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Le 8ème Rugiss' Hand

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9 décembre 2010

Vu côté Pontault: A l'heure des retrouvailles

  Encore_joueur_l_an_passe_William_Holder_officie_desormais_sur_le_banc_de_touche_de_Pontault_Combault___Photo_Maxppp_ 

      Une semaine du derby face à Mulhouse, Sélestat ira défier Pontault-Combault (8e) samedi soir. Jean-Luc Le Gall, l'entraîneur sélestadien, va croiser un de ses anciens joueurs, William Holder, passé cet été du terrain au banc de touche.

      La transition a été rapide. Encore joueur l'an passé, William Holder s'est glissé cet été dans le costume d'entraîneur. Non sans mal.
       « C'était un choix réfléchi, et je m'habitue petit à petit à ce changement. Mais l'envie ne s'en va pas du jour au lendemain. Quand je vois mes joueurs courir, j'ai parfois envie d'intervenir sur le terrain. Ce n'est pas facile, je dois faire la part des choses », sourit l'ancien ailier droit, qui assouvit encore sa soif de ballon pour remplacer l'un ou l'autre joueur blessé lors des entraînements.

« Le choix de la raison »

      A 36 ans, William Holder avait encore quelques années devant lui. Mais il a fait « le choix de la raison ». Une épaule gauche douloureuse et l'opportunité de s'installer sur le banc de Pontault-Combault ont accéléré sa décision de raccrocher, « même si j'avais l'envie et les moyens de continuer à jouer ».
       Mais le Bourguignon a privilégié sa reconversion. Depuis deux ans, il avait ainsi commencé à passer ses diplômes, tout en continuant à martyriser les gardiens de D2. « Mon objectif, après ma carrière de joueur, était d'entraîner à haut niveau. C'est très rare de pouvoir passer de l'un à l'autre dans la foulée. Je suis encore en phase d'apprentissage... »
Celui qui fut l'un des meilleurs ailiers droit français de la décennie s'est tourné vers le métier d'entraîneur presque naturellement. « Je sentais que j'avais la fibre. Je crois que j'arrive à transmettre certaines valeurs », assure William Holder, longtemps capitaine dans les équipes où il est passé.
       Certains entraîneurs rencontrés au cours de sa carrière de joueur l'auront marqué. Notamment Jean-Luc Le Gall, le coach sélestadien, qu'il a côtoyé une saison à Créteil (2004-2005). « Jean-Luc m'a donné beaucoup de conseils pendant que je passais mes diplômes. »
        « C'est un bien grand mot, sourit Jean-Luc Le Gall. Je lui ai surtout fait part de mon expérience. » Les deux hommes ont appris à s'apprécier depuis leur aventure cristolienne. « C'est assez facile de s'entendre avec William. C'est quelqu'un d'ouvert et d'intelligent. Je ne suis pas surpris de le voir entraîneur. »
         Le coach violet se souvient d'un joueur « qui ne trichait pas ». « Lors de notre année commune à Créteil, il n'avait pas fait sa meilleure saison en D1. Quand un joueur se retrouve dans cette situation, il peut perdre en objectivité. William a lui toujours été droit. »

« C'est une anecdote »

      Amis en dehors du terrain, ils seront pour la première fois opposés en tant qu'entraîneurs. « C'est une anecdote », indique William Holder, lequel n'en est plus à son coup d'essai. Cette saison, l'ancien Cristolien a déjà croisé Benjamin Pavoni (Vernon) et Brahim Ighirri (Mulhouse), deux techniciens qui l'ont dirigé par le passé.
     « Avec Jean-Luc, on va essayer de se contrer l'un et l'autre pendant 60 minutes, sachant qu'il dispose d'une "arme" plus puissante que la mienne ! », s'amuse le Ponto-Combalusien.
     « Le fait que William soit sur le banc ne change rien à mon approche, confirme Jean-Luc Le Gall. Le milieu du hand est petit, on retrouve souvent des gens que l'on connaît... ». Et comme dans bien des cas, l'amitié reprendra le dessus une fois le match fini.

Simon Giovannini

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8 décembre 2010

Résumé de la 11ème journée de Pro D2:

Statu quo ou presque

     IMG_8630   Pour 12 des 14 équipes, la 11ème journée n'a pas apporté le moindre changement de classement ou de situation. Les leaders ont assuré leur suprématie et les habitants de la zone rouge n'ont pas modifié la donne concernant le maintien. Sauf Besançon et Villeurbanne, seules équipes en danger ayant gagné un peu de terrain.
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SAHBv 3234/22  Billere

     SELESTAT Alsace HB/ BILLERE HB

     En démarrant tambours battants et sabre au clair (5-1, 8ème), Sélestat a écrasé la moindre envie de bien faire de Billère. Privé d'une bonne partie de ses cadres (Mlyakov, Gérard et Lardeux), le BHB a très vite explosé face à la force tranquille d'un SAHB (Freppel 7/7) sûr de son jeu. Et ayant visiblement retenu la leçon prise à Angers, à savoir qu'un match n'est jamais gagné avant que ne retentisse le buzzer, même quand l'adversaire semble moribond.

Source Handzone

A Craco,
joyeux anniversaire
mon amour

 

8 décembre 2010

La revue hebdo N°6

Bonjour à tous, l'hebdo tout frais...
comme le temps !
A consommer sans modération...
Pour nous réchauffer !

A vous tous, bonne lecture.

 

11.
Comme le nombre de journées éffectuée.

1.

La place qu'occupe SAHB,
dans ce championnat.

 

8.

journées que Sélestat
occupe seul la tête du championnat.

276.

buts marqués par nos Violets.
le SA-HB possède la meilleure attaque
avec une moyenne de 31 buts par matchs.

5.

la place qu'occupe Fred Beauregard
au classement des meilleurs buteurs
avec près de six buts par matches.

2eme.

meilleur gardien de la 9eme journée,
j'ai nommé Nicolas Girardin.
On appelle ça de la récidive!
Bravo

1er..

au classement du meilleur gardien, en terme de pourcentage
d'arrêt tir du même
Nicolas Girardin.

.

824

le nombre de kilomètres que devront faire nos violets
dès jeudi, pour se rendre chez le dernier: Angers
.
4
.
le nombre de jours avant le prochain match
contre Angers.

 

A bientôt.

7 décembre 2010

Guynel Pintor prend de l'envergure...

      On devinait son potentiel. « Il a des qualités énormes », souffle Jean-Luc Le Gall, l'entraîneur de Sélestat. Confiné à un rôle de défenseur l'an passé, Guynel Pintor (1,98 m) montre cette saison qu'il sait aussi attaquer.

        Guynel Pintor a inscrit trois buts face à Billère, à 100 % de réussite au tir. (Photo DNA - Franck Delhomme)

         Le jeune arrière gauche n'hésite désormais plus à prendre sa chance face aux gardiens adverses, signant un joli 3 sur 3 au tir, samedi face à Billère. « Je n'ai plus d'appréhension dans cet exercice, je ne me pose pas de questions », souligne Guynel Pintor.
         La progression est saisissante cette saison. L'an passé, le Sélestadien s'était fait une place dans l'équipe en apportant ses qualités défensives. « Guynel avait un vrai rôle en défense sur toute la phase retour. Il fait partie des très bons défenseurs du groupe », indique Jean-Luc Le Gall.
        Capable d'être performant offensivement à l'entraînement, l'arrière gauche tardait cependant à exprimer ses qualités en match. C'était précisément l'un de ses objectifs cette saison.
       « J'avais envie de montrer que je pouvais aussi jouer en attaque, même si ce n'est pas facile derrière "Bobo" (Frédéric Beauregard, ndlr). Je progresse dans ce domaine et l'entraîneur le voit. Il me fait confiance et cela m'aide », sourit le numéro 15 sélestadien.

Un "tuteur" idéal avec Frédéric Beauregard

        S'il accueille avec satisfaction la progression de son joueur, Jean-Luc Le Gall apporte tout de même quelques nuances.
« Je sais qu'il y a toujours le revers de la médaille. Quand on pense davantage à l'attaque, le risque d'être moins bon défensivement existe. Mais cela fait partie de l'apprentissage. On ne peut pas avancer dans tous les domaines en même temps. »
        S'il reconnaît volontiers vouloir « marquer des buts », Guynel Pintor n'entend pas délaisser le "sale boulot". « L'un de mes objectifs était aussi de garder ma place en défense. C'est plus naturel de défendre pour moi, j'aime beaucoup cela. Même en équipe de France (juniors), je suis plus utilisé dans ce rôle-là. »
        Mais pour devenir un joueur complet, il sait qu'il doit être efficace de l'autre côté du terrain. Et avec Frédéric Beauregard - l'un des meilleurs arrières gauche du championnat -, il dispose du "tuteur" idéal. « Il me parle beaucoup et me donne de précieux conseils. »
       Désormais, Jean-Luc Le Gall n'hésite plus à le laisser sur le parquet quand il se montre performant. C'est ce qu'il s'est passé samedi contre Billère. Son efficacité a ainsi permis à Beauregard de souffler en seconde période, alors que l'issue du match était déjà connue. « Je me donne à fond quand l'entraîneur fait appel à moi. »
       Guynel Pintor est cependant loin d'avoir exploité tout son potentiel. A 19 ans (il en aura 20 le 6 janvier), l'arrière gauche sélestadien n'est pas encore "un produit fini". Mais les promesses entrevues cette saison laissent présager le meilleur.

Simon Giovannini
Source DNA

6 décembre 2010

Après Billère : Des victoires pour Victoria

           Depuis deux mois, le SAHB compte une supportrice de plus, Victoria. Et son papa, Michal Salami se fait un malin plaisir à aligner les victoires pour faire honneur au prénom de sa fille et faire la course en tête en Pro D2.

Michal Salami est l’un des Sélestadiens les plus déterminés à retrouver la D1 qu’il avait connue en arrivant au club il y a bientôt quatre ans. Archives Denis Werwer 
Michal Salami est l’un des Sélestadiens les plus déterminés à retrouver la D1 qu’il avait connue en arrivant au club il y a bientôt quatre ans. Archives Denis Werwer

     Pour sa quatrième saison sous le maillot violet, Michal Salami n’a certainement jamais connu une aussi longue série de victoires. Il y a d’abord les neuf au bout de onze journées qui permettent toujours au SAHB d’occuper, seul, la tête de la Pro D2. Et puis, il y a aussi Victoria qui fête aujourd’hui ses deux mois et qui a déjà passé deux soirées au CSI pendant que son papa courrait sur le parquet. Elle aura certainement du mal à se souvenir de ses premières émotions, mais ses parents lui rappelleront un peu plus tard qu’elle a assisté là à la glorieuse saison 2010-2011 qui a vu l’équipe de son père remonter dans l’élite nationale qu’elle avait quittée deux ans auparavant.

      C’est du moins le vœu de tous les joueurs du SAHB et Michal Salami n’est pas le moins déterminé à le réaliser. C’est la raison pour laquelle il a prolongé son bail pour trois ans avec Sélestat en fin de saison dernière. Il ne le regrette pas. « Nous avons pu garder pratiquement la même équipe en y ajoutant trois joueurs qui apportent un vrai plus. Autant l’effectif paraissait un peu jeune la saison passée pour la D2, autant cette fois-ci nous avons pour nous l’expérience d’une année en commun. Le groupe est vraiment très soudé et cela est payant. »

       Les résultats le prouvent à l’image de la neuvième victoire de la saison décrochée sans le moindre souci samedi soir. Déjà à la mi-temps, le sort en était jeté (17-6). Et le match a tourné à la démonstration (34-22). Une démonstration de force et de virtuosité à laquelle l’ailier gauche du SAHB a pris part. Avec un total de six buts sans penalty (son deuxième meilleur de la saison), Michal s’est distingué sur son aile gauche comme il en avait pris l’habitude lors d’un début de saison tonitruant la saison dernière qui l’avait propulsé en tête des buteurs et à l’évaluation durant la première partie de la saison.

      Cette année, sa moyenne a légèrement baissé (de 6 buts à 5) mais le parcours de son équipe est bien plus intéressant. « La saison dernière je marquais plus. Cette saison, la tâche est mieux répartie sur plusieurs joueurs. C’est mieux. Car l’équipe est plus dangereuse ainsi. Les défenses doivent s’attendre à ce que le danger vienne de partout alors que l’an dernier, elles pouvaient se focaliser sur moi et Jordan (François-Marie). »

      Samedi, contre Billère, dix des onze joueurs entrés en jeu (Ostarcevic qui ressent toujours une douleur à l’épaule a été préservé) ont marqué. Et aux habituels Beauregard et Freppel, on a aussi pu remarquer l’efficacité d’un Guynel Pintor de plus en plus intéressant en attaque, lui qui excellait déjà dans les besognes défensives. Et avec une paire de gardiens complices et complémentaires, le SAHB espère boucler le cycle aller sur le même rythme. Sans s’enflammer pour autant.

     Michal Salami préfère joue aussi la prudence : « Pour l’instant on gagne mais nous n’avons même pas encore fini le cycle aller. Il y a encore beaucoup de boulot pour pouvoir monter en D1. Si nous continuons à jouer de la sorte, nous sommes capables d’y arriver. Mais pour cela, nous devons rester concentrés. Après le match, beaucoup de personnes nous parlaient de la montée, du derby contre Mulhouse. Il faut faire attention à ne pas se laisser distraire. Gagnons d’abord à Pontault-Combault. C’est match après match que nous pourrons construire la montée. » Pas question de brûler les étapes. Chaque victoire pour Victoria sera un pas de plus vers cet ambitieux objectif.

Christian Weibel
Source L'Alsace

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6 décembre 2010

Résultat vu de Billère: Le BHB sombre en Alsace !

      Billere

Que dire de ce match sinon qu'il n'y en eut jamais ? Sérieux et appliqués, les Sélestadiens n'ont jamais été inquiétés, hier face à Billère. Déjà à la peine en championnat (cinq défaites consécutives), les Béarnais n'abordaient pas le déplacement en Alsace de la meilleure des façons avec l'absence de trois joueurs majeurs : Lardeux, Mlyakov et Gérard.

       Le début de match allait très vite illustrer la crise de confiance traversée par l'équipe d'Arnaud Villedieu. Étouffés par la défense alsacienne, les coéquipiers de Pierre Lahore rataient tout ou presque en attaque. Le capitaine inscrivait le premier but de son équipe après huit minutes (4-1).

       Sélestat récitait au contraire sa partition. L'entraîneur béarnais était ainsi obligé de poser un temps-mort après quinze minutes de jeu (8-3). Sans que ses joueurs ne puissent endiguer la vague violette. Beauregard faisait parler son bras et les Sélestadiens prenaient le large (12-4, 20e). Les rares solutions trouvées par les Billérois en attaque étaient le plus souvent contrées par Izevic (13 arrêts à la mi-temps). à la pause, la messe semblait dite (17-6). Si les Billérois affichaient un autre visage en seconde période, ils n'allaient jamais pouvoir revenir au score. Le leader alsacien se montrait toujours aussi appliqué et n'allait jamais laisser son adversaire à moins de dix longueurs.

Source journal le Sud Ouest

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Le BHB ceuilli à froid chez le leader

Il n'y a pas eu de match samedi soir à Sélestat. Au bout d'un quart d'heure, alors qu'Arnaud Villedieu était déjà contraint de poser son temps mort, le sort du match ne faisait aucun doute (10-3). Et la série alsacienne était en cours puisque l'écart n'a pas cessé de grimper (16-4, 25e). Avec douze buts de retard, Billère était déjà dans les cordes et pouvait s'apprêter à prendre une déroute sans une réaction d'orgueil.

Elle viendra après la pause (17-6), sous la forme d'un jeu plus agressif des Béarnais qui, s'il n'a pas vraiment permis de freiner les offensives alsaciennes (17 buts par période), leur a offert davantage de solutions en attaque.

Si l'écart a d'abord atteint les treize buts en faveur des locaux à la 35e (21-8), ce second acte a été beaucoup plus équilibré que le précédent. En dix minutes, Merlin Rosier et ses coéquipiers qui avaient passé leur journée dans les transports, avaient déjà marqué plus de buts qu'au cours des trente premières (24-13). Ces bonnes intentions et cette débauche d'énergie permettaient aux Béarnais de sauver la face même si l'écart atteignait la barre de 15 buts peu avant le coup de sifflet final alors que le SAHB faisait tourner son effectif (32-17). Jérémy Chabert, l'ancien de Sélestat, et ses copains ont eu le mérite de finir sur un 3-0 qui adoucissait un peu la punition (34-22).

Reaction de l'entraîneur du BHB:

Arnaud Villedieu :« On a manqué de percussion en première mi-temps. Heureusement qu'on a eu ce sursaut d'orgueil en 2e période. Après la journée galère qu'on avait vécue, même si ce n'est pas une excuse vue la physionomie du match, on avait décidé de se lâcher. Mais on met une demi-heure pour le faire. On n'arrive pas à être agressif pour pouvoir gagner des duels. Et c'est ce manque de percussion qui me déçoit le plus. »

Source la République des Pyrénéees.

5 décembre 2010

Résultat: Sélestat -Billère: 34-22

                Le SAHB a cueilli une neuvième victoire 34-22 sans le moindre souci hier à l’occasion de la réception de Billère. Un quart d’heure a suffi aux Alsaciens pour mettre la tête sous l’eau à leur adversaire.

Robin Foubert et ses coéquipiers du SAHB n’ont éprouvé aucune difficulté à remporter une nouvelle victoire à domicile. Photo Denis Werwer
Robin Foubert et ses coéquipiers du SAHB n’ont éprouvé aucune difficulté à remporter une nouvelle victoire à domicile. Photo Denis Werwer          

       Même s’il subsistera désormais toujours un doute dans les esprits depuis que le SAHB a réussi à se faire reprendre neuf buts d’avance par le dernier du classement lors de la précédente journée, le sort du match ne faisait déjà pratiquement aucun doute au bout du premier quart. Le tableau d’affichage indiquait alors une avance de sept buts en faveur de Sélestat (10-3).

      Et la série était encore en cours puisque l’écart n’a pas cessé de grimper jusqu’à quelques minutes de la pause (16-4, 25 e). Avec douze buts d’avance, Sélestat pouvait voir venir et avait déjà commencé à faire tourner l’effectif.

Beauregard régale

      Dans cette première période, c’est principalement Frédéric Beauregard qui a régalé l’assistance, un peu moins nombreuse que d’ordinaire, en étant l’auteur de cinq des douze premiers buts locaux. Le percutant Martiniquais n’a eu aucun mal à se jouer d’une défense béarnaise bien laxiste durant ces trente premières minutes.

     D’autres, comme Foubert dans presque tous les bons coups durant ce premier acte mais en mal de réussite (3 sur 6), Freppel (déjà) et Huljina à 100 %, en ont également profité pour donner au score cette allure de festival offensif. Même Guynel Pintor, d’habitude préposé aux tâches défensives, y est allé de son doublé en inscrivant deux jolis buts plein d’à-propos peu avant la pause sifflée sur le score de 17-6.

Durant cette première mi-temps, Obrad Ivezic a fini d’écœurer l’adversaire en arrêtant treize tirs ce qui a valu aux Billérois de rentrer aux vestiaires sur un piteux 24 % de réussite (6 buts pour 25 tentatives) !

Des buts à la pelle

       Le match était déjà joué. Si bien que la seconde période s’est rapidement transformée en une séquence d’attaques à tout va des deux côtés du terrain. Car les Billèrois sont revenus avec d’autres intentions et l’ambition de se montrer à la hauteur de leur confrontation avec le leader.

      Si l’écart a d’abord atteint les treize buts en faveur des Violets à la 43 e minute (21-8), ce second acte a été beaucoup plus équilibré que le précédent. C’est simple, en dix minutes à peine, les visiteurs, qui avaient passé leur journée dans les transports, avaient déjà marqué plus de buts qu’au cours des trente premières. Il faut dire aussi que la défense alsacienne s’est montrée un peu moins concernée par moments qu’auparavant.

      On a donc eu droit à un joli spectacle, rythmé par des actions et des buts à la pelle. Le SAHB a su garder sa cadence infernale de la première période (17 buts), tandis que son adversaire lui a donné une toute autre réplique (16 buts).

      D’un point de vue offensif, c’est Arnaud Freppel qui a repris le flambeau délaissé par Beauregard pour enfourner cinq buts supplémentaires portant son total de la soirée à sept avec une adresse diabolique puisqu’il rate le sans faute en manquant son dernier tir de la soirée.

     Michal Salami s’est aussi mis au diapason si bien que le score a continué d’enfler par les extrémités atteignant son point culminant (34-19) à quelques minutes de la fin, avant un petit relâchement sans grandes conséquences.

Christian Weibel
Source L'Alsace

4 décembre 2010

Le Captain Jung reprend du service

              Olivier Jung, blessé depuis deux mois, retrouve la compétition ce soir à 20 h face à Billère. Il enfilera son brassard de capitaine pour aider ses coéquipiers à conserver leur première place.


Olivier Jung retrouve les parquets du championnat motivé comme jamais après sa blessure. Archives Denis Werwer
Olivier Jung retrouve les parquets du championnat motivé comme jamais après sa blessure. Archives Denis Werwer


      Quand on est compétiteur comme peut l’être Olivier Jung, on accepte mal de devoir ronger son frein sur le bord du terrain. Surtout quand l’indisponibilité dure deux mois. Son petit orteil lui a donc fait manquer six matches d’affilée. Une fracture du cinquième métatarse plus exactement qu’il a fallu opérer au début du mois d’octobre et qui l’a empêché de poursuivre l’aventure entamée avec ses coéquipiers qu’il a dû abandonner au soir de leur quatrième victoire d’affilée.

     « C’est la première fois que je suis contraint de m’arrêter aussi longtemps, regrette l’intéressé.  C’est pas facile à vivre car tu ne peux rien faire surtout les deux premières semaines après l’intervention. Je n’avais quasiment pas le droit de me lever et j’avais assez mal. Quand j’ai pu reprendre le vélo et la musculation, je me suis senti mieux. J’allais tous les soirs aux entraînements pour voir les copains. »

      Le jeune capitaine du SAHB a donc suivi les matches de son équipe depuis les tribunes du CSI ou en direct sur internet lorsque le SAHB évoluait à l’extérieur. Il a ainsi pu apprécier les victoires aisées face à Nancy et Nanterre, ne s’est pas inquiété plus que cela de la première mi-temps poussive face à Villeurbanne et a cru halluciner quand ses potes se sont fait rejoindre par la lanterne rouge alors qu’ils avaient neuf points d’avance en début de deuxième mi-temps.  « Si les spectateurs étaient inquiets à la mi-temps contre Villeurbanne, je savais que l’on allait finir par retrouver notre jeu pour prendre le dessus. C’est ce qui est arrivé. En revanche contre Angers, match que j’ai suivi sur mon téléphone, je n’ai plus consulté régulièrement le score quand l’avantage était de +9 pour nous car j’étais dans une salle à Altkirch pour voir jouer des amis. C’est vers la fin du match, quand j’ai vu l’avance fondre au fil des minutes que je me suis demandé ce qui se passait. Et dans la dernière minute, la liaison internet s’est coupée. Quand j’ai finalement appris que le match s’était soldé par un nul, j’étais abasourdi. »

     Olivier a eu l’occasion de voir cette deuxième mi-temps d’Angers à la vidéo. Et il a eu du mal à reconnaître ses coéquipiers.  « C’était bizarre. Ce n’était pas mes copains que je voyais. Non, ce n’était pas eux. Ce n’était pas leur jeu… »

    Il les a retrouvés la semaine dernière à Cernay dans un premier tour de Coupe de France négocié sans problème, si ce n’est une douleur à l’orteil.  « Quand je joue, je n’y pense pas, c’est après le match ou l’entraînement qu’elle se réveille. Je ne suis pas encore à 100 % physiquement, mais je serai à 800 % au niveau de la motivation ce soir. Car on n’a plus droit à l’erreur. Ni contre Billère, ni jusqu’à la trêve. Car il faudra tout faire pour distancer nos adversaires. »

    Et question motivation, on peut lui faire confiance. C’est ce qui lui a valu le brassard de capitaine dont Beauregard avait hérité en son absence.  « Il a dû l’étirer avec ses biceps exceptionnels », s’amuse Olivier Jung. Les statistiques lui attribuent 100 % de succès lorsqu’il le porte. Olivier Jung essaiera de poursuivre cette série.

Christian Weibel
source L'Alsace

SÉLESTAT - BILLÈRE ce soir à 20 h
Centre sportif intercommunal de Sélestat.
Arbitres : MM. Anicet et Ferrandier.

Sélestat :
Au but: 12. Ivezic et 33. Girardin
Joueurs: 2. Rechal, 3. Jung (cap.), 5. Aman, 6. Huljina, 8. Omeyer, 9. Beauregard, 10. Foubert, 11. Freppel, 15. Pintor, 17. Salami, 19. Eymann, 20. François-Marie, 27. Ostarcevic (incertain).
Entraîneur : Jean-Luc Le Gall.

Billère :
Au but
: 1. Rocher et 16. Delic
Joueurs de champ : 3. Rosier, 5. Latapie, 7. Allias, 8. Lahore (cap.), 9. Aroca, 13. Hoareau, 17. Ouedraogo, 22. Passe-Coutrin, 26. Tchinda, 30. Drobnjakovic, 36. Chabert.
Entraîneur : Arnaud Villedieu.

               
4 décembre 2010

Vu du côté du Billère: Entre vin chaud et marché de Noël

440x290_1371819    Diminué, après un voyage éprouvant, le BHB devra faire le métier face au grand favori pour la montée en LNH.

Espérons pour les Billérois que la buvette sélestadienne serve du vin chaud ou que l'esprit de leurs adversaires soit ramolli par les trémolos du marché de Noël tout proche. Sur le papier, le BHB part avec une très très grosse cote.

Pour commencer, il y a ce voyage qui commence à 6h, à l'aéroport de Pau, qui se prolonge avec quatres heures d'attente à Roissy avant, si les cieux le permettent, l'arrivée en Alsace. Il y a pour conclure, cette charmante nuit d'hôtel... sur les contreforts des Vosges à une bonne cinquantaine de kilomètres de Sélestat car les hôtels sont pris d'assaut à cause du marché de Noël pré-cité.

Entre les deux, le pire des adversaires pour les pire des conditions. Sélestat (27 pts), seul leader devant Créteil, est le symbole d'un handball alsacien qui ronronne à nouveau, avec des Mulhousiens bien calés dans leur sillage (26 pts).

Décimés

Les Sélestadiens, qui ont gagné 8 matches sur 10, ont la meilleure attaque (30,1 buts de moyenne), la meilleure copie à l'évaluation et la 3e meilleure défense (25,4 unités encaissées). Ils restent cependant sur une surprenante contre-performance, sur le terrain d'Angers : malgré une abyssale avance de 9 buts à la pause, ils ont fini par se faire grignoter puis reprendre (25-25 score final). La performance n'était pas du goût de Le Gall, le coach alsacien, qui s'est consolé cette semaine avec le retour de blessure d'Olivier Jung, son capitaine.

Et côté billérois, il en faudrait bien plus pour afficher un franc sourire. Arnaud Villedieu, déjà pas ragaillardi par la série en cours (5 défaites de rang en championnat), part avec une équipe minée par les blessés. Mlyakov, grippé, a pour consigne de passer le week-end au chaud en prévision de la réception, importantissime, de Besançon. Julien Lardeux, un orteil « en vrac », laisse les buts à Rocher et à un Delic bancal. Gérard, enfin, ne rejouera plusavant la trêve, sa blessure à la cheville s'étant ravivée.

Source La Républiques des Pyrénées

4 décembre 2010

Billère s'attend à prendre la grêle


Bill_re        Après un tour de Coupe de France de handball remporté à Lormont * (33-32), qui les amène en 32es de finale de cette compétition, les Billérois retrouvent le championnat et se rendent aujourd'hui chez le leader, l'équipe alsacienne de Sélestat.

    Ce déplacement n'est pas la rencontre idéale pour enrayer la spirale de la défaite dans laquelle le club Béarnais est engagé avec cinq revers consécutifs. Les Alsaciens, ne comptent qu'une défaite, contre Créteil et un match nul, à Angers, et ont pour objectif la remontée en D1, division qu'ils ont quittée il y a deux saisons.

Cauchemar en vue

    L'entraîneur billérois Arnaud Villedieu a cerné la question après avoir évalué les forces en présence, et surtout celle de son équipe : « Au début je voulais qu'on y aille pour faire un coup, mais entre les difficultés pour se rendre à Sélestat avec un voyage compliqué (debout à 5 heures ce matin, aéroport de Pau 6 heures, puis 5 heures d'attentes à Paris etc.), et l'état de l'effectif, cela s'annonce comme un cauchemar. Sans vouloir faire d'impasse nous avons Besançon en ligne de mire à domicile la semaine prochaine où il faudra impérativement gagner » avoue-t-il. Car, les Billérois se déplacent sans gardien titulaire. Julien Lardeux et Goran Delic déjà absents contre Lormont seront remplacés à nouveau par Valentin Rocher, qui compte 12 matchs en D2, et Raphaël Germain, 17 ans, qui a intégré le centre de formation de Billère cette année et pour qui ce sera le baptême du feu.

       Billère, se passera toujours de son ailier gauche, Yvan Gérard, absent depuis Aix-en- Provence, en délicatesse avec ses adducteurs, de Rumen Mlyakov, malade et n'est pas certain de la présence d'Eden Passe-Coutrin qui souffre du dos. Cette revue d'effectif permet de mieux comprendre que si les Béarnais ne veulent rien lâcher quand ils seront sur le terrain, cela leur est difficile d'avoir objectivement une grosse ambition.

       En revanche, dans l'optique de se reconstruire et de travailler les joueurs peuvent aborder ce match sans pression. Et pour le moral, juste se dire que les équipes contre qui Sélestat a eu des difficultés, Créteil et Angers, eux, les ont battus.

* à côté de Bordeaux

Source Journal le Sud Ouest

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