle au match retour (21-19), mais les deux équipes allaient rejoindre la N1b en fin de saison.
         L'année suivante, celle de la remontée pour le SCS, les "violets" se défaisaient par deux fois des Haut-Rhinois (18-23 puis 33-19 et neuf buts du pivot sélestadien). C'est la dernière fois que les deux formations en décousaient en championnat.
        « Après la disparition du RCS (en 1995), c'est l'ASCA qui est devenu l'adversaire préféré de Sélestat. Mais c'était en Coupe, le SCS évoluant en D1, quand Wittelsheim jouait en D2. Et il y a eu quelques rencontres épiques. Je me souviens d'une finale que nous avions gagnée, mais où Issam Tej avait écopé d'un carton rouge pour s'être frotté d'un peu trop près à Jiri Piroch. Résultat des courses, nous avions dû nous passer de notre pivot pour les deux premiers matches de championnat de la saison suivante. »

« Un grand rayon de soleil »

       Vu de loin, mais suivi de près, la rencontre de ce samedi ne laisse pas "Maya" Berthier indifférent, bien au contraire. « C'est rafraîchissant pour le handball alsacien, un grand rayon de soleil, d'autant que ce n'est pas qu'un simple derby, mais qu'il y a enjeu. Ce match me fait penser aux Racing - Sélestat d'avant, sauf qu'il donne comme une impression de Sélestat -... Sélestat (allusion aux anciens "violets" - Martin, Gallote, Ighirri et Boillaud - évoluant au MHSA). »
      « Ça va être un vrai match avec une vraie ambiance. Le côté émotif risque de beaucoup jouer. Je suis de cœur sélestadien et je vois bien le SAHB l'emporter d'autant que c'est, cette saison, une équipe solide et complète à laquelle il ne manque pas grand chose pour jouer un rôle en... L1. Mais Mulhouse aura son mot à dire. Cette équipe a grandi, elle possède enfin un banc intéressant et est composée de joueurs qui se sont remis en cause avec bonheur. C'est vraiment le genre de rencontre qui ne peut que faire du bien au handball alsacien. »

Bertrand Hoffer en face

         Autre ancien du SCS, Bertrand Hoffer a la particularité d'avoir porté les maillots du FCM (96/97) puis de l'ASCA (97/2000) après avoir défendu les buts sélestadiens durant 10 ans.
         De ses années haut-rhinoises, l'ancien France A' retient une fin de carrière en douceur « qui m'a notamment permis de rencontrer Lossif Idir ». En creusant un peu, on arrive à lui faire raconter une anecdote, de celles qu'on ne relate que plus tard.
« La veille d'une demi-finale de Coupe d'Alsace (c'était en 2000), nous avions dîné, Stéphane Schmidt, Marc Wiltberger (tous deux à Sélestat) et moi. Le lendemain, j'avais été plutôt bon, eux pas et l'ASCA s'était imposée (29-28 après prolongation). Pour se dédouaner, les deux n'ont cessé de m'accuser de les avoir poussés à un peu trop boire. Faux, bien entendu... »

A.V
Source Dna

15 décembre 2010

L'hebdo des violets N°6 , Spécial derby

Semaine_sp_ciale


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Bonjour à tous, un hebdo
particulier cette semaine...
... spécial derby Alsacien opposant nos violets à Mulhouse.
et franchement le thème était tout trouvé...
Ce sera donc un spécial derby...
pour le plaisir de tous les Alsaciens ... mais surtout
...à l'attention des sélestadiens...

A vous
tous, bonne lecture.

12
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Comme le nombre de journées effectuées.
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1
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La place qu'occupe SAHB,
dans ce championnat de pro D2
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3
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la place qu'occupe Mulhouse
avec 1 point de retard.
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3.

jours à attendre 
pour enfin assister au fameux derby
SELESTAT / MULHOUSE


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2200
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chanceux
qui pourront assister

au plus grand derby de l'EST
de cette dernière décennie.
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Des milliers...
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de malheureux qui n'ont pas pu avoir
Le billet pour LE grand Derby
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87%.
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des pronostiqueurs donnant
Sélestat VAINQUEUR
(source Pronol'hand, site de pronostics gratuits français)

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Champion d'automne
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le vainqueur

du match au sommet
de la 13eme journée

Sélestat / Mulhouse

Rendez-vous tous Samedi à 20h00

pour la grande fête du Hand Alsacien.

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15 décembre 2010

Deux gardiens serbes dans l’agitation du derby alsacien

Derby



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       Et si la clé du derby alsacien de Pro D2 était entre les mains des deux gardiens serbes ? Obrad Ivezic (Sélestat) et Slavisa Stojinovic (Mulhouse) vont tenter de faire pencher la balance dans leur camp ce samedi (20 h).

Avant leur face à face de samedi, le Mulhousien Slavisa Stojinovic (à gauche) et le Sélestadien Obrad Ivezic se sont rencontrés pour la première fois hier à Sélestat. Photo Dominique Gutekunst

         Ils sont nés tous les deux en Serbie à 70 kilomètres l’un de l’autre. Slavisa Stojinovic à Sabac en 1979 et Obrad Ivezic à Novi Sad, deux ans plus tard. Devenus des gardiens de but de grande classe, ils se sont succédé dans les cages de l’équipe nationale junior. Sans jamais pouvoir se rencontrer. C’est finalement en Alsace où ils se sont posés cette saison que leurs routes vont réellement se croiser ce samedi (20 h) à l’occasion de la première manche du derby alsacien de la Pro D2 entre Sélestat et Mulhouse. Quatre jours avant d’en découdre, nous les avons réunis hier à Sélestat où Stojinovic le gardien du MHSA et Ivezic, celui de Sélestat, se sont prêtés au jeu de l’interview.

L'Alsace : Vous venez du même pays, vous êtes tous les deux gardiens de but et vous ne vous êtes jamais rencontré ?
Obrad Ivezic :
Quand j’étais plus jeune, je suis allé voir des matches de Slavisa quand il jouait à Metaloplastica Sabac.
Slavisa Stojinovic : Moi j’ai connu Obrad parce qu’il était en équipe de Serbie juniors où il m’a succédé.

Et c’est en Alsace que vous vous retrouvez ?
Obrad :
J’étais en fin de contrat au Steaua Bucarest. Mon agent Andrej Golic (ex-international français) et Nikola Malesevic (ex-Sélestat) m’ont vanté les mérites de Sélestat. Un club bien structuré avec une riche tradition de hand. J’étais à la recherche d’un club sûr. Je ne me suis pas trompé.
Slavisa : J’ai l’avantage d’avoir pu disposer des conseils de mon frère Neboja qui a joué à Montpellier et Chambéry. Il m’a parlé du championnat français. Je savais donc où j’allais mettre les pieds en signant à Mulhouse.

Après avoir connu la Ligue des champions ou le championnat espagnol, n’aviez-vous pas peur de régresser en D2 française ?
Slavisa :
Je n’aurais jamais imaginé que le championnat de D2 soit aussi relevé. Il y a vraiment beaucoup de bons joueurs dans toutes les équipes et ça m’a surpris. Le niveau est bien meilleur que ce que j’imaginais.
Obrad : Personnellement J’ai toujours dit que toutes les équipes qui composent ce championnat sont très bonnes et qu’il fallait se méfier de tout le monde. On est leader et on a failli être battu à Angers, le dernier. Chaque match est serré.

Quatre mois plus tard, vos deux équipes jouent les premiers rôles ?
Slavisa :
On prend les matches l’un après l’autre. On n’a jamais pensé à la montée. Pour l’instant ca marche bien pour Mulhouse. On s’amuse. Cela fonctionne et on va essayer de continuer. Mais si notre groupe est troisième c’est qu’il a aussi certaines qualités. Ce n’est pas du hasard. Ne connaissant pas le championnat de D2, j’ai juste vu une équipe plus forte que nous, c’est Créteil. Sélestat on verra samedi.

Vous sentez-vous concernés par le derby ?
Slavisa :
J’ai bien saisi la rivalité entre ces deux clubs et comme chaque derby c’est un truc spécial. C’est pareil en Serbie ou au Montenegro. Ce sera un bon spectacle.
Obrad : Ce match est une bonne chose pour la région Alsace puisque deux de ses clubs rivalisent pour les premières places. Quel que soit le vainqueur, c’est l’Alsace qui va en tirer profit. Mais j’aborde tous les matches comme un derby et je comprends l’émulation qui règne pour ce match particulier pour les spectateurs.

Vous auriez un conseil à donner à l’autre ?
Slavisa :
On se dira bonne chance, bon match et que le meilleur gagne. Obrad a déjà montré ses qualités en Ligue des champions avec Bucarest. Ici il a conservé ce haut niveau. Et si Sélestat est premier c’est aussi grâce à son gardien. Je suis certain qu’il va faire une bonne carrière en France.
Obrad : Je n’étais pas là l’année dernière, mais je sais que Mulhouse a changé beaucoup de joueurs. Sa réussite actuelle provient à 85 % de son gardien.

Un pronostic ?
Obrad :
Mulhouse a mal débuté avant d’enchaîner neuf succès de suite. Cela en fait le favori. Entretemps nous avons perdu à Créteil et fait match nul à Angers. À la maison on va tout donner pour gagner. Comme tous les derbys, ce sera difficile et serré. Ça se jouera à un ou deux buts d’écart.
Slavisa : Sélestat est l’un des favoris pour la montée parce qu’il dispose des bons joueurs. Samedi, Mulhouse devra faire un match énorme et espérer que Sélestat ne soit pas à son maximum pour les surprendre.

Christian Weibel
Source L'Alsace

14 décembre 2010

« Et il nous restera quoi après notre carrière ? Les potes »

    Derby

   

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     Ils ont débuté leur carrière professionnelle à Sélestat, ils se retrouvent aujourd’hui sous le maillot du Mulhouse Handball Sud Alsace. À cinq jours du grand derby de la Pro D2 (samedi 20 h à Sélestat) entre le leader et le 3 e, Victor Boillaud, Mehdi Ighirri et Sébastien Gallotte ont accepté d’évoquer avec franchise, mais aussi avec une bonne dose d’humour, ces retrouvailles au goût forcément particulier.

Marc Calogero pour L'Alsace: Pour commencer, dites-nous brièvement ce qui vous a poussés un jour à quitter Sélestat ?
Sébastien Gallotte : Ce n’est pas que je n’ai pas eu le choix, mais en gros ils m’ont fait comprendre qu’il fallait que je parte. C’est comme ça, c’est la vie de professionnel. C’est un mal pour un bien et je n’en veux à personne. Et ensuite Mulhouse m’a contacté. Je suis simplement content d’être là aujourd’hui et de jouer avec mes potes.
Mehdi Ighirri : Perso, il me restait un an de contrat mais Sélestat avait recruté un nouveau demi-centre (Baran) et j’avais l’occasion de partir soit à Mulhouse soit à Pontault. Finalement c’était Pontault… puis Mulhouse !
Victor Boillaud : Ben moi, j’ai connu la descente avec Sélestat et je pouvais continuer l’aventure en D1 avec Créteil et tenter de franchir un cap. Bilan : j’ai terminé avec une deuxième descente de suite.

MC: Que représente Sélestat à vos yeux ?
Seb G : C’est le club de nos débuts en D1, il nous a lancés dans le grand bain on va dire.
Mehdi I : Quand je suis arrivé de Rixheim, j’étais prévu pour la N2. Au bout de huit mois, on m’a fait goûter à la D1. J’y ai découvert des potes qui sont devenus des amis proches. Et je les retrouve maintenant à Mulhouse.
Victor B : C’est le club qui nous a donné notre chance alors qu’on était jeunes et qui nous a offert notre premier contrat pro. Et on est très reconnaissant sur ce point là.
Mehdi (il coupe) : Après, pour des raisons financières et autres, Sélestat n’a jamais été un grand club de D1 même si on a fait 6 es deux fois… (coupé).
Victor : Attends, c’était quand même une place importante du handball. Et on a toujours été bien traités.

MC : Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Sélestat ?

Les trois en chœur : Les potes !
Seb : Niveau handball, c’est la découverte de la D1. On était jeunes et on a joué Montpellier, on n’avait même pas 20 piges.
Mehdi : On a vécu une aventure humaine extraordinaire. On était sept de Strasbourg, on prenait le minibus pour aller à Sélestat. Le soir, on rentrait et on se retrouvait chez moi, chez Seb ou chez Victor et on mangeait tous ensemble. C’est ça qui avait déjà fait la force de Sélestat à l’époque…
Seb :(il coupe) : Et c’est ça qui fait la force de Mulhouse aujourd’hui.
Mehdi : moi j’en garde aussi le souvenir de mon premier match en D1. Je l’ai bien réussi, je fais 6/10 contre Ivry à 18 ans je ne pouvais pas espérer mieux.
Victor : Moi, mon premier match c’était à Créteil en plus (la tête dans les mains, les deux autres rigolent) .
Seb : Le hand ca va durer jusqu’à 30-35 ans. Et il restera quoi après notre carrière ? Ben les potes on les gardera pour la vie.
Victor : On s’était déjà tous retrouvé ici il y a trois ans en demi-finale de Coupe de France…
Seb : (il coupe) : Et on savait déjà qu’on allait tous se retrouver ici (rires).

Justement, comment vous êtes-vous tous retrouvés ici au MHSA et comment vous y sentez-vous ?
Seb : On s’est tous suivi en fait.
Mehdi : J’avais envie de rentrer à Mulhouse et me rapprocher de la famille. Mon père a eu l’idée de contacter des joueurs qui ont déjà joué ensemble…
Seb :(il coupe) : Victor et moi, on n’a pas de famille, on n’a pas de copine d’ici, on n’a rien nous !
Mehdi : C’est toujours un plaisir de rejouer avec ses potes.
Seb : A Mulhouse, il n’y a pas de « T’es jeune, tu te tais ». Ici tout le monde parle avec tout le monde, Il n’y a pas de clan. De David Schneider à Florent Piningre, tout le monde peut parler.
Victor : On a commencé jeunes à Sélestat, on avait tout à prouver. On nous a promis monts et merveilles. Maintenant, on a plus de recul par rapport au handball. On joue vraiment pour se faire plaisir. On a aussi pris du recul par rapport à tout ça… On a vieilli.

Quelles sont les différences entre les deux clubs ?
Seb : À Sélestat c’est très pro, à 100 %. Ils ont connu la D1, ils ont les structures.
Victor : Mais ne dis pas ça ! Sinon on va croire que, nous, on n’est pas des pros. Ils ont des ambitions affichées, des moyens, mais on est aussi très professionnels à Mulhouse.
Seb : Bien sûr. Mais entre nous, on ne ressent pas cette ambiance professionnelle, on est une bande de potes qui joue ensemble dans une structure pro. C’est une nuance importante. On n’a pas l’impression d’aller au boulot, on se retrouve entre amis quoi. Et c’est ça notre force.
Mehdi : À Pontault, ça m’est déjà arrivé de me dire : « J’ai pas envie d’y aller ». Ici non, jamais.
Seb :On se fait plaisir ensemble. Alors qu’ailleurs, c’était plus du pro-pro.
Victor : Ce que j’ai retrouvé à Mulhouse, c’est que j’attends le match toute la semaine. À Créteil, ça ne me convenait pas. C’était mon boulot, point.

Parlez-nous de ce match.
(Ils soufflent tous les trois)
Seb : On est vraiment obligés ? (rires)
Victor : Moi, je l’attends vraiment ce match de Sélestat et je vais me faire plaisir, sans aucune pression.
Seb : Quelle pression on a ? On ne joue pas la montée, nous.
Mehdi : Si on peut gagner là-bas, t’inquiètes pas on gagnera. On sait que ça va être blindé de monde, qu’il n’y aura pratiquement que des supporters de Sélestat. Eux, ils ont la montée comme objectif. Et si on gagne chez eux, ils seront mal car ils ne seront pas dans les deux premiers à la mi-saison. Nous, au pire, on reste 3 e.
Seb : Et même si on perd, et alors ? On n’aura pas loupé notre saison, loin de là. On est largement dans nos objectifs. Les gens seront peut-être déçus par rapport à cette « rivalité » Haut-Rhin — Bas-Rhin mais, sportivement, on sera dans les clous.
Victor : Ce sera une belle soirée pour le hand alsacien. Nous, on va faire quoi ? Jouer devant du monde, des gens qu’on a connus ou qu’on ne connaît pas et on va voir qui c’est le meilleur.

Sentez-vous une rivalité entre les deux clubs ?
Victor : Je ne sais pas si c’est comme à l’époque où il pouvait y avoir des rivalités malsaines, des bagarres. Mais l’enjeu est là, c’est évident.
Seb : Ça sera tendu c’est clair. Et bien sûr qu’on veut gagner et être bons.
Mehdi : Avec Pontault, c’était mon petit derby. Je voulais gagner. Et forcément, on va y penser. C’est notre ancien club, donc on aura quand même un peu de pression. On a envie de faire bonne impression. Les deux équipes sont en pleine confiance, mais ça va se jouer au handball.
Seb : Nous, on a plus à gagner qu’à perdre. Eux, l’inverse.
Mehdi : On aura plus de pression lors du cycle retour que sur ce match-là.
Victor : On veut surtout prendre du plaisir. Un match comme ça, dans cette situation-là, on va peut être en faire un seul dans notre carrière. Si on perd, ça ne va pas bouleverser notre vie.

Une victoire aurait-elle plus de saveur qu’une autre ?
Seb : Non, ça a plus de saveur pour les gens autour. Bien sûr qu’il y aurait un petit plus, mais ça reste 3 points.
Mehdi : Le seul objectif qu’on s’était fixé était de ne rien perdre à domicile. Bon, on a perdu contre Créteil, mais depuis on n’a plus rien perdu…
Victor : ( il coupe) : Ouais, mais il y avait de bons joueurs à Créteil (il éclate de rire).
Seb : (il coupe) : C’est vrai, il y avait Boillaud… Suite à ce match, le MHSA l’a recruté. Avant, on n’en voulait pas (rires).
Victor :Mais moi, je n’ai jamais perdu au Palais des sports au moins…
Seb : Et Mehdi n’a jamais perdu à Sélestat. Bon moi, j’ai déjà perdu à Sélestat… Souvent même, hein Victor ? On est carrément tombés en D2 il y a deux ans.

Quel serait le scénario idéal samedi soir ?
Mehdi : Match nul 26-26 avec une égalisation en fin de match de Seb, soit en contre-attaque soit sur penalty. Rien d’autre.
Seb : Moi je dis passe décisive de Mehdi et je jette la balle à Victor en kung-fu et il marque…
Victor (il coupe) :… de la tête, non de l’épaule.
Seb : On s’en fout du scénario, tant qu’on gagne !

Une victoire à Sélestat changerait-elle vos objectifs ?
Mehdi : Non. Mais il faut savoir qu’en général, quand tu as trois défaites à la mi-saison, tu as beaucoup de chances de monter. Là, on est encore trois à se tenir en un point mais il y a bien une équipe qui va lâcher.
Seb : Il ne faut pas que ce soit nous…
Mehdi : Si c’est nous, ça veut dire qu’on sera des charlots.
Seb : La D2 c'est compliqué, il faut tenir le plus longtemps possible.

Cela risque de beaucoup chambrer cette semaine.
Mehdi : Moi je vais brancher Freppel, je l’aime bien, il vient de Mulhouse.
Seb : C’est pour rigoler, ce n’est pas méchant.
Mehdi : On a vécu de belles années avec beaucoup de joueurs, on se connaît presque tous alors, forcément, on va un peu s’allumer.
Seb : Ça sera des trucs de potes, pour rigoler : « Attention à tes jambes, je vais te défoncer ». Mais ça sera dans l’esprit.
Mehdi : Jusqu’au match, parce que pendant 60 minutes, il n’y aura pas d’amis.

Que redoutez-vous le plus dans ce derby ?
Mehdi : Nous ! On n’a pas peur de Sélestat. Notre ennemi, c’est nous. Si on perd, c’est nous.
Seb : On est capables de prendre 10 buts comme de leur en mettre 10.

Ce genre de match convient le plus à qui ?
Seb : On s’en fout, le plus important, c’est l’équipe !
Mehdi : Ici, on n’a pas de star…
Seb : (il coupe) :… Si, Boillaud ! C’est la star des meufs (il éclate de rire).
Mehdi : Peu importe qui fait un bon match, le plus important c’est de se faire plaisir. Et si on peut gagner, on le fera. J’ai envie de dire que tout le monde va briller.
Seb : Si tu regardes tous nos matches, tu as toujours 3-4 joueurs bien et un qui explose. Et c’est à chaque fois un autre. Sauf Mehdi : t’as brillé quand toi déjà ?

Propos recueillis par Marc Calogero

Source L'Alsace

14 décembre 2010

ITW, boillaud, igghiry galotte

     Ils ont débuté leur carrière professionnelle à Sélestat, ils se retrouvent aujourd’hui sous le maillot du Mulhouse Handball Sud Alsace. À cinq jours du grand derby de la Pro D2 (samedi 20 h à Sélestat) entre le leader et le 3 e, Victor Boillaud, Mehdi Ighirri et Sébastien Gallotte ont accepté d’évoquer avec franchise, mais aussi avec une bonne dose d’humour, ces retrouvailles au goût forcément particulier.

 

Marc Calogero pour L'Alsace: Pour commencer, dites-nous brièvement ce qui vous a poussés un jour à quitter Sélestat ?
Sébastien Gallotte
: Ce n’est pas que je n’ai pas eu le choix, mais en gros ils m’ont fait comprendre qu’il fallait que je parte. C’est comme ça, c’est la vie de professionnel. C’est un mal pour un bien et je n’en veux à personne. Et ensuite Mulhouse m’a contacté. Je suis simplement content d’être là aujourd’hui et de jouer avec mes potes.
Mehdi Ighirri : Perso, il me restait un an de contrat mais Sélestat avait recruté un nouveau demi-centre (Baran) et j’avais l’occasion de partir soit à Mulhouse soit à Pontault. Finalement c’était Pontault… puis Mulhouse !
Victor Boillaud : Ben moi, j’ai connu la descente avec Sélestat et je pouvais continuer l’aventure en D1 avec Créteil et tenter de franchir un cap. Bilan : j’ai terminé avec une deuxième descente de suite.

MC: Que représente Sélestat à vos yeux ?
Seb G
: C’est le club de nos débuts en D1, il nous a lancés dans le grand bain on va dire.
Mehdi I : Quand je suis arrivé de Rixheim, j’étais prévu pour la N2. Au bout de huit mois, on m’a fait goûter à la D1. J’y ai découvert des potes qui sont devenus des amis proches. Et je les retrouve maintenant à Mulhouse.
Victor B : C’est le club qui nous a donné notre chance alors qu’on était jeunes et qui nous a offert notre premier contrat pro. Et on est très reconnaissant sur ce point là.
Mehdi (il coupe) : Après, pour des raisons financières et autres, Sélestat n’a jamais été un grand club de D1 même si on a fait 6 es deux fois… (coupé).
Victor : Attends, c’était quand même une place importante du handball. Et on a toujours été bien traités.

 

MC : Quels souvenirs gardez-vous de votre passage à Sélestat ?

Les trois en chœur : Les potes !
Seb : Niveau handball, c’est la découverte de la D1. On était jeunes et on a joué Montpellier, on n’avait même pas 20 piges.
Mehdi : On a vécu une aventure humaine extraordinaire. On était sept de Strasbourg, on prenait le minibus pour aller à Sélestat. Le soir, on rentrait et on se retrouvait chez moi, chez Seb ou chez Victor et on mangeait tous ensemble. C’est ça qui avait déjà fait la force de Sélestat à l’époque…
Seb :(il coupe) : Et c’est ça qui fait la force de Mulhouse aujourd’hui.
Mehdi : moi j’en garde aussi le souvenir de mon premier match en D1. Je l’ai bien réussi, je fais 6/10 contre Ivry à 18 ans je ne pouvais pas espérer mieux.
Victor : Moi, mon premier match c’était à Créteil en plus (la tête dans les mains, les deux autres rigolent) .
Seb : Le hand ca va durer jusqu’à 30-35 ans. Et il restera quoi après notre carrière ? Ben les potes on les gardera pour la vie.
Victor : On s’était déjà tous retrouvé ici il y a trois ans en demi-finale de Coupe de France…
Seb : (il coupe) : Et on savait déjà qu’on allait tous se retrouver ici (rires).

Justement, comment vous êtes-vous tous retrouvés ici au MHSA et comment vous y sentez-vous ?

Seb : On s’est tous suivi en fait.

MI : J’avais envie de rentrer à Mulhouse et me rapprocher de la famille. Mon père a eu l’idée de contacter des joueurs qui ont déjà joué ensemble…

Seb :(il coupe) : Victor et moi, on n’a pas de famille, on n’a pas de copine d’ici, on n’a rien nous !

MI : C’est toujours un plaisir de rejouer avec ses potes.

Seb : A Mulhouse, il n’y a pas de « T’es jeune, tu te tais ». Ici tout le monde parle avec tout le monde, Il n’y a pas de clan. De David Schneider à Florent Piningre, tout le monde peut parler.

VB : On a commencé jeunes à Sélestat, on avait tout à prouver. On nous a promis monts et merveilles. Maintenant, on a plus de recul par rapport au handball. On joue vraiment pour se faire plaisir. On a aussi pris du recul par rapport à tout ça… On a vieilli.

Quelles sont les différences entre les deux clubs ?

Seb : À Sélestat c’est très pro, à 100 %. Ils ont connu la D1, ils ont les structures.

VB : Mais ne dis pas ça ! Sinon on va croire que, nous, on n’est pas des pros. Ils ont des ambitions affichées, des moyens, mais on est aussi très professionnels à Mulhouse.

Seb : Bien sûr. Mais entre nous, on ne ressent pas cette ambiance professionnelle, on est une bande de potes qui joue ensemble dans une structure pro. C’est une nuance importante. On n’a pas l’impression d’aller au boulot, on se retrouve entre amis quoi. Et c’est ça notre force.

MI : À Pontault, ça m’est déjà arrivé de me dire : « J’ai pas envie d’y aller ». Ici non, jamais.

Seb :On se fait plaisir ensemble. Alors qu’ailleurs, c’était plus du pro-pro.

VB : Ce que j’ai retrouvé à Mulhouse, c’est que j’attends le match toute la semaine. À Créteil, ça ne me convenait pas. C’était mon boulot, point.

 

Parlez-nous de ce match.

(Ils soufflent tous les trois)

Seb : On est vraiment obligés ? (rires)

VB : Moi, je l’attends vraiment ce match de Sélestat et je vais me faire plaisir, sans aucune pression.

Seb : Quelle pression on a ? On ne joue pas la montée, nous.

MI : Si on peut gagner là-bas, t’inquiètes pas on gagnera. On sait que ça va être blindé de monde, qu’il n’y aura pratiquement que des supporters de Sélestat. Eux, ils ont la montée comme objectif. Et si on gagne chez eux, ils seront mal car ils ne seront pas dans les deux premiers à la mi-saison. Nous, au pire, on reste 3 e.

Seb : Et même si on perd, et alors ? On n’aura pas loupé notre saison, loin de là. On est largement dans nos objectifs. Les gens seront peut-être déçus par rapport à cette « rivalité » Haut-Rhin — Bas-Rhin mais, sportivement, on sera dans les clous.

VB : Ce sera une belle soirée pour le hand alsacien. Nous, on va faire quoi ? Jouer devant du monde, des gens qu’on a connus ou qu’on ne connaît pas et on va voir qui c’est le meilleur.

Sentez-vous une rivalité entre les deux clubs ?

VB : Je ne sais pas si c’est comme à l’époque où il pouvait y avoir des rivalités malsaines, des bagarres. Mais l’enjeu est là, c’est évident.

Seb : Ça sera tendu c’est clair. Et bien sûr qu’on veut gagner et être bons.

MI : Avec Pontault, c’était mon petit derby. Je voulais gagner. Et forcément, on va y penser. C’est notre ancien club, donc on aura quand même un peu de pression. On a envie de faire bonne impression. Les deux équipes sont en pleine confiance, mais ça va se jouer au handball.

Seb : Nous, on a plus à gagner qu’à perdre. Eux, l’inverse.

MI : On aura plus de pression lors du cycle retour que sur ce match-là.

VB : On veut surtout prendre du plaisir. Un match comme ça, dans cette situation-là, on va peut être en faire un seul dans notre carrière. Si on perd, ça ne va pas bouleverser notre vie.

Une victoire aurait-elle plus de saveur qu’une autre ?

Seb : Non, ça a plus de saveur pour les gens autour. Bien sûr qu’il y aurait un petit plus, mais ça reste 3 points.

MI : Le seul objectif qu’on s’était fixé était de ne rien perdre à domicile. Bon, on a perdu contre Créteil, mais depuis on n’a plus rien perdu…

VB ( il coupe) : Ouais, mais il y avait de bons joueurs à Créteil (il éclate de rire).

Seb : (il coupe) : C’est vrai, il y avait Boillaud… Suite à ce match, le MHSA l’a recruté. Avant, on n’en voulait pas (rires).

VB : Mais moi, je n’ai jamais perdu au Palais des sports au moins…

Seb : Et Mehdi n’a jamais perdu à Sélestat. Bon moi, j’ai déjà perdu à Sélestat… Souvent même, hein Victor ? On est carrément tombés en D2 il y a deux ans.

Quel serait le scénario idéal samedi soir ?

MI : Match nul 26-26 avec une égalisation en fin de match de Seb, soit en contre-attaque soit sur penalty. Rien d’autre.

Seb : Moi je dis passe décisive de Mehdi et je jette la balle à Victor en kung-fu et il marque…

VB (il coupe) :… de la tête, non de l’épaule.

Seb : On s’en fout du scénario, tant qu’on gagne !

Une victoire à Sélestat changerait-elle vos objectifs ?

MI : Non. Mais il faut savoir qu’en général, quand tu as trois défaites à la mi-saison, tu as beaucoup de chances de monter. Là, on est encore trois à se tenir en un point mais il y a bien une équipe qui va lâcher.

Seb : Il ne faut pas que ce soit nous…

MI : Si c’est nous, ça veut dire qu’on sera des charlots.

Seb : La D2 c'est compliqué, il faut tenir le plus longtemps possible.

Cela risque de beaucoup chambrer cette semaine.

MI : Moi je vais brancher Freppel, je l’aime bien, il vient de Mulhouse.

Seb : C’est pour rigoler, ce n’est pas méchant.

MI : On a vécu de belles années avec beaucoup de joueurs, on se connaît presque tous alors, forcément, on va un peu s’allumer.

Seb : Ça sera des trucs de potes, pour rigoler : « Attention à tes jambes, je vais te défoncer ». Mais ça sera dans l’esprit.

MI : Jusqu’au match, parce que pendant 60 minutes, il n’y aura pas d’amis.

 

Que redoutez-vous le plus dans ce derby ?

MI : Nous ! On n’a pas peur de Sélestat. Notre ennemi, c’est nous. Si on perd, c’est nous.

Seb : On est capables de prendre 10 buts comme de leur en mettre 10.

Ce genre de match convient le plus à qui ?
Seb : On s’en fout, le plus important, c’est l’équipe !

MI : Ici, on n’a pas de star…

Seb : (il coupe) :… Si, Boillaud ! C’est la star des meufs (il éclate de rire).

MI : Peu importe qui fait un bon match, le plus important c’est de se faire plaisir. Et si on peut gagner, on le fera. J’ai envie de dire que tout le monde va briller.

Seb : Si tu regardes tous nos matches, tu as toujours 3-4 joueurs bien et un qui explose. Et c’est à chaque fois un autre. Sauf Mehdi : t’as brillé quand toi déjà ?

Propos recueillis par Marc Calogero

13 décembre 2010

Résumé de la 12ème journée de Pro D2:

Semaine_sp_ciale



      Le fossé se creuse !






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        Si rien n'est fait dans ce championnat complètement fou et que le chemin est encore long pour connaître le dénouement final, il faut reconnaître que le trio de tête à pris une belle longueur d’avance sur ses poursuivants. 

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        Des trois équipes de tête, c’est sans doute Créteil qui a eu le plus de mal à se défaire de son adversaire du jour. Villeurbanne, bien que battu, a montré un visage séduisant malgré ‘’un trou noir’’ au retour des vestiaires qui leur a été fatal. Les cristoliens auront résisté en fin de match à un retour en trombe des lyonnais qui échoueront à un malheureux petit but du match nul. Mulhouse, en pleine réussite, n’a pas éprouvé de difficulté à se débarrasser des provençaux. Aix a grillé une cartouche supplémentaire et l’entraineur Jérémy Roussel avoue ne plus trop croire en une possible montée. Quant aux mulhousiens, ils vont pouvoir se préparer dans les meilleures conditions qu’il soit pour ce fameux derby. Seule ombre au tableau pour les moustiques, le cas Victor Boillaud qui doit à nouveau se présenter devant les instances de la fédé pour répondre sur la légitimité de sa licence après la plainte déposé par Créteil. Du trio de tête, il reste le leader, nos violets… Sélestat, qui avait fort à faire à Pontault-Combault a su rapidement s’imposer sur le terrain en véritable patron. Cette victoire leur permet de rester LE leader de ce magnifique championnat. Elle relègue également un outsider pontellois qui s’enfonce dans le ventre mou à dix longueurs de la deuxième place. Dans la course au maintien, parce que c’est bien de cela qu’on parle pour certains clubs, Billère à remporté un match à six points contre Besançon. Les palois s'offrent une bouffée d’oxygène après six matches sans victoire. Ils sortent ainsi de la zone reléguable, un vrai bol d’air pur avant de se déplacer à Nancy... Ces derniers ont atomisés Angers dans leur propre salle. Les Angevins ont vite lâché prise, pire ils ont abandonné le match un quart d'heure avant la fin de la rencontre. Nanterre s'enfonce encore un peu plus avec une lourde défaite à Saintes. C'est la descente aux enfers pour les banlieusards qui passent d'une place de leader lors de la troisième journée à une bien triste 19eme place, synonyme de relégation. Les saintongeais, ont offert cette victoire à leur entraîneur qui fêtait son anniversaire. Un beau petit cadeau qui redonne un peu de moral à une équipe qui souffre actuellement. L'absence de Woum-Woum y est pour beaucoup. Semur a réussi à se défaire de Vernon à domicile. Voilà encore une équipe au tableau de chasse des Semurois. Les Normands, pour n'avoir pas su gérer la fin de rencontre, se retrouvent à présent distancés du peloton de tête. Reste que leur parcours reste exemplaire pour leur retour en D2.

Journée 12
PONTAULT - SAHB  : 23-27
SAINTES - NANTERRE : 27-20
SEMUR -  VERNON : 28-27
BILLERE - BESANCON : 23-22
ANGERS - NANCY : 18-28
MULHOUSE - PAYS D'AIX : 28-24
VILLEURBANNE  - CRETEIL : 29-30

classement_12eme_journ_e

13 décembre 2010

Semaine Spéciale: Le Derby Sélestat / Mulhouse

 

       A évènement spécial, actualité spéciale. Tout le long de la semaine, retrouvez toute l'actualité qui tournera autour de ce match au sommet SAHB / Mulhouse.

    Ne manquez pas, dès demain et ceci jusqu'à dimanche, tout les articles de presse à commencer par ceux du journal L'Alsace qui met les petits plats dans les grands. Ainsi dès demain, retrouvez l'interview de nos anciens violet des Mehdi Ighirri, Victor Boillaud et Sébastien Gallotte.

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