Cléopâtre devant les siens.
Jeudi, à Mulhouse, le plaisir sera double pour Cléopâtre Darleux. Il y aura celui de retrouver ses copines de l'équipe de France, avec lesquelles elle a décroché une belle médaille d'argent au Mondial en décembre dernier. Il y aura aussi et surtout celui de jouer devant sa famille au grand complet.
Du haut de ses 35 sélections, et après un Mondial en tous points réussi, la joueuse de Metz a désormais un statut en équipe de France. Un de ceux lui permettant d'attendre l'annonce de la liste des joueuses sélectionnées avec une certaine confiance. « Après mes performances au Mondial, je m'attendais à être appelée. »
Devant la famille au grand complet
N'allez pas croire pour autant que Cléopâtre Darleux se croit installée. « On doit toujours prouver, se remettre en question. L'entraîneur (Olivier Krumbholz) vient nous voir jouer régulièrement et si nous ne sommes pas performantes en club... »
Pour la Mulhousienne (elle est née dans la cité du Bollwerk), le Mondial appartient désormais au passé. « Il faut tourner la page, tout en continuant sur la même lancée. »
Cléopâtre Darleux ne pense qu'à la suite et avant tout à ces deux confrontations face à la Roumanie, « une très grande équipe ». Si les Roumaines ont raté leur Mondial (8e place), elles n'en étaient pas moins comptées « parmi les favorites » avant la compétition.
Maistoutes ces considérations ne peuvent faire oublier que la jeune fille est de retour chez elle, à Mulhouse, et qu'elle va ainsi jouer devant sa famille au grand complet. Parents, frères et soeurs, tous seront dans les tribunes du Palais des Sports pour l'encourager.
Sa soeur Ellie : « Nous sommes tous fiers d'elle »
« C'est sympa de revenir en Alsace. C'est l'occasion pour ma famille de me voir jouer. Ils viennent de temps en temps à Metz, c'est moins loin qu'Issy-les-Moulineaux (où elle évoluait la saison dernière) », explique la joueuse formée à Kingersheim.
Ce sera par contre la première qu'ils la verront avec le maillot de l'équipe de France sur les épaules. Un bonheur pour ses deux grandes soeurs Ellie et Léa, handballeuses elles aussi, à Altkirch (en Nationale 3).
« Nous sommes tous fiers d'elle, sourit Ellie, passée en même temps que Cléopâtre par le centre de formation de Besançon puis ensuite par l'ASPTT Strasbourg et Kingersheim. Elle reste modeste malgré tout. Je connais beaucoup de joueuses qui évoluent à ce niveau et certaines prennent vite le "chou". Cléopâtre ne change pas. »
« Si je fais un mauvais match, ce ne sera pas la fin du monde »
Si elle savoure ce retour en Alsace, "Cléo" sait qu'elle n'aura guère de temps pour voir sa famille. Le lot de toute joueuse de haut niveau, ce dont elle s'accommode parfaitement. « C'est sûr que je vais peu voir ma famille. En même temps, on n'est pas là pour cela mais pour bosser avec l'équipe de France. En Alsace ou ailleurs, c'est la même chose. »
Alors, devant les siens, elle voudra briller l'espace de deux matches. « Je ne me mets pas de pression. C'est clair que j'ai envie de bien jouer. Mais si je fais un mauvais match, ce ne sera pas la fin du monde. »
A seulement 20 ans, les occasions de la voir évoluer sous le maillot bleu seront encore nombreuses.


































/http%3A%2F%2Fwww.sports17.fr%2Fdata%2Factualite%2Fhome%2F1216~pour-la-revanche.jpg)






















