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Le 8ème Rugiss' Hand
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8 novembre 2010

Vu du côté de Saintes: Plus dure fut la chute

L'échec et la blessure de Woum-Woum laissent des regrets.

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Blessé au molle-t, François Woum-Woum devrait être indisponible durant six semaines. photo Laurent Jahier

       Déception et frustration se lisaient dans le regard des Saintais. Conscients d'être allés au bout d'eux-mêmes face à un adversaire connaissant toutes les ficelles du métier, ils n'en demeuraient pas moins amers. « Les Sélestadiens possèdent des certitudes sur leurs forces, estime Florent Ferreiro. La solution qui a été prise à la fin de les bouger latéralement et de trouver un couloir de shoot était la bonne. C'était la balle d'égalisation. Hélas, Ivezic a arrêté le tir. »

    Bref, la pilule est indigeste. D'autant plus que le demi-centre emblématique de Saintes, François Woum-Woum, s'est blessé au mollet. Samedi, il a passé une écographie qui a décelé une déchirure du soléaire (muscle du mollet). Son indisponibilité est estimée à six semaines.


    selestat_francois C'est un autre coup dur, qui n'exempte pas les Saintais d'une petite analyse de cet échec. Pour Franck Maurice, elle n'est pas évidente à établir tout de suite. Chez l'entraîneur saintais se lisent surtout la déception et les regrets. « C'était un match tendu de haut de tableau. L'impact physique était très important. Il y a eu des provocations de leur part, mais ça fait partie du jeu. Sélestat a su jouer sur tous les tabeaux. Les Alsaciens sont conscients de leurs forces. Pour l'heure, c'est ce qui se fait de mieux dans notre championnat. C'est une équipe qui est bâtie pour monter. Ce soir, si regrette juste d'avoir raté la balle d'égalisation. »

 

Sorti au mauvais moment

    Après avoir fait quasiment jeu égal en première période, Saintes a chuté en deuxième période. « Ensuite, nous avons laissé beaucoup d'énergie pour revenir, juge le technicien (26-26, 50e). François (Woum-Woum) a pris ses responsabilités et son changement de poste lui a permis de s'exprimer pleinement. C'est dommage qu'il soit sorti au mauvais moment sur blessure. » Pour Florent Ferreiro, cette sortie a été préjudiciable au rendement saintais. « Il a fallu réorganiser notre attaque. Notre solidarité nous a permis d'aller de l'avant. Tout s'est joué sur des détails. Les Alsaciens savent truquer. Nous avons relevé le défi sans que cela aboutisse. »

selestat_flo    Mickaël Sincère insiste sur la rudesse du combat. « On pouvait égaliser, puis passer. Malheureusement nous avons bafouillé et échoué dans nos tirs. Leur gardien (Ivezic, NDLR) a été excellent. à un moment donné, on était mené de cinq buts. Nous sommes revenus à égalité et nous avons bénéficié d'une supériorité numérique dont nous n'avons pas su profiter. Je pense qu'à cet instant précis, nous avons manqué de lucidité. C'est frustrant de finir de cette façon. » Manu Péraud met en exergue l'intelligence des Sélestadiens. « Leur répertoire est complet. Ils sont solides, percutants et savent truquer. La rencontre fut hachée par les arbitres et le délégué, qui sont intervenus trop souvent. Et puis, Sélestat possède un excellent demi-centre, Ostarcevic, qui organise bien le jeu et bonifie son équipe. Finalement, perdre d'un but face au leader nous permet de dire que l'on n'est pas très loin d'eux. »

Sud Ouest

Pro D2 : réactions d'après match

      Après la rencontre disputée vendredi soir contre Sélestat, Sylvain Kieffer, Mickaël Sincère et Emmanuel Peraud sont revenus sur ce match en livrant leurs impressions.

sylvainSylvain Kieffer : "C'était un match avec beaucoup d'engagement et d'intensité. Les deux équipes voulaient la victoire. Cela s'est joué au final sur des détails et sur pas grand chose. Le résultat est frustrant pour nous. Quand on perd 17-22 on met une grosse débauche d'énergie pour revenir ce qui fait que l'on doit manquer un petit peu de lucidité sur quelques ballons importants à la fin. Et puis aussi je pense que la blessure de François, que l'on a pas dans le money time, nous fait du mal. Je pense qu'avec lui ça aurait été autre chose avec son expérience."

 

mikaMickaël Sincère : "Un sentiment d'inachevé. Nous sommes très très déçus. On a les balles pour revenir à égalité et pour passer devant en fin de match mais on arrive pas à gérer ces ballons chauds. On manque de lucidité à la fin où l'on est en supériorité numérique à six contre quatre ainsi qu'à six contre cinq mais on le gère très très très mal. C'est frustrant."



manuEmmanuel Peraud : "Déçu forcément d'avoir perdu. On perd le match, on perd un joueur. C'est vrai que c'était physique et du coup, déçu d'échouer à un but alors que l'on démérite pas dans l'engagement. On peut dire que l'on méritait le nul. Et puis il y avait du monde comme il n'y avait pas encore eu cette année donc on a toujours envie de faire une belle performance. En plus on s'est cru voir perdre le match en étant mené de cinq buts mais on réussit à revenir ce qui nous laisse de l'espoir. Finalement on perd d'un but sur des petites bêtises dûes certainement à la fatigue. Perdre d'un but contre les premiers c'est dommage car on était pas loin. On a été courageux tout le long du match même si tout n'était pas parfait."

Source US Saintes

Merci à P.K.

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28 mars 2009

Résultat Chambéry / SA-HB 28-26

 

 CHAMBERY28/26SELESTAT 

Chambéry Savoie HB/ Sélestat Alsace Handball

Battu d'un tout petit but au match aller (33-34), le Sélestat Alsace handball a fait presqu'aussi bien, hier soir en Savoie, poussant Chambéry dans ses derniers retranchements (28-26)

      Lorsque Ramel inscrivit son quatrième but, ramenant Sélestat à une longueur de Chambéry à 103 secondes du coup de sifflet final, ils furent certainement quelques uns, venus au Phare encourager les leurs, à se poser des questions.
C'est que, avant que ce diable de Narcisse ne rassure définitivement ces inquiets-là, les Sélestadiens avaient remarquablement manoeuvrés. Pour tout dire, le dauphin de Montpellier a tremblé face au dernier de la classe...
D'entrée de jeu, sous l'impulsion de Ramel et Salami, les Sélestadiens montrèrent qu'ils n'avaient pas fait le déplacement en touristes (2-6 à la 8e). Les Alsaciens menèrent jusqu'à la 20e minute, jusqu'à ce que Massot-Pellet ne ramène les siens à 10-10.
Passé en tête dans la foulée, Chambéry ne fut, ensuite, plus jamais mené. Sans parvenir à décrocher un SAHB pointant à deux buts à la pause (15-13).
Sélestat recolla à 17-17 (36e) avant de se retrouver à la traîne (21-17, 24-20 ou 26-22 à la 52e). Mais une fois encore le SAHB refit surface 26-25 (57e), le talent de Narcisse faisant finalement la différence...
Mi-temps 15-13. Arbitres : Melles C. et J. Bonaventura.
CHAMBÉRY : Robin (18', un arrêt) et Dumoulin (42', 9 arrêts) au but. Busselier 2, Barachet 2, Nocar 2, B. Gille, Natek 1, Narcisse 5, Capella, Calandre, N'Diaye 3, Backovic, Massot-Pellet 9, Jeauneau.
SÉLESTAT : Motlik (45', 5 arrêts) et Girardin (15', 3 arrêts) au but. Jung 4, Ramel 4, Huljina 4, Omeyer 2, Arnaud 1, Gallotte 3, Salami 3, Chabert, Eymann 1, Baran 4.

Source DNA du 29/03/09

30 janvier 2012

Le point à Sélestat : Ils seront prêt !

Le point à Sélestat à six jours de la reprise du championnat

La victoire face à Schaffhausen (33-32) vendredi a donné le coup d’envoi de la dernière semaine de préparation des Sélestadiens. Après avoir connu quelques soucis, presque tout devrait rentrer dans l’ordre pour la réception de Toulouse, samedi.

Pawel Podsiadlo (au centre) a connu des soucis physiques pendant cette préparation. Ils sont désormais derrière lui et le groupe sélestadien sera presque au complet pour la reprise du championnat. PHOTO DNA – Jean-Paul Kaiser

         Entre le stage commando débuté le 4 janvier et le succès face aux Suisses vendredi soir à Bischoffsheim, plus de trois semaines se sont écoulées. Une grosse vingtaine de jours durant lesquels les Sélestadiens ont connu plusieurs périodes. Après trois jours à Lorient pour renforcer la cohésion du groupe, les premiers matches amicaux (contre Besançon, à Paris et à Tremblay-en-France) ont permis à Jean-Luc Le Gall « d’innover ».

        Les deux dernières rencontres programmées (à Neuhausen et contre Schaffhausen) ont aussi été l’occasion de quelques innovations mais à un moindre niveau car « plus on approche de la fin de la préparation, plus on se met dans la bonne configuration », détaille le coach du SAHB.

        Dans tous les cas, ce dernier juge que la préparation a « suivi son cours », les pépins physiques de quelques joueurs (Beauregard, Podsiadlo) étant « normaux » dans ce genre de périodes.

Le Gall « ni inquiet, ni confiant »

       Hormis Ostarcevic (et les blessés de longue date François Marie et Salami), tous les autres joueurs devraient d’ailleurs être opérationnels pour la reprise du championnat samedi au CSI face à Toulouse.

       « Par rapport à l’équipe que l’on avait en décembre et les “bobos” de la préparation, on récupère du monde. C’est très important, ça me donne davantage de solutions », se satisfait Jean-Luc Le Gall.

       Pour ce qui est du jeu et de l’état d’esprit fournis par ses joueurs, autant l’entraîneur sélestadien s’était montré sceptique après le revers en Allemagne (32-33), autant la belle réaction en seconde période contre les Suisses vendredi l’a plutôt rassuré.

      « Le dernier match est arrivé à point nommé, reprend-il. Après une première mi-temps pas très heureuse (18-23), on a bien réagi. Cette deuxième période est plus en rapport avec ce qu’on devra afficher en championnat. »

      Olivier Jung, le capitaine du SAHB confirme, avouant qu’avec ses coéquipiers, ils n’ont toutefois « pas fait le plus beau match de (leur) vie ». Une partition de toute façon meilleure que face à Neuhausen. « Cette défaite nous avait fait un choc, On ne peut pas se permettre de jouer comme ça car on n’a pas des joueurs comme Karabatic qui peuvent faire la différence à eux tous seuls », dit à ce sujet le pivot.

      Pour poursuivre sur leur lancée, les Sélestadiens ont encore une petite semaine devant eux, une semaine d’entraînement classique avant le début de la phase retour. « Il faut espérer qu’elle se passe bien », souffle l’entraîneur bas-rhinois qui n’a pas oublié qu’« un match, c’est 60 minutes » et ne se dit donc « ni inquiet, ni confiant » avant la venue des Toulousains.

     Olivier Jung, est lui plus impatient. « On a hâte que ça reprenne, lance le pivot. On avait bien fini en décembre, on espère repartir dans le même rythme. Nous serons prêts. » Ce serait une bien belle idée car un programme chargé attend les “Violets” en février avec Toulouse donc, Chambéry au Rhénus, un déplacement à Créteil et enfin à Saintes en Coupe de France.

Source Dna

11 octobre 2010

Vite lu: Victor Boillaud dans ....

        ... les tribunes de Mulhouse            

            Victor Boillaud a assisté à la victoire du MHSA contre Saintes vendredi soir.
Victor Boillaud a assisté à la victoire du MHSA contre Saintes vendredi soir.

          Victor Boillaud (ancien violet) était présent vendredi soir au Palais des sports de Mulhouse. Ce dernier, que le MHSA veut faire signer le plus rapidement possible, n’est plus lié avec Créteil depuis quelques jours. Il n’était donc pas du déplacement des Cristoliens à Aix (31-31). Boillaud est reparti hier en région parisienne après la rencontre afin d’organiser son déménagement. Il s’installera dans la foulée à Mulhouse et débutera son travail dans la digigraphie le 18 octobre. Même si Créteil fait tout pour bloquer la transaction, le MHSA espère qualifier Victor Boillaud le plus rapidement possible.

Source L'Alsace

11 octobre 2010

Retour sur la 5ème journée: Sélestat, au-dessus de la mêlée

Frédéric Beauregard et les Sélestadiens sont inarrêtables depuis le début de la saison. Photos Thierry Gachon

       Invaincus au bout de cinq journées, Frédéric Beauregard et Sélestat ne veulent pas s’arrêter en si bon chemin, malgré leur prochain déplacement chez leur dauphin Créteil.

    Après avoir accumulé les défaites (douze d’affilée) il y a deux saisons en D1, Sélestat collectionne à présent les succès à l’étage inférieur. Et cette quête transcende une équipe de plus en plus gourmande. Samedi, pour son deuxième passage devant son public, elle n’a donc fait qu’une bouchée de Nancéiens pourtant réputés durs à cuire. Mais les « MasterChefs » alsaciens ont cuisiné leurs adversaires à l’étouffée en recueillant le jus de cuisson dans le dernier quart d’heure (23-20, 48 e, puis 31-25, 60 e).

     « Il a fallu batailler pour engranger cette cinquième victoire et ce n’est qu’en milieu de deuxième mi-temps que nous avons réussi à distancer Nancy. Notre défense homme à homme a dû finir par les fatiguer et des brèches se sont ouvertes dans leur défense », estime Frédéric Beauregard qui avait enfilé la toque du capitaine à la place d’Olivier Jung, en béquilles dans les tribunes.

« Cette équipe possède une âme »

       Pourtant, ce brassard d’une équipe euphorique, l’arrière gauche du SAHB avoue n’avoir pas spécialement eu l’envie de le porter. « Même si je suis quelqu’un qui parle beaucoup, qui motive les gars, je n’affectionne pas particulièrement ce rôle. Celui qui est le plus apte pour cela, c’est Olivier (Jung). Il parle moins que moi, mais son investissement est énorme. L’objectif consistait d’ailleurs à lui offrir cette victoire. L’idée est venue d’Obrad Ivezic. Ça démontre qu’il y a un véritable esprit de groupe. Que cette équipe possède une âme », s’en réjouit son capitaine intérimaire, le temps que la fracture au pied d’Olivier Jung se résorbe.

     Samedi soir, ses coéquipiers ont démontré qu’ils étaient capables de surmonter l’absence de leur jeune pivot et qu’ils savaient se débrouiller même lorsque leur meneur de jeu, Vlado Ostarcevic, connaît un coup de moins bien comme cela a été le cas contre les Lorrains. Ses coéquipiers ont pris leurs responsabilités à l’image d’une ligne arrière efficace (18 buts pour 32 tirs) grâce à François-Marie (9/15), Beauregard (6/13) et un impeccable Foubert sorti du banc (3/3). En y ajoutant les sans-faute de Freppel qui a marqué son retour à Sélestat par un impressionnant 6/6 et des pivots (Aman à 3/3 et Huljina 1/1), Nancy n’a pas pu tenir la cadence. « On l’a encore vu samedi, le danger vient de partout, se réjouit Beauregard. Cette année, notre équipe possède un équilibre qu’elle n’avait pas l’an dernier. Et, en plus, quand vous remportez cinq victoires de suite, je peux vous assurer que cela donne confiance. »

« Tout le monde est chaud patate »

      Sélestat n’aurait donc pas pu mieux aborder le choc au sommet contre Créteil, dimanche prochain, même si Jung sera absent pendant plusieurs semaines encore. « Si on réussit une performance là-bas et si on ne commet pas de faux pas contre Nanterre, on aura des jokers en poche. » Car Frédéric Beauregard estime que le calendrier du cycle aller paraît plus favorable au SAHB que la seconde partie de la saison où son équipe devra se déplacer chez la plupart des grosses équipes. Après avoir réussi à éviter les pièges des promus (à l’image de leur succès à Semur), les Violets vont pouvoir s’étalonner chez un favori. « On est impatient d’aller faire quelque chose chez cette équipe en pleine bourre après sa défaite initiale. C’est un match où il faudra envoyer. Tout le monde est chaud patate pour remporter une sixième victoire et conserver notre invincibilité le plus longtemps possible. »

Christian Weibel

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21 mars 2012

Présentation 19ème journée: St Raphael - Sélestat

La fin du tunnel ?

Olivier Jung reste confiant.  Photo archives DNA – Franck delhomme
 
Face à une équipe de Saint-Raphaël diminuée et peut-être sonnée par sa large défaite ce week-end en quart de finale de la Coupe EHF, Sélestat espère mettre fin à de longues semaines sans le moindre succès.

Il y a d’abord les chiffres. Si Sélestat occupe toujours la 8 e place, l’écart avec les deux relégables, Ivry et Paris, s’est réduit à quatre points ce week-end. « Ça commence à revenir tout doucement derrière », constate Olivier Jung.

Et il y a aussi la dynamique, pas franchement en faveur des Violets, battus lors de leurs quatre dernières sorties en championnat (sans compter la défaite en 8 es de finale de la Coupe de France). « Ces quelques semaines sans gagner donnent forcément un coup au moral », souligne le capitaine sélestadien, lequel refuse cependant de céder à la panique.

« Saint-Raphaël sera un peu énervé »

« Il ne faut pas s’affoler. On n’a pas peur, même si on doit maintenant prendre des points. Ce n’est pas comme si nous étions à la place de Paris ou d’Ivry. J’ai toujours confiance en nous. Nous avons encore la maîtrise de notre destin. »

Chaque défaite réduit néanmoins un peu plus la marge de manœuvre des joueurs de Jean-Luc Le Gall. Et le déplacement à Saint-Raphaël (3 e) n’est pas forcément le plus idéal pour mettre à fin la période de disette violette.

Les Varois, battus samedi en quart de finale aller de la Coupe EHF par Dunkerque (23-31), seront certes privés de plusieurs joueurs majeurs, mais Olivier Jung redoute surtout une réaction d’orgueil azuréenne.

« Il arrive souvent qu’une équipe arrive à bien jouer, même avec des absents. Cela a été notre cas en début de saison. Et je crois aussi que Saint-Raphaël sera un peu énervé. »

Le capitaine sélestadien n’a pas oublié que Chambéry était venu s’imposer en Alsace après sa déroute contre Dunkerque début février (30-18). Dunkerque, qui vient justement de surclasser Saint-Raphaël. « À chaque fois, c’est pour nous, sourit-il. On va jouer notre chance à fond et on verra bien… »

Olivier Jung sait très bien qu’une victoire dans le Var relèverait de l’exploit, d’autant plus pour une équipe qui n’a encore jamais gagné contre un adversaire mieux classé et qui n’a en outre remporté qu’un seul match à l’extérieur cette saison.

« Faire un bon match pour se rassurer »

« Ce sera très difficile. Notre premier objectif sera de faire un bon match, de manière à nous rassurer sur notre jeu. » En difficulté depuis plusieurs semaines, le collectif sélestadien a quelque peu redressé la tête contre Dunkerque lors de la dernière journée, en dépit de cette quatrième défaite de rang (22-27).

« On a élevé notre niveau de jeu par rapport aux dernières rencontres. On a encore eu du déchet au tir, mais on a aussi perdu moins de ballons. Il faut essayer de rester sur cette dynamique, tout en continuant à gommer les autres erreurs. »

En bon capitaine, Olivier Jung voit déjà plus loin que la Côte d’Azur. Le 31 mars, c’est Paris qui viendra rendre visite aux Alsaciens. Un rendez-vous capital. « On sera dans l’obligation de gagner. Ce match contre Saint-Raphaël doit nous servir pour continuer à faire évoluer notre jeu, de façon à être prêts face aux Parisiens. Après, si on peut faire quelque chose là-bas, on ne se privera pas… »

Les Violets ne pensent qu’à engranger le maximum de points avant un mois de mai déterminant, durant lequel le Sélestat Alsace Handball affrontera trois équipes a priori à sa portée, Cesson, Ivry et Nîmes.

« Je pense qu’il nous manque encore deux victoires (pour assurer le maintien en D1). L’idéal serait de battre Saint-Raphaël et Paris (sourire). » Chiche ?

SAINT-RAPHAËL :
Aux buts 1. Djukanovic et 12. Bonnefoi au but.
Les joueurs : 2. Krantz, 4. Krakowski, 5. A. Claire, 9. Guillermin, 10. Abily (?), 11. Fortuneanu (cap.), 17. Megannem, 18. Moretti, 20. Caucheteux, 22. Garain, 23. Stehlik, 27. Stetsyura.
Entraîneur : Christian Gaudin, assisté de Pascal Bourgeais.

SÉLESTAT :
Aux buts 12. Ivezic et 69. Fulop.
Les joueurs 3. Jung (cap.), 5. Petrenko, 6. Pesic, 7. Beretta, 8. Podsiadlo, 9. Beauregard, 11. Freppel, 13. Aman, 15. Pintor, 19. Eymann, 20. François-Marie, 27. Ostarcevic.
Entraîneur : Jean-Luc Le Gall, assisté de Thierry Demangeon.

Arbitres : MM. C. et J. Rolland.

Source Dna

31 mai 2010

Résumé de la 26eme journée: La marge de progression est évidente

Robin Foubert et ses coéquipiers du SAHB bouclent la saison sur une bonne impression et des résultats prometteurs pour la suivante. Archives Denis Werwer

    Une nouvelle fois, il n’a manqué qu’un peu de bouteille à Sélestat, pour ramener une victoire de Nancy. Une lacune qui pourrait être comblée à la rentrée.

     À regarder de plus près le parcours de Sélestat pour son retour en D2, on constate qu’il ne lui a manqué qu’un peu de constance pour atteindre l’objectif de retrouver immédiatement l’étage supérieur. Sept points qui représentent quatre victoires. Mais l’effectif alsacien n’était pas le même que celui de Paris qui a réussi à remonter en LNH, et a éparpillé quelques points par ci, par là.

      Comme celui perdu samedi à Nancy, autre prétendant à la D1 en début d’exercice, qui aurait dû revenir aux hommes de Jean-Luc Le Gall. Mais en gérant très mal les trois dernières minutes du match, ils ont laissé revenir les Lorrains au coup de gong. Comme le leader parisien, au bord du k.o., avait réussi à égaliser à la sonnerie trois semaines plus tôt. Et comme Pontault avait su le faire alors que Sélestat avait le match en main. Voila trois points perdus qui auraient pu être ajoutés au total des Violets.

      « Ces trois fins de match non maîtrisées mettent en évidence notre manque de maturité, constate Jean-Luc Le Gall. Mais il devrait pouvoir être compensé l’année prochaine grâce à nos trois renforts. Un joueur comme Ostarcevic devrait nous permettre d’éviter ce genre d’erreurs de débutants en fin de match. »

      Si le SAHB a laissé filer un point samedi à Nancy, il a aussi montré son évidente maturation. Ces deux derniers mois, surtout après la déroute à domicile face à Valence, l’avant dernier, l’équipe est montée en puissance en proposant un jeu agréable, collectif et efficace. Les prémices d’une saison à venir, où on devrait regarder vers le haut et non plus vers le bas. À l’image des six dernières sorties où Francis Franck et ses coéquipiers sont restés invaincus (4 victoires et 2 nuls concédés sur le fil). C’est presque dommage que la saison se termine déjà…

       « C’est surtout dommage que nous n’ayons pas joué le dernier match la semaine dernière, précise le coach, car cette semaine sans match nous a sortis du rythme. Mais c’est vrai que les progrès sont visibles. À Nancy, nous sommes arrivés à compenser l’absence de réussite aux tirs de nos arrières en changeant de jeu en seconde période. Nous finissons la saison à une cinquième place qui n’est ni bonne, ni mauvaise, mais somme toute conforme aux forces en présence puisque j’avais toujours dit qu’il y avait quatre équipes plus fortes que nous sur le papier et qu’il aurait fallu un maximum de circonstances favorables pour les devancer. Mais les mois de janvier et février nous ont faits mal en raison de l’absence de joueurs comme Huljina et Beauregard. »

En septembre prochain, les compteurs seront remis à zéro. Le SAHB espère être dans le coup.

Christian Weibel
Source L'Alsace

1

10 mai 2010

SAHB: A une seconde de tenir leur Paris !

PARIS33/33SELESTAT 

Paris HB/SELESTAT Alsace HB

      get

        Rattrapé sur le fil par le leader du championnat de D2 (33-33), Sélestat est passé, hier à Coubertin, à deux doigts de s’offrir pour la deuxième fois de la saison le scalp du Paris Handball. Rageant.

      L’exploit était envisagé, envisageable et réalisé jusqu’à une seconde du buzzer. Moment choisi, hier après-midi au gymnase Pierre de Coubertin, par le capitaine du Paris Handball, Nicolas Claire, pour offrir l’égalisation aux siens (33-33). Cruel, frustrant, rageant, voire injuste, pour Sélestat. D’ailleurs, dans le vestiaire, Jean-Louis Le Gall ne cachait pas son « amertume ». Et la septième place, grappillée grâce à ce nul, ne redonnera pas (encore) le sourire à l’entraîneur du SAHB.

       Et pour cause. Les Sélestadiens, vainqueurs des Parisiens à l’aller (31-27, le 5 décembre dernier), ont fait la course en tête durant toute la seconde période. Jusqu’à posséder cinq longueurs d’avance à dix minutes du terme. Mais que s’est-il passé durant ce money time ? « Beaucoup de choses, répond sobrement le capitaine sélestadien, Francis Franck. Pour résumer, on a craqué. On a commis trop de petites erreurs et on n’a pas su gérer la pression. »

Franck : « Malgré tout, c’est un bon résultat »

         Et pour ne rien arranger, certaines décisions arbitrales ont été très largement contestées – Le Gall prendra deux minutes d’exclusion à la 58 e – et contestables. Le tout permet au leader de la Deuxième Division, et futur pensionnaire de la LNH, de refaire son retard pour arracher un nul à une seconde de la sirène.

         « C’est un bon résultat, avoue tout de même le gardien sélestadien, Francis Franck, auteur d’un match plein avec 16 arrêts au compteur. Personne ne pensait qu’on réussirait à décrocher le nul ici à Paris. On l’a fait. Je suis satisfait. Bien sûr, on aurait pu rentrer en Alsace avec la victoire, mais il ne faut pas oublier qu’on est passé à côté de la première mi-temps. »

          Il est vrai que le SAHB n’en mène pas large à la pause (16-12). Dominés de la tête et des épaules par les Parisiens, les hommes de Jean-Louis Le Gall semblent absents en début de partie. Et très vite, ils perdent le fil de la rencontre pour laisser le leader parisien de la D2 se balader.

          « Il faut savoir que nous sommes partis de Sélestat ce matin (hier dimanche, ndlr) à 6 h 30, donc levés à 5 h pour certains, a rappelé Jean-Luc Le Gall. Cette première période n’est donc pas étonnante. Mais on a su réagir. Se retrouver en défense et mieux combiner en attaque. »

            Sur le parquet, la métamorphose est de taille. Et elle va vite porter ses fruits au tableau d’affichage. Les Sélestadiens infligent un 4-0 aux Parisiens dès l’entame du deuxième acte. Ils égalisent à la 35 e (18-18), s’envolent (22-27, 47 e), conservent leur avance (24-29, 50 e) avant de petit à petit lâcher prise. La fin de l’histoire, on la connaît.

G.C. Source l'Alsace

Classement après la 24eme journée.

1 Paris
2
St Cyr/Loire
3 Saintes
4 Pontault
5 Nancy
6 SAHB
7 Aix
8 Billière

9 Villeurbanne
10 Angers
11 Mulhouse
12 Hazebrouck
13 Valence
14 Gonfreville
61 pts
59 pts

55 pts
53 pts
52 pts
51 pts
51 pts
49 pts
48 pts
43 pts
43 pts
42 pts
37 pts
27 pts

11 novembre 2010

Vu du côté de Villeurbanne: Perreux: « Rien à perdre ! »

         Son succès le week-end dernier face à Aix (26-23), équipe du haut de tableau, a remis Villeurbanne (12e au classement) dans le sens de la marche. Ce samedi, c'est une formation sans complexe qui défiera le leader sélestadien au CSI.    

        Thierry Perreux : « Ça va nettement mieux aujourd'hui qu'il y a huit ou quinze jours. » (Photo Le Progrès/Juste Philippe)

Thierry Perreux : « Ça va nettement mieux aujourd'hui qu'il y a huit ou quinze jours. » (Photo Le Progrès/Juste

          C'est chaque année la même rengaine, un éternel recommencement. Régulièrement spolié de ses meilleurs éléments partis vérifier si l'herbe est effectivement plus verte ailleurs, sporadiquement en proie à des soucis financiers au point d'être menacé de relégation, le Villeurbanne handball ne peut que se contenter de vivoter. De faire avec les moyens du bords, d'espérer des jours meilleurs.
          Les Rhodaniens de cette saison n'y réchappent pas. Au bord du gouffre en fin de championnat dernier, en quête du budget exigé par la FFHB pour faire partie de la Pro D2 (600 000 euros) et contraints de se séparer de quelques cadres et non des moindres (Lorgeré à Ivry, Molinié au Saint-Cyr de Maya Berthier ou Pasquero à Aubagne/N2), le VHB a tout repris à zéro. Une fois de plus.

« La mini-trêve nous a fait du bien »

      Forcément, rien n'a été facile en début d'exercice après que les dirigeants lyonnais ont finalement trouvé les moyens financiers de repartir en D2. Huit départs ou arrêts pour cinq arrivées ou retours ne sont pas évidents à digérer...
      Et, de fait, la troupe de Thierry Perreux, l'ancien Barjot champion du monde 95, a peiné, se positionnant d'entrée en queue de peloton. Jusqu'à se reconstruire, petit à petit, le temps d'intégrer les (bons) nouveaux que sont Kratovic (Gonfreville), Charlier (Massy), Alfred (Istres) ou Guitaa (Nancy). Jusqu'au week-end dernier où les Villeurbannais ont signé la performance de la 8e journée en se défaisant d'Aix (26-23), un des prétendants à l'accession en Élite.
« Là, depuis ce week-end, ça va nettement mieux qu'il y a huit ou quinze jours, confie l'entraîneur du VHB. Autant nous avions été en-dedans dans le jeu et dans l'agressivité en début de saison, autant, sur ce coup-là, avons nous pris ce match par le bon bout. La mini-trêve nous a finalement fait du bien, ne serait-ce que parce que nous avons récupéré nos blessés (Defillon et Guitaa). Alors, c'est vrai, ce n'est qu'un succès, mais il nous prouve que nous avons les moyens d'atteindre nos objectifs, que le maintien que nous visons est dans nos cordes. »

 « Tout ce que j'attends est une confirmation »

    Dans le sillage d'un Kratovic efficace en diable (9 sur 10 au tir) et d'un Thevenot (de retour d'Australie) impeccable dans ses buts (18 arrêts), Villeurbanne s'est ainsi remis dans le sens de la marche. Avec satisfaction on s'en doute, sans euphorie.
« On a montré pas mal de belles choses samedi, continue le coach lyonnais. Mais c'était face à Aix et c'était chez nous. Je sais que ce week-end, à l'extérieur et face à une des meilleures équipes de la division, ça sera une autre paire de manches. Sélestat aligne une équipe costaude et complète qui, je le pense vraiment, fera partie des deux à rejoindre le plus haut niveau en fin de saison. Ça va être extrêmement compliqué pour nous, mais nous jouerons notre chance à fond. Nous n'avons rien à perdre et tout ce que j'attends de l'équipe est qu'elle confirme ses progrès dans le jeu. »
       Confirmer... Thierry Perreux ne le dira pas, mais accrocher le SAHB serait la plus belle façon de le faire !

A.V
Source DNA

12 septembre 2010

Vu de Semur: Dans un match qu’il pouvait

    Vu de Semur:

Dans un match qu’il pouvait accrocher, le HBC Semur a laissé échapper trois points pour sa première apparition en D2.

     On attendait du spectacle, pour ce premier match en D2 dans l’histoire du club du HBC Semur, vieux de 42 ans, le public de la petite salle des Sports a été servi. Les joueurs de Thierry Vamillier ont fait des débuts très remarqués, même si cette première s’est conclue par une défaite face à un prétendant à la montée

     Et pourtant tout avait vraiment mal débuté, pour les Côte-d’Oriens. Sans doute un peu stressés par l’événement, ils perdaient deux ballons aussitôt exploités par Salami (0-2, 2’). Un coup de tomahawk qui, heureusement, ne se transformait pas en coup de tonnerre. Sous l’impulsion de Mocanu et Dewit, les Bourguignons revenaient à hauteur (2-2,6 e).

Exclusions fatales

       Face à un adversaire dont la défense ne montrait pas forcément de signes de relative quiétude, Marlin mettait ses coéquipiers sur orbite, mais Sélestat ne craquait pas et maintenait la pression par Ostarcevic (6-6, 14 e).
       Semur continuait à harceler la défense alsacienne malgré la vigilance d’Ivezic et faisait finalement le break sur deux nouveaux ballons bêtement perdus (10 en 23 minutes) aussitôt exploités par Marlin et Verdier (12-9, 23 e).
        Semur ne réussissait pourtant pas à passer la vitesse supérieure. Sélestat retrouvait un peu de mordant en défense et profitait des erreurs adverses pour revenir grâce à Foubert et Salami (13-13, 27 e), avant que Mocanu n’offre un léger avantage à la pause (16-15)
        Recadrés en défense par Le Gall, les Alsaciens imposaient plus de physique au retour des vestiaires. Le choix semblait porter ses fruits face à un Marlin, nettement moins en vue. Mais Semur trouvait la parade et exploitait au mieux les balles perdues du SAHB pour s’offrir un nouveau break par Mocanu et Sarr (21-19, 41 e).
       Mais les exclusions temporaires allaient changer complètement le cours de la rencontre. Une erreur de banc à la 48 e (joueur rentré avant le terme de l’exclusion) plaçait les Semurois en infériorité numérique à 4 contre 6. François-Marie et Beauregard ne rataient pas l’occasion d’infliger un 5-1 aux Côte-d’Oriens (22-25, 51 e, puis 24-27, 56 e). Une erreur que les Semurois n’allaient jamais pouvoir effacer. Les hommes de Thierry Vamillier ont fait, hier soir, le dur apprentissage de la D2.

Georges SANTOS de Le BIEN PUBLIC.

25 mai 2009

Un au revoir, pas un adieu


       LCosece Cosec Eugène Griesmar a accueilli hier sa dernière rencontre de première division de handball. Toutefois, la saison prochaine, les premières rencontres auront encore lieu dans cette enceinte, les travaux de la nouvelle salle ayant pris du retard.

      La dernière rencontre de la saison à domicile devait être une fête. Les Nîmois en ont décidé autrement. La défaite concédée hier (21-25) offre une sortie en queue de poisson au Cosec Eugène Griesmar, qui vivait son dernier match en LNH*. Tout avait pourtant été prévu.
      Une fois n'est pas coutume, Germain Spatz, président du club, était au centre du terrain pour accueillir les joueurs à leur entrée sur le parquet. Après les joueurs, bénévoles et supporters ont eux aussi pu fouler le sol de l'enceinte qu'ils font vivre tous les quinze jours. Le speaker a ensuite salué les joueurs qui ne porteront plus le maillot violet la saison prochaine. Bref, tout était réuni pour que les émotions se succèdent jusqu'à la victoire du SAHB. Du moins l'espérait-on.
     Quelques signes laissaient peut-être entrevoir cette fin malheureuse. Le Cosec a mis du temps à se remplir. Et lui, habituellement si bouillant, n'a pas semblé dégager la même force que d'ordinaire. Bien sûr, les supporters ont donné de la voix. Mais il manquait un petit quelque chose.
     Alors qu'il était écrit que cette rencontre face à Nîmes serait la toute dernière dans cette enceinte, les intempéries en ont, elles aussi, décidé autrement. Depuis quelques semaines, on sait que le Cosec Eugène Griesmar accueillera les premières rencontres de D2 à la rentrée prochaine. Initialement prévue en septembre, l'inauguration du nouveau palais des sports est repoussée au 24 octobre.
     Le Cosec Eugène Griesmar reverra donc Michal Salami, Baptiste Butto et leurs coéquipiers. Mais pas Bastien Arnaud. Le pivot sélestadien s'est en effet engagé avec... Nîmes la saison prochaine, après « six ans de bons et loyaux services. On a un peu de regrets de ne pas avoir pu offrir une victoire au public pour ce dernier match ici. De cette salle, je n'ai pas un souvenir en particulier, c'était un souvenir à chaque fois. En dépit de la saison difficile qu'on a connue, les supporters sont restés là et ont continué à faire de cette salle une vraie cocotte-minute. »

Florent Estivals
Source DNA

8 décembre 2009

Après Sélestat / Paris

En signant samedi soir son match le plus abouti depuis le début de la saison et de surcroît face au leader parisien battu (31-27), le SAHB a réussi une démonstration de force qui lui permet de se forger des arguments dans l’éreintante course vers la montée en D1.

Victoire

C’est dans les moments clés d’une saison que l’on reconnaît les grandes équipes. Et comme la réception de Paris, le coleader qui restait sur une série de cinq victoires d’affilée, en était un, la démonstration alsacienne est de nature à booster une équipe qui n’avait pas encore véritablement dévoilé ses possibilités. C’est fait depuis samedi soir. Depuis que Paris est reparti la tête basse du Cosec après une défaite par quatre buts d’écart. Après un petit bijou de match que Sélestat a pratiquement maîtrisé durant une heure puisque le SAHB n’a été mené qu’à deux reprises (6-7 à la 19 e et 17-18 à la 39 e).

Un vrai match d’équipe

Quand les Parisiens sont parvenus à effacer en l’espace de cinq minutes un retard de cinq buts au retour des vestiaires, plus d’un spectateur s’est mis à douter. Mais les hommes de Jean-Luc Le Gall ont su parfaitement rebondir. « Dans un match comme celui-là, il y a toujours des bascules. L’important, c’est d’avoir su régler le problème, se réjouit l’entraîneur des Violets. Psychologiquement, on était là. Un ami qui ne connaît pas le handball a parfaitement analysé la rencontre en me confiant qu’il avait trouvé les Parisiens bien meilleurs individuellement, mais que nous leur étions supérieurs collectivement. Nous n’avons pas forcément été plus forts sur un plan tactique mais dans la constance. Car on a su régler nos temps faibles. En attaque, quand un joueur n’était pas bon, un autre a su prendre le relais. Cela a été le cas de Quentin Eymann qui a joué comme un grand au relais de Jordan François-Marie. Et sa place sur l’aile droite a été comblée par un Sébastien Gallotte qui a fait son meilleur match depuis que je suis là. Robin Foubert ne rate pas son match ce qui m’a permis de laisser Christian Omeyer au poste de pivot où sa défense sur Sorhaindo a été proprement magistrale. Bref, nous avons livré un vrai match d’équipe. »
Ses joueurs auraient pourtant pu craquer dans les moments difficiles, dans un match où l’enjeu était de taille puisqu’après la défaite à Aix, un succès était devenu indispensable.

Une équipe qui gagne

Mais Jean-Luc Le Gall a voulu relativiser cette donnée dans son discours d’avant match. Quelques instants avant l’entrée sur le parquet, il s’est servi de la vidéo pour rappeler à ses joueurs ce qu’il attendait d’eux. En repassant des images de leur début de match euphorique face à Mulhouse. Cela lui a permis de leur faire passer un message qui a été reçu cinq sur cinq. « Je leur ai dit : regardez, quand on évolue de cette manière, ça fait 7 à 1 et on ne peut que gagner. Je ne voulais pas voir une équipe qui joue, mais une équipe qui gagne. Ce n’est peut-être pas ça qui a tout changé, mais il n’empêche que les joueurs ont eu le comportement que j’attendais d’eux. » Et le 7-1 a été bien réel lorsque le score est passé de 6-7 à la 19 e minute à 13-8 à la 27 e.

Confirmer à l’extérieur

En jouant en équipe, en s’appuyant sur une défense solide et bonifiée par un Francis Franck comme aux plus beaux jours, Sélestat a su être patient et adroit en attaque pour quérir un succès qui relance l’équipe à deux journées de la trêve avant un délicat déplacement vendredi à Billère qui fait figure de leader virtuel en raison d’un match en retard à Saintes. « On ira dans le Béarn, forcément avec de l’ambition. On tient désormais notre match référence à domicile, il faudrait maintenant qu’on réussisse aussi notre match référence à l’extérieur, » espère le coach sélestadien.
Si ses joueurs gardent leurs bonnes dispositions de samedi soir, ils pourraient y réaliser une excellente opération dans ce championnat où les huit premiers se tiennent en trois points !

Christian Weibel

17 septembre 2010

Avant la rencontre, vu d'Aix

Un premier choc

         Une semaine après sa nette victoire contre Vernon, le PAUC dispute samedi soir à Sélestat son premier gros match de la saison, dans ce qui constitue l'affiche de cette 2e journée de Pro D2 entre deux concurrents à la montée.

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          Un mois après leur confrontation amicale, les deux équipes se retrouvent à nouveau nez à nez sauf que cette fois-ci le résultat ne comptera pas pour du beurre. Le 17 aout dernier en pleine préparation estivale, le Pays d'Aix Université Club, amputé de plusieurs éléments, dont ses deux internationaux algériens Labane et Hamad, s'était logiquement incliné sur le score de 27 à 31.
        Samedi soir (20h00), les Universitaires aligneront une équipe pratiquement au complet. Seuls Vincent Vially, qui se remet de sa blessure à la cheville et Jean-Baptiste Ong, trop juste physiquement, manqueront à l'appel.

       Forte de son large succès contre le promu normand vendredi dernier à Louison Bobet, c'est une équipe aixoise sereine et détendue qui aborde ce premier choc de la saison. "Nous avons su mettre du rythme tout au long de la rencontre. Cela nous a permis de nous imposer largement face à une équipe de Vernon fragilisée aussi par l'absence de deux joueurs" fait remarquer Didier de Samie. Le coach a profité de cette semaine pour récupérer son arrière gauche Alexandre Pongérard. L'ancien Montpélliérain sera un atout précieux aussi bien en attaque qu'en défense.  Car contre Sélestat, les Aixois s'attendent à un tout autre rapport de force."Comme nous, Sélestat annonce la montée et elle en a les moyens. C'est une équipe qui a peu bougé durant l'intersaison contrairement à nous. Trois joueurs confirmés sont venus renforcer les rangs (NDLR Arnaud Freppel, Vladimir Ostarcevic et Obrad Ivesic). De ce fait la mayonnaise prend plus rapidement. Nous concernant, nous allons monter en puissance progressivement".

Les Aixois savent que la rencontre sera dure, mais ont le potentiel pour chercher un résultat. "Si on baisse ponctuellement d'intensité, nous serons en difficulté et il faudra davantage serrer le jeu". Les coéquipiers de Stéphane Clémençon le savent, face à une solide formation alsacienne, dans un environnement hostile, ils devront répondre au combat physique et livrer un match plein pour espérer prendre l'ascendant sur leur rival.

P.B source Pays d'Aix

11 septembre 2010

Le match vu par la Bourgogne; dans le gran bain

Pierrick Verdier est l’une des six recrues de ce HBC Semur new-look en D2. Photo Maud Grandjean

        Le HBC Semur fait ses premiers pas en D2 à domicile face à Sélestat, l’un des prétendants à l’élite. Ça commence fort.

     Comme chaque soir depuis trois saisons, le HBC Semur fera le plein à domicile. Ce soir, pour son premier match en Pro D2 de son histoire, les dirigeants du club auxois - monté de N3 en D2 en 5 saisons - auraient sans doute pu doubler (même tripler) la capacité de la salle en terme de public. Malheureusement, ils ne seront que 500 ou 600 spectateurs chanceux à pouvoir assister aux premiers pas du HBCS.

      Et pour ce moment historique, le public semurois a été gâté puisque le premier hôte de la petite salle des Sports de la rue du Champ-de-Foire, n’est autre que Sélestat, un ancien grand pensionnaire de la D1, il y a encore deux saisons. Une équipe alsacienne qui compte bien retrouver la D1 masculine et s’annonce d’ailleurs comme l’un des principaux favoris pour la montée.

Des joueurs d’expérience

     Et si le HBC Semur ressemble au petit Poucet de cette D2, la perspective d’affronter la formation du Bas-Rhin n’effraie en rien Thierry Vamillier, l’entraîneur semurois. « Je préfère commencer d’entrée face à un gros que face à des adversaires comme Nanterre ou Villeurbanne où on aurait une obligation de victoire. Si on gagne face à Sélestat ce sera un exploit. Au moins avec ce match on rentre de plain-pied dans la Pro D2. »

     On connaît toutefois l’esprit compétiteur du technicien semurois qui ne fera aucun complexe face à une équipe aussi solide que Sélestat. D’autant qu’il peut compter dans ses rangs sur l’expérience de joueurs habitués aux joutes de D2, voire de D1, comme Mocanu, Benkhala, Dewit, Verdier ou encore Roche. « On sait que la D2, c’est plus physique qu’il y a plus d’intensité », souligne Thierry Vamillier. « Globalement, on a réalisé une bonne préparation, on a bien travaillé. Il y a un stress de débuter, mais du bon stress. Les matches amicaux sont désormais derrière nous, maintenant les joueurs ont vraiment hâte d’en découdre. » Et sur ce point, ce soir, ils vont être bien servis.

lebienpublic.fr

20 septembre 2010

Retour sur la 2eme journée: côté Sélestadien !

Cette équipe tient la route !

         La route est encore longue jusqu’au but. Et ce n’est pas parce que les deux premières journées ont permis d’engranger la totalité de l’enjeu qu’il faut s’enflammer. Mais ce qui est pris n’est plus à prendre et, surtout, ces deux premiers succès collent parfaitement avec le projet du club qui est bien décidé à finir dans l’ascenseur vers la D1.

Ostarevic_et_Jean_Legall
Après avoir eu du mal à se mettre en route, le SAHB a parfaitement négocié la deuxième partie du choc face à Aix, l’un de ses principaux rivaux, pour remporter une seconde victoire d’affilée et confirmer ainsi ses prétentions.

              Entamer victorieusement une saison à domicile, de surcroît quand on n’avance pas masqué, n’est jamais simple. Car la pression est forcément sur vos épaules. Est-ce ce qui a valu aux Sélestadiens de jouer à l’envers pendant les vingt premières minutes (5-10) ? Peut-être. Toujours est-il que les Violets ont su surmonter ce handicap initial pour renverser une situation compromise et faire chavirer leur public de bonheur après l’avoir fait passer par d’autres états d’âmes.

Une défense solide

« Nous avons effectivement connu un premier quart d’heure assez difficile, acquiesce l’entraîneur Jean-Luc Le Gall. Nous avons perdu une bonne demi-douzaine de balles rien que dans cette période en ratant des sept mètres et plusieurs contre-attaques. Les gars ont eu le mérite de ne pas se désunir à ce moment-là d’autant que c’était costaud en face. »

La défense qui reste l’un des points forts de Sélestat n’a pas sombré et à su pallier les errances de l’attaque. « Nous n’avons encaissé que dix buts dont quatre en contre-attaques dans cette première période, ce qui nous a permis de rester dans le coup. » Malgré un côté droit en dessous de son niveau habituel, le SAHB a, petit à petit, réussi à sortir la tête de l’eau pour regagner les vestiaires avec un écart de deux buts (8-10). « L’aspect mental a été primordial et je me félicite aussi du travail d’un Omeyer ou d’un Foubert qui ont été particulièrement précieux dans ces moments de doute. Je note que c’est avec une configuration de la saison dernière que nous avons stoppé l’hémorragie ce qui prouve la richesse de notre effectif. »

Ostarcevic : la vitesse supérieure

            Le second acte a été beaucoup plus propre. Au plus fort de sa domination, le SAHB a passé un terrible 7-0 à des Aixois médusés, pour mettre définitivement le couvercle sur la cocotte.

            Grâce à un Ostarcevic qui n’a pas manqué son premier rendez-vous officiel devant son public en étant l’auteur de la moitié des buts alsaciens de cette deuxième période grâce à huit buts en autant de tirs. « Vlado s’est montré à la hauteur de ce qu’on attendait de lui, se réjouit son entraîneur. On a pu voir qu’il est capable de nous faire passer à une vitesse supérieure. Mais ce qui est intéressant à mon avis, c’est qu’il a pu s’appuyer pour cela sur le travail de tous ses coéquipiers. Et s’il a fait basculer le match, c’est un collectif qui s’est imposé. »

            Un groupe qui devrait pouvoir s’appuyer dès la prochaine sortie à Vernon, sur le retour de Freppel. Pour tenter de poursuivre la bonne série qui dure depuis huit matches (6 victoires, deux nuls) si l’on tient compte de la fin de la saison dernière.

Christian Weibel
source L'Alsace

10 octobre 2010

Sélestat continue de tracer sa route !

SAHB 31/25 NANCY

Sélestat Alsace Handball/ ASPTT Nancy
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            Jordan François-Marie et ses coéquipiers de Sélestat ont parfaitement rempli leur contrat en ne laissant aucune chance à Nancy. Photo Thierry Gachon             

       En maîtrisant parfaitement son face à face contre Nancy, le SAHB a continué, hier soir à domicile, son parcours sans faute et enquillé une cinquième victoire consécutive qui conforte sa première place au classement de la Pro D2.

       Le SAHB a été reçu cinq sur cinq, confirmant sa position de leader d’une division où ses poursuivants se neutralisent. Si bien qu’au bout de cette cinquième journée, les Alsaciens peuvent parader puisqu’ils ont déjà creusé un bel écart sur leurs poursuivants. Leur dauphin Créteil, le relégué de la D1, compte déjà trois points de retard. Et le peloton des troisièmes en a quatre. Même si ça ne garantit rien, c’est toujours ça de pris. La prochaine journée s’annonce d’ailleurs déterminante avec un déplacement à Créteil où un nouveau succès constituerait un bonus supplémentaire alors qu’une défaite n’empêcherait même pas les hommes de Jean-Luc Le Gall de conserver leur fauteuil de leader.

Des retrouvailles réussies

        C’est qu’en l’emportant hier soir, contre un concurrent direct pour la montée qui compte désormais déjà trois défaites, les Sélestadiens ont encore une fois confirmé qu’ils avaient les moyens de leurs ambitions. Car à l’exception des premières minutes où Nancy s’est trouvé deux fois en tête (0-1 et 1-2), le reste de la rencontre a toujours vu le SAHB en tête au tableau d’affichage.

        Cette victoire n’a pourtant pas été facile à arracher. Car les Lorrains leur ont fourni une bonne réplique jusque dans les ultimes minutes. Avec une défense rugueuse qu’il fallait oser percuter pour gagner son pain. Certains y ont pris des pains, d’autres ont marqué des points. À l’image d’un Jordan François-Marie (9 buts pour 15 tirs) et d’un Arnaud Freppel qui, pour son grand retour sous le maillot sélestadien, a marqué ses retrouvailles d’un magnifique sans faute (6 sur 6). Tous leurs coéquipiers se sont d’ailleurs mis en valeur et au service du collectif en étant impeccables aux tirs comme Robin Foubert et Valentin Aman (3 sur 3) sans oublier la solide prestation d’Obrad Ivezic dans les buts (17 arrêts).

       Et si le métronome du jeu sélestadien, Vlado Ostarcevic, était beaucoup moins inspiré que d’ordinaire, cela n’a pas nui au rendement de la belle mécanique sélestadienne qui a su aussi combler l’absence d’Olivier Jung qui prendra plusieurs semaines à soigner une fracture au pied.

Un collectif qui assure

     Ce match linéaire a donc été parfaitement négocié par les partenaires du nouveau capitaine, Frédéric Beauregard, très actif et précieux, lui aussi, sur le flanc gauche avec ses six buts et son activité constante.

     Rien n’était encore fait à la pause puisque le SAHB ne pouvait se reposer sur ses deux buts d’avance (13-11). C’est la raison pour laquelle, les Alsaciens appuieront encore un peu plus fort sur l’accélérateur dès le retour des vestiaires (17-13, 37 e). François-Marie portera même l’écart à cinq buts (22-17) au milieu de la deuxième période. Nancy, qui avait perdu son capitaine Henry dans la bataille à la 47 e minute, ne pourra plus revenir au contact et concéder une défaite tout à fait logique (31-25).

Christian Weibel
Source L'alsace

Classement après 5 journées:
class_5_journee

     


31 octobre 2010

« Une autre dimension ! »

 Depuis quelques mois, les événements se sont enchaînés pour le Strasbourgeois Antoine Gutfreund : son bac ES en poche, les premiers Jeux olympiques de la jeunesse avec l'équipe de France cet été à Singapour, et puis... ses premiers pas au centre de formation de Montpellier.

        Antoine Gutfreund, ici lors des Jeux méditerranéens avec l'équipe de France, souhaite se faire sa place à Montpellier, le plus grand club français. (-)

         Antoine Gutfreund est le premier à le reconnaître : Montpellier « c'est une autre dimension », avec un suivi individuel des joueurs et surtout des exigences beaucoup plus poussées, notamment au niveau du physique.
        « C'est encore plus professionnel qu'avant, insiste le Strasbourgeois. On a quatre séances de physique par semaine. Pour moi, ça change, car à Sélestat j'étais encore en Terminale. Donc, je n'avais pas autant le temps de faire des exercices. »

« D'être en jeu avec Guigou, Karabatic... c'est énorme ! »

      Et puis Montpellier, c'est aussi l'occasion de côtoyer de grands joueurs professionnels. Ce qu'il a pu vivre l'espace de quelques minutes dès la première journée de championnat face à Cesson.
« Patrice Canayer (le coach du MAHB, ndlr) m'a dit de m'entraîner avec eux la veille et c'est venu précipitamment. J'étais très honoré, savoure le Bas-Rhinois. D'être en jeu avec Guigou, Karabatic... c'est énorme ! » Même si ses statistiques ont mis en avant l'ampleur du travail qu'il lui reste à réaliser. « La salle pleine, ce n'est pas facile à gérer, et de faire zéro sur deux aux tirs, ça m'a montré que j'ai encore du boulot. »

Le Bac avant Montpellier

           Imprégné de la passion de sa mère depuis son plus jeune âge, Antoine Gutfreund n'a jamais cessé sa progression depuis la signature de sa toute première licence à la Robertsau, à seulement six ans.
          Après dix années passées à l'ASL, il décline le projet de Patrice Canayer, en 2009, pour intégrer Sélestat avec la possibilité de jouer quelques matches en D2 et surtout de pouvoir passer son Bac en Alsace.
           Diplôme en poche, l'opportunité d'intégrer le centre de formation héraultais était plus difficile à refuser. Antoine Gutfreund s'est laissé séduire et s'est inscrit dans une formation STAPS à Montpellier, qui propose un aménagement pour concilier études et centre de formation.

« Pas toujours facile d'être loin de chez soi » 

         « Ce n'est pas toujours facile d'être loin de chez soi, admet-il. Mais je n'ai pas du tout eu de problème d'intégration. J'avais déjà des amis au centre de formation et plusieurs joueurs recrutés étaient en équipe de France. »
        « Et puis la N1 (championnat dans lequel évolue la réserve, ndlr) me correspond bien en ce moment. La D2, c'était encore un peu trop haut pour moi, donc j'ai trouvé plus intéressant d'avoir du temps du jeu. Il y a peu de concurrence à mon poste d'arrière droit. J'aimerais bien, déjà, prendre une place importante au sein de l'équipe réserve et devenir un pilier. »
        Antoine Gutfreund ne cache pas ses ambitions et son envie de progresser pour continuer son ascension et vivre des expériences enrichissantes comme celle des Jeux olympiques de la jeunesse cet été avec l'équipe de France à Singapour, d'où il est rentré médaillé.

« Inoubliable ! »

      « Une médaille de bronze, c'est toujours important. Mais on avait vraiment une équipe pour être champions. Perdre d'un but en demi-finale, c'est dommage, regrette-t-il. Après, sur le plan humain, c'est énorme. Avec une délégation de 3 600 athlètes et le contexte Singapour : inoubliable ! »
En lice toute cette semaine au tournoi Pierre Tiby avec les jeunes espoirs français, Antoine Gutfreund a assis sa place de titulaire au cours des trois dernières années. Ambitieux, il ne devrait pas manquer de se faire remarquer à Montpellier.

Thomas Bourgois
Source DNA.

22 novembre 2010

Angers- Sélestat: 25-25 : Les Sélestadiens se sont-ils vus trop beaux ?

        Si perdre un point chez le dernier n’est pas infamant dans le contexte particulier de la Pro D2, concéder le match nul (25-25) à Angers après avoir compté jusqu’à neuf buts d’avance est bien plus grave et pose des questions sur la fiabilité du SAHB.

Lâcher un point chez le dernier du classement a de quoi donner mal à la tête à Jordan François-Marie et au SAHB. Photo Denis Werwer

        Ils avaient déjà laissé des plumes contre Villeurbanne, une semaine plus tôt, sans conséquence à l’arrivée puisqu’ils l’avaient emporté sur un écart flatteur de six buts. Huit jours plus tard, les Sélestadiens se sont finalement brûlés les doigts à Angers en y abandonnant un point à la lanterne rouge de la Pro D2 qui n’en avait conquis que trois sur dix-huit possibles jusqu’au passage du leader dans sa salle.

       Un leader qui avait d’ailleurs rapidement affirmé son statut en écartant toute contestation possible pour s’ouvrir la voie d’une victoire facile (1-9) au terme du premier quart d’heure. Un peu trop facilement peut-être si l’on se réfère aux explications de Jean-Luc Le Gall, l’entraîneur du SAHB. « Il faut reconnaître qu’il n’y avait aucune opposition en face durant ces premières minutes. C’était une équipe bis d’Angers qui avait visiblement un gros complexe d’infériorité face à nous. Il nous suffisait de monter la balle et à chaque fois on trouvait la bonne solution pour marquer. C’était propre. » Presque trop simple pour ne pas tomber dans le piège de la facilité.

« C’est grotesque »

       Et c’est ce qui s’est passé au cours d’une seconde période catastrophique pour des Alsaciens qui n’y étaient plus du tout. L’écart était pourtant toujours de neuf buts en faveur de Sélestat à la 34 e minute (8-17). Avant que l’inexplicable ne se produise. Un irréel 17-8 en moins de 27 minutes en faveur du dernier de la classe. D’une équipe qui s’était pratiquement tiré une balle dans le pied dès les premières minutes du match. « Ils n’avaient plus rien à perdre en revenant sur le parquet en seconde période et ils ont donné tout ce qu’ils avaient. Et nous n’avons pas su répondre au défi, regrette le coach. Possédé une avance aussi importante et la dilapider pour faire match nul, c’est vraiment grotesque. »

        Si les conséquences au classement ne sont pas encore trop graves puisque le SAHB pointe toujours au sommet du classement au terme de la dixième journée, il commence néanmoins à voir les silhouettes de ses deux poursuivants de plus en plus grand dans son rétroviseur. Créteil et Mulhouse n’étant désormais plus qu’à une longueur. Ce coup d’arrêt dans sa série victorieuse va peut-être faire l’effet d’un rappel à l’ordre à un groupe qui commençait peut-être à rentrer dans une certaine routine. À ronronner.

« La leçon n’a pas été retenue »

        Pourtant la précédente prestation contre Villeurbanne aurait déjà dû rendre les joueurs attentifs à un possible retour de bâton. « On ne peut pas dire que les joueurs aient manqué d’humilité mais je crois qu’inconsciemment ils se sont vus plus beaux qu’ils ne l’étaient. Le rendez-vous manqué contre Villeurbanne était déjà un avertissement sans frais. La leçon n’a pourtant pas été retenue. L’ensemble de l’équipe a manqué à la fois d’investissement et d’engagement. »

       En se montrant incapable de gérer une situation plus que favorable au point d’encaisser 19 buts rien qu’au cours de la seconde période. Un véritable gâchis que les Sélestadiens ont payé au prix fort dans les dernières secondes de la partie. Après un intermède Coupe de France, la semaine prochaine, il leur reste désormais trois matches dont deux à domicile pour redresser la tête. Ils doivent bien cela à leurs fidèles supporteurs qui ne comprendraient pas comment une machine aussi sophistiquée pourrait se gripper aussi facilement. On plaide pour l’accident de parcours. Mais il ne faudra pas recommencer.

Christian Weibel

29 octobre 2010

Thierry Omeyer : Simplement le meilleur de tous les temps !

                  La bonne nouvelle est tombée hier au soir, Thierry Omeyer (ancien portier de Sélestat) a été élu meilleur gardien de tous les temps par la fédération internationale.

                                                                    

       Nous l'espérions fortement, nous y avons cru ! Fallait-il que les votes des internautes sur le site de l'IHF aillent dans ce sens, et ça été le cas.  Thierry Omeyer remporte haut la main un titre supplémentaire même si celui-ci reste symbolique. Tout de même, avec 93% de vote en sa faveur, ce sondage prouve qu'il est bien le meilleur gardien de tous les temps au yeux du monde entier. Il devance largement le Russe Andrej Lavrov, l'Allemand Andreas Thiel et le Suédois Mats Olsson.

Un encouragement pour le mondial

        Après le titre de meilleur joueur mondial de l'année 2008, c'est une nouvelle consécration pour Titi qui aura , 34 ans dans trois jours.  Champion olympique (2008), double champion du monde (2001, 2009) et d'Europe (2006, 2010), il reste malgré tout assoiffé de titres et ne compte pas s'arrêter là. Son prochain objectif étant un nouveau trophée au mondial prochain.

Cliquez sur la vidéo pour voir de superbes arrêts:

Titi
       















N'oubliez pas, vous pouvez laisser vos commentaires car le site vous appartient.
Ensemble, rugissons de plaisir pour notre titi national.

Fred

6 novembre 2010

Résultat vu de Saintes: Un échec qui fait mal

       Face aux leaders, les hommes de Franck Maurice n'ont jamais véritablement craqué. Ils s'inclinent toutefois sur la plus faible des marges.

 Ferreiro et ses coéquipiers ont souvent couru après Sélestat. Ils l'ont payé en fin de rencontre. photo Laurent Jahier
Ferreiro et ses coéquipiers ont souvent couru après Sélestat. Ils l'ont payé en fin de rencontre. photo Laurent Jahier

            Six victoires pour une seule défaite (face à Créteil), tel était le bilan de Sélestat avant sa venue à Saintes. Les Alsaciens, récemment relégués mais solides prétendants à la montée, ont débarqué en Saintonge en étant précédés d'une solide réputation. Avec ses anciens joueurs de LNH et quelques étrangers venus à l'intersaison, les Saintais pouvaient craindre le pire. Et c'est justement le qui s'est produit hier soir.

          Malgré de nombreux renseignements fournis par des séances vidéos et un jeu vu et revu à la loupe, l'inquiétude saintaise paraissait légitime à quelques heures du coup d'envoi. « Si l'on gagne, ce sera un exploit », avouait Franck Maurice, l'entraîneur des maritimes. Mais d'exploit il n'y eut point, face à cette équipe taillée pour la montée.

            Cette rencontre a débuté sur un rythme lent, comme si les deux équipes s'épiaient. Puis Sélestat a ouvert la marque grâce à Beauregard, Ostarcevic puis Salami. Les Saintais étaient cueillis à froid (3-0, 4e), mais réagissaient par Kieffer puis, bien imité par Sincère. Or ces deux joueurs échouaient dans leurs tirs deux minutes plus tard, en trouvant la barre transversale. Bien servi par Dupil, Kieffer trompait à nouveau Ivezic. Puis Alaimo remettait les deux équipes à égalité (5-5, 12e). La rencontre était enfin lancée. La défense des maritimes se montrait solidaire. Dès lors, les deux formations n'allaient pas se quitter. Le score allait être régulièrement de parité jusqu'à la 20e minute.

Confusion

         Puis survint cet incident, dont François Marie semblait être à l'origine. De la main et de la voix, il menaçait Dupil. Une petite friction sans gravité, mais qui obligeait les deux arbitres à remettre de l'ordre sur le parquet du Grand-Coudret, avec quelques exclusions à la clé (Dupil, Uljina, François Marie). Dans des conditions de jeu difficiles, les Saintongeais parvenaient à ne pas se laisser distancer (10-11 puis 12-14 à la pause). À la reprise, les Alsaciens parvenaient toutefois à creuser sensiblement l'écart (17-22, 39e). On se rendait coup pour coup sur le parquet saintongeais, jusqu'à ce que le jeu devienne haché. Les exclusions pleuvaient, de même que les interruptions de jeu.

          À ce petit jeu, les Alsaciens se retrouvaient plusieurs fois en infériorité numérique. Et finalement, les Saintais parvenaient à égaliser (26-26, 53e). Le match allait se terminer une nouvelle fois dans la confusion. Et les Saintais, malgré leur supériorité numérique (à six contre quatre) échouaient sur le fil (27-28). Le hold-up n'est pas illogique, de même qu'une défaite contre Sélestat. Toutefois, cela fait plus mal lorsque le score est si serré. Saintes devra s'en relever.

Source journal Le Sud Ouest

27 septembre 2010

Retour sur la 3eme journée: côté Sélestadien !

Vernon 25 / 36  SAHB

Vernon HB / SAHB

         Jung

       Alors qu’on s’attendait à un match difficile à Vernon, l’écueil normand a été franchi sans peine par une équipe de Sélestat qui ne partage plus sa place de leader de la D2 qu’avec un seul club : le surprenant promu, Nanterre.

          À y regarder de près, on peut se demander si le plus dur, ce week-end pour Sélestat, n’a pas été le déplacement en lui-même plutôt que son match à Vernon. S’il n’a pas été plus pénible de se « taper » 600 kilomètres aller-retour en bus en partant vendredi en début d’après-midi pour revenir en Alsace au bout de la nuit de samedi à dimanche. Car la rencontre face au promu normand s’est déroulée sans le moindre souci.

Proche d’un record dans l’Eure

        Au bout de dix minutes, le SAHB s’était déjà placé sur l’orbite d’une troisième victoire consécutive (2-7) qui ne laissait déjà planer aucun doute à la mi-temps (11-21). Le seul risque que pouvaient courir les hommes de Jean-Luc Le Gall était de se relâcher. Mais ses joueurs ont suivi ses conseils en « faisant le métier » comme l’avait recommandé leur coach, si bien qu’à l’arrivée, la facture est lourde pour les locaux de Quintallet, balayés sur un écart de 12 buts (25-37) que Sélestat n’a pas souvent eu l’occasion de réussir. Il faut en effet remonter cinq ans et demi en arrière pour trouver la trace d’une victoire sélestadienne sur un plus grand écart : c’était le 26 février 2005 en D1 contre Saint-Raphaël qui s’en était retourné sur la Côte avec un 40-27 dans ses valises.

         Le SAHB a donc frappé fort dans l’Eure. Confirmant son statut de favori pour les premières places et la qualité de son effectif que Jean-Luc le Gall n’a pas manqué de faire tourner. « Avec une troisième victoire en trois matches, on ne peut qu’être heureux de ces premiers résultats, se réjouit Olivier Jung, d’autant qu’Aix, un concurrent direct, fait partie de nos victimes. Cette fois encore, nous avons construit ce succès grâce à une défense efficace. Et on peut compter sur Ivezic (NDLR : 18 arrêts à 46 %) dans les moments où on se troue. Ça nous a permis de réussir de bonnes montées de balle et de prendre assez rapidement nos distances. »

       Les Sélestadiens n’ont jamais relâché leur pression pour culminer à 16-30 à un quart d’heure de la fin. « Nous nous sommes servis des erreurs que nous avions commises lors des matches de préparation en Suisse où nous étions arrivés à la mi-temps avec presque une dizaine de buts d’avance avant de faire match nul. Il n’était pas question de les renouveler. »

       Celui qui porte cette année le brassard de capitaine alors qu’il n’a que 22 ans et ne compte que trois saisons en équipe « une » affiche, comme tous ses coéquipiers, une volonté sans faille d’atteindre l’ambitieux objectif d’une montée à l’étage supérieur.

Un exemple à suivre

         Sans s’enflammer pour autant. « Notre bon début ne veut rien dire puisque nous n’en sommes qu’à la troisième journée. Nous en sommes tous conscients. On attendra la dernière journée pour faire les comptes. » On y verra déjà plus clair à la trêve lorsque le SAHB aura affronté toutes les autres équipes. La saison dernière, Sélestat avait aussi brillé en début de parcours en alignant quatre succès de rang entre la deuxième et la cinquième journée, avant de baisser de rythme.

         C’est pourquoi, chacun s’attache à faire le maximum pour l’équipe. À l’image de son capitaine, Olivier Jung. « Jean-Luc Le Gall m’a confié le brassard lors des matches de préparation. Ça devait être provisoire mais il a voulu que je le garde en m’expliquant que je suis un exemple pour le groupe car je me donne toujours à fond à l’entraînement. Personnellement, je ne me mets pas de pression à cause de ça. D’autres joueurs, comme Beauregard ou Christian Omeyer, ont l’habitude de parler dans le vestiaire. Moi, je signe la feuille de match et j’essaye de rassembler l’équipe dans les moments difficiles. Mais, pour l’instant, on n’en a pas encore connus. Et c’est tant mieux. »

Christian Weibel
Source L'Alsace.

Le classement détaillé : cliquez ici

21 janvier 2011

Présentation tournoi 2011: Le programme

       La première soirée du tournoi international du SAHB se déroulera à Illkirch et à Mutzig ce samedi avant un retour au CSI pour les finales dominicales.

 

Ce week-end Tom Huljina et Jordan François-Marie tenteront d’enfoncer les défenses adverses pour aider le SAHB à remporter son tournoi. Archives Denis Werwer
Ce week-end Tom Huljina et Jordan François-Marie tenteront d’enfoncer les défenses adverses pour aider le SAHB à remporter son tournoi. Archives Denis Werwer


      Pour voir évoluer Sélestat samedi à l’occasion de son match contre les Allemands de Friesenheim, il faudra se rendre du côté de Mutzig. C’est en effet la salle du docteur Schweitzer qui abritera cette rencontre programmée à 19h. Le deuxième match de cette première soirée du tournoi du SAHB aura lieu à la même heure à Illkirch (complexe du Lixenbuhl). Il opposera Saint-Cyr, le représentant de la LNH composée de très nombreux Alsaciens ou assimilés (Haegeli, Baran, Rognon et le coach Berthier) aux Croates de Banja Luka.

TSG_Friesenheim  vs  SAHB

                           TSG Friesenheim     /       Sélestat A HB
                              D1 Allemagne        /          D2 France
                                          Samedi 19h à Mutzig

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SAINT_CYR    vs        10313

                           Saint-Cyr       /        Borac Benja Luka
                          LNH France   /             D1 Bosnie
                                     Samedi 19h à Illkirch

      Tout ce beau monde qui évolue dans l’élite de ses championnats nationaux (Sélestat aspire à le retrouver en fin de saison) se retrouvera le lendemain au CSI. Dès 14h pour les perdants. A 16h pour les gagnants qui se disputeront un trophée que le SAHB a toujours remporté. Mais cette année, la concurrence s’annonce sévère.

Source L'Alsace.

4 mai 2009

Sélestat: si loin , si proche...

 

Malmenés en début de match, hier à Créteil, les Sélestadiens ont su se ressaisir avant de s’incliner d’un cheveu (31-29).

 

Les Sélestadiens ont du cœur. Ils l’ont — encore une fois — démontré hier à Créteil (31-29). Étrillés durant le premier quart d’heure, les hommes de Jean-Luc Le Gall ont su trouver les ressources mentales, techniques et physiques pour revenir dans la partie avant d’échouer à deux longueurs des Cristoliens.
« Je suis fier de mes joueurs », assura d’ailleurs l’entraîneur bas-rhinois à l’issue de cette rencontre de la 23 e journée de championnat. « Je n’ai rien à leur reprocher. Ils ont mis leurs tripes sur le parquet. Malheureusement, comme souvent cette saison, nous n’avons pas été récompensés. »
D’une éventuelle récompense pour le Sélestat Alsace Handball, il n’en était point question à l’issue des 15 premières minutes de jeu. Habitués des entames de match tonitruantes, les Franciliens n’ont pas dérogé à cette règle hier après-midi. Alors que les deux formations sont à égalité (3-3 à la 5 e), les Val-de-Marnais vont appuyer sur l’accélérateur et infliger un cinglant 7-0 en l’espace de huit minutes (10-3 à la 13 e). « Je m’y attendais », confie Jean-Luc Le Gall. « D’une part, parce que je connais Créteil. D’autre part parce que nous avons pris le bus à six heures du matin. Il est donc normal d’avoir les jambes cotonneuses en début de match. »

Un SAHB maître des débats

Pour stopper l’hémorragie, le technicien du SAHB demande un temps mort, harangue ses troupes, lance Milan Calic , à la place de Radek Motlik, dans les cages, et Grégory Martin, de retour après trois mois d’absence. Et petit à petit, la lanterne rouge du championnat reprend ses esprits pour atteindre la pause avec « seulement » quatre buts de retard sur Guéric Kervadec et ses coéquipiers (16-12).
En début de seconde période, les deux équipes se rendent coup pour coup. Puis les Violets, plus agressifs, vont devenir les maîtres des débats et réussir à réduire l’écart. À deux minutes du terme, les Bas-Rhinois reviennent même, grâce à un doublé d’Huljina et une réalisation de Baran, à une longueur des Franciliens (29-28). L’ancien Sélestadien Damien Waeghe leur répond dans la foulée (30-28). À trente secondes du coup de sifflet final, Michal Baran entretient une nouvelle fois l’espoir (30-29) avant que Benoît Henry ne scelle définitivement le sort du SAHB (31-29).

G.C.

Créteil – Sélestat : 31-29. Mi-temps : 16-12. Arbitres : MM. Bounouara et Thobie. Environ 600 spectateurs.
Exclusions pour deux minutes : Nikolic (20 e), Rigault (46 e) à Créteil ; Baran (10 e), Salami (11 e), Biloum (43 e), Omeyer (45 e), Arnaud (49 e) à Sélestat.
Créteil : Delamotte et Lemoinne (1 re à la 60 e, 11 arrêts) au but. Kervadec, Nikolic 2, Koch-Hansen, Bakekolo 2, Desgrolard 4, Limer, Arive 7 (dont 1 pen.), Portefaix, Rigault 3, Waeghe 3, Henry 10 (dont 2 pen.), Zouagui.
Sélestat : Motlik (1 re à la 13 e, 3 arrêts) et Calic (13 e à la 60 e, 13 arrêts) au but. Martin, Jung 5, Huljina 6, Eymann, Omeyer, Arnaud 2, Gallotte 1, Salami 1, Boillaud 2, Tschirret 2, Biloum 6 (dont 2 pen.), Baran 4.

Source Journal l'Alsace

17 octobre 2010

6eme journée: Le choc des costauds

CRETEIL  Vs  SAHB

  US Créteil    vs   SAHB

Soutenez le SA-HB sur HANDZONE dès 16h15

Pour celà, cliquez sur la photos           

            Une performance à Créteil passera obligatoirement par une bonne défense pour les Sélestadiens Vlado Ostarcevic, Christian Omeyer et Obrad Ivezic. Photo Thierry Gachon                          Une performance à Créteil passera obligatoirement par une bonne défense
pour les Sélestadiens Vlado Ostarcevic, Christian Omeyer et Obrad Ivezic. Photo Thierry Gachon

          La confrontation entre Créteil et Sélestat, cet après-midi à 16 h 15 en région parisienne, opposera non seulement le leader alsacien de la Pro D2 à son dauphin, mais aussi deux habitués de la D1 qui n’ont qu’une envie : y retourner le plus vite possible.

        Alors qu’ils ne savaient pas toujours où ils allaient mettre les pieds lors de leurs trois premiers déplacements chez des promus, les Sélestadiens ne seront pas dépaysés cet après-midi en poussant les portes du Palais des sports de Créteil. Et on ne parle pas spécialement de leur entraîneur, Jean-Luc Le Gall, qui a passé deux saisons à l’ombre des tours des cités voisines entre les étés 2004 et 2006. Car hormis les nouveaux venus dans le championnat de France, Ivezic et Ostarcevic, la grande majorité des autres joueurs ont déjà eu le loisir d’évoluer dans la salle du champion de France 89.

 

Onze années de disette

       Sélestat y est passé à douze reprises du temps de la D1. Pour une maigre cueillette : une victoire, un nul et dix défaites. Il faut en effet remonter onze années en arrière pour retrouver la trace d’un succès alsacien dans le Val de Marne. Au terme d’un match exceptionnel que l’on n’est pas près d’oublier puisque Sélestat était parvenu à y assurer son maintien un soir de mai 1999 sur le score inhabituel de… 13 à 14. Tellement inhabituel d’ailleurs que les dirigeants cristoliens de l’époque s’étaient permis de soupçonner leurs homologues alsaciens d’avoir voulu acheter le match. Il n’y aura jamais prescription pour ces malheureuses accusations. Mais il vaut mieux en revenir à ce qui concerne le SAHB version 2010-2011.

       Christian Omeyer, qui est le lien entre ces deux époques, sait mieux que quiconque à quel point il faut se dépouiller pour y obtenir un résultat.  « Pendant de nombreuses années, Créteil était une équipe phare du championnat de D1. Même si ce club vient de tomber en D2, son équipe est la même, à quelques exceptions près, que celle de l’an dernier en D1. Et comme elle jouera chez elle contre un concurrent direct, elle voudra nous mettre immédiatement la pression, » estime le doyen de l’effectif alsacien.

       Au coup d’envoi de cette rencontre au sommet entre les deux premiers au bout des cinq premières journées, Créteil pointe à trois longueurs du leader qui a pris la bonne habitude d’enchaîner les victoires. Pour éviter que l’écart ne se creuse, Damien Waeghe (qui a fait ses classes chez les Violets) et ses partenaires auront tout intérêt à stopper la série sélestadienne.

« L’occasion de frapper  un gros coup »

       Cinq points de retard, même si on n’en est encore qu’aux prémices du championnat, ça commencerait à faire beaucoup pour le relégué.  « Il faudra être particulièrement présent en défense contre une équipe très complète, poursuit Omeyer.  Et, surtout, ne pas nous reposer sur nos cinq victoires. Faire abstraction des résultats précédents, tout en étant sûrs de notre force. »

       Après avoir fait le plein chez les promus, le SAHB pourrait donc faire une nouvelle excellente opération en cherchant des points à l’USC. C’est l’avis de son coach, Jean-Luc Le Gall :  « Je ne vois pas grand monde gagner à Créteil. Si bien que celui qui ramènera des points de là-bas prendra automatiquement de l’avance sur les autres. Ce n’est donc pas un tournant dans le championnat puisque nous n’en sommes qu’à la 6 e journée et qu’une victoire ne nous assurerait rien du tout. Ce match est simplement une bonne occasion de frapper un gros coup, de continuer à marquer des points. Une montée ne se construit pas sur un match en particulier mais plutôt pas à pas. »

       Un succès en terre cristolienne en serait néanmoins un plus gros que tous les autres. C’est la raison pour laquelle on peut s’attendre à une belle bataille entre ces deux nostalgiques de la LNH.  « Ce match aura un air de D1. Et on fera tout pour la retrouver l’année prochaine, » conclut Christian Omeyer.

CRÉTEIL - SÉLESTAT
Palais des Sports de Créteil.
Arbitres : MM. Loïc et Vincent Rieu.

Créteil : 1. Jerkovic et 12. Hakkar dans les buts. Joueurs de champ : 5. Nyokas, 7. Le Padellec, 8. Atajevas, 9. Bakekolo, 10. Mitrovic, 11. Limer, 15. Portefaix, 18. Waeghe (cap.), 19. Moreno, 22. Koljanin, 26. Descat, 29. Ballet. Entraîneur : Dragan Zovko.

Sélestat : 12. Ivezic et 33. Girardin dans les buts. 2. Rechal, 5. Aman, 6. Huljina, 8. Omeyer, 9. Beauregard (cap.), 10. Foubert, 11. Freppel, 15. Pintor, 17. Salami, 19. Eymann, 20. François-Marie, 27. Ostarcevic. Entraîneur : Jean-Luc Le Gall.

Source L'Alsace C. Weibel

6 novembre 2010

Saintes- SAHB 27/28 : Sélestat en bon leader

           

SAINTES27/28  SAHB

Saintes   / SAHB

       Même si la fin de match a été très tendue, Sélestat a tenu bon et s’est imposé d’une toute petite longueur à Saintes : 27-28.          

Après trois matches très moyens, Vlado Ostarcevic a retrouvé son meilleur niveau et a guidé Sélestat vers un précieux succ7s à Saintes. Archives Denis Werwer
  Après trois matches très moyens, Vlado Ostarcevic a retrouvé son meilleur niveau et a guidé Sélestat vers un précieux succès à Saintes. Archives Denis Werwer                               

        Six victoires pour une seule défaite face à Créteil, récent relégué mais solide prétendant lui aussi à la montée, Sélestat a débarqué à Saintes avec une solide réputation et une carte de visite bien fournie. Mais pas de quoi paniquer les Saintais, tout de même conscients que le match de ce vendredi soir allait sans doute s’annoncer comme l’un des plus rudes à négocier au Grand Coudret.

         Et ce fut le cas, les Sélestadiens confirmant leur supériorité dans ce championnat. Et même s’ils ont dû batailler jusque dans les ultimes secondes pour s’imposer, les Alsaciens décrochent un succès qui leur permet d’assurer un peu plus leur première place au classement.

       Cette rencontre a débuté sur un rythme lent, comme si les deux équipes s’épiaient. Quelques minutes qualifiées de round d’observation. Puis ce fut Sélestat qui ouvrit la marque successivement par Beauregard, Ostarcevic, puis Salami. Les Saintais étaient cueillis à froid (3-0, 4 e) mais ils réagissaient par Kieffer, puis sincère. Ces deux joueurs échouaient dans leurs tirs deux minutes plus tard, le ballon s’écrasant sur la barre transversale. Kieffer encore lui, bien servi par Dupil trompait Ivezic. Alaimo remettait les deux équipes à égalité (5-5, 12 e). La rencontre était enfin lancée. La défense des locaux se montrait solide. Dès lors, les deux formations n’allaient pas se quitter. Un score de parité qui allait se poursuivre jusqu’à la 20 e.

       Puis survint un incident initié par François-Marie qui, de la main et de la voix, menaçait Dupil. Petite friction sans gravité mais qui obligeait les deux arbitres à remettre de l’ordre sur le parquet du Grand Coudret avec quelques exclusions à la clé, dont furent victimes Dupil, Huljina et François-Marie. Dans des conditions de jeu difficiles, Saintes parvenait à maintenir l’écart sans décrocher (10-11, 24 e), puis 12-14 à la pause.

        À la reprise, ce sont les Alsaciens qui creusaient sensiblement l’écart (17-22, 39 e). On se rendait coup pour coup, le jeu était haché, les exclusions nombreuses tout comme les interruptions de jeu. Les Alsaciens se retrouvaient plusieurs fois en infériorité numérique. Finalement, les Saintais égalisaient à la 53 e (26-26). Mais le match se terminait une nouvelle fois dans la confusion. Les Saintais, malgré leur supériorité numérique à six contre quatre, échouaient sur le fil (27-28).

Mi-temps : 12-14.
Environ 1500 spectateurs.

Saintes : Sargenton (9 arrêts dont 1 p.) et Ortéga (4 arrêts) au but ; Alaimo 1, Bonin, Bussard, Dupil, Emerit, Ferreiro 4, Kiangébéni 6 dont 3 p., Kieffer 5, Lamy, Péraud, Sincère 3, Woum-Woum 7.

Sélestat : Ivezic (15 arrêts) et Girardin (1 arrêt) au but ; Réchal, Ludwig, Huljina 4, Omeyer, Beauregard 5, Foubert, Freppel, Pintor, Salami 6 dont 1 p., Eymann, François-Marie 4, Ostarcevic 9.

Source L'Alsace

               
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