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Le 8ème Rugiss' Hand
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18 avril 2013

Avant Montpellier – Sélestat, Antoine Gutfreund, l’éclosion attendue

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Sans faire de bruit, Antoine Gutfreund s’est fait une place cette saison au sein du grand Montpellier. L’arrière/ailier droit de 20 ans, passé par la Robertsau et Sélestat, s’est confié avant son week-end alsacien.

L’affaire des paris n’aura pas eu des conséquences négatives pour tout le monde. Au sein d’un effectif montpelliérain remanié, les jeunes du club ont vu leurs responsabilités accrues, et l’Alsacien Antoine Gutfreund n’a pas été le dernier à en profiter.

« Cela nous a aussi affectés », commence par expliquer l’international juniors, conscient que “l’affaire” a constitué pour lui une opportunité inattendue. « Mais il fallait prendre tout cela comme un bien. Mine de rien, c’était notre chance… »

Le Strasbourgeois ne l’a pas laissée passer, profitant également des blessures, notamment celle du Slovène Dragan Gajic, pour s’illustrer avec brio sur l’aile droite montpelliéraine. « Avec les autres jeunes, on voulait montrer qu’on pouvait faire le boulot et que Montpellier, ce n’est pas seulement les stars. L’effectif était amoindri. J’ai pu m’affirmer, avoir du temps de jeu. »

« Je traverse une bonne période. Il ne faut pas que ça s’arrête »

Depuis le début de la phase retour, Antoine Gutfreund rentabilise au maximum les minutes offertes par son entraîneur Patrice Canayer (16 sur 19 au tir en sept matches de championnat, sans compter quelques apparitions remarquées en Ligue des champions).

Davantage à l’aile, lui qui peut également évoluer sur le poste d’arrière droit. « Je prends ce qui vient. Pour le moment, les opportunités sont à l’aile. Mais je peux jouer sur les deux postes et je pense que c’est un avantage pour la suite de ma carrière », indique le jeune joueur de 20 ans, en attente de nouvelles de son club au sujet d’un premier contrat pro.

« J’ai la chance d’aligner les bonnes performances, apprécie-t-il. Je pense avoir satisfait les attentes du coach. Je traverse une bonne période. Il ne faut pas que ça s’arrête. »

Si les circonstances ont certes favorisé son éclosion, c’est aussi et surtout grâce à son talent que l’Alsacien s’est frayé un chemin parmi les étoiles montpelliéraines.

« C’est dans la continuité de ma progression, estime-t-il. Je suis dans ma troisième et dernière année de contrat avec le centre de formation et la saison passée, j’ai été blessé pendant presque huit mois. Venir à Montpellier m’a beaucoup apporté. J’avais à cœur d’avoir ma chance, de montrer que je pouvais avoir ma place ici. »

La venue de Sélestat sera une nouvelle opportunité de le prouver. Un club qu’il connaît bien pour y avoir fait ses premiers pas en D2 en 2009-2010, à tout juste 17 ans. « J’étais avec plusieurs joueurs au Pôle Espoirs de Strasbourg. Je n’ai joué qu’un an à Sélestat, mais ça reste un club où je suis passé. Et c’est quand même un sentiment particulier que de l’affronter. »

Doubles retrouvailles

Le week-end sera même entièrement Alsacien pour Antoine Gutfreund, qui devrait retrouver un autre de ses anciens clubs le lendemain du match contre les Violets. Samedi, l’Entente Strasbourg/Schiltigheim (N1) débarque dans l’Hérault pour défier la réserve montpelliéraine. « J’ai débuté le hand à la Robertsau. C’est mon club de cœur. J’ai aussi très envie de jouer cette rencontre. J’ai beaucoup de potes là-bas. »

Une double occasion de montrer à ses amis sa métamorphose depuis son départ de l’Alsace il y a presque trois ans, alors qu’il n’était qu’un espoir. L’heure de la confirmation semble venue pour Antoine Gutfreund.

Source Dna

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10 avril 2013

ITW: Jean-Luc Le Gall: « Je recherche un état d’esprit avant tout »

Le-Gall-Selestat

Au club depuis maintenant quatre saisons, Jean-Luc Le Gall conduit la barque sélestadienne de main de maître. Avec une remontée de LNH il y a deux ans, un maintien acquis haut la main l’an dernier et celui de cette année déjà en bonne voie, il revient pour Handnews sur la relative discrétion de son club, sur ses ambitions et sur son effectif.

Etes vous-content de la saison que réalise Sélestat?

Nous sommes proches des objectifs, même un peu au dessus. Il s’agit de notre deuxième saison depuis la remontée. Nous poursuivons nos objectifs de l’année précédente, en essayant de les améliorer un petit peu. On s’attache à battre les équipes qui sont derrière nous au classement, consolider ça, faire progresser l’ensemble tout en se rapprochant des équipes qui sont devant, et essayer de gratter quelques points contre les équipes au dessus de nous. On a fait un bon parcours contre les équipes de derrière, on a fait nul à Chambéry et à domicile contre Montpellier, donc on commence à devenir capable d’embêter un peu ceux d’au dessus. Si on prend l’exemple du match à Dunkerque de la semaine dernière, où on perd d’un but, l’an dernier on est à -5 au bout d’un quart d’heure et on sait que le match est plié. Il y a donc de la progression. On veut continuer à consolider nos acquis d’ici à la fin de la saison.

Quelles sont vos ambitions d’ici à la fin de l’année?

Depuis le début de l’année, on a toujours regardé derrière, parce que l’objectif numéro 1 du club c’est le maintien. Si on peut titiller les équipes de la première moitié, on le fait, mais pour l’instant le principal objectif, c’est le maintien, et pour se faire, il faut battre les équipes en dessous de nous. Pour l’instant on n’est pas mal, mais il ne faut pas s’endormir parce que derrière tout le monde va vouloir prendre des points.

Vous avancez dans l’ombre, est-ce que Sélestat est condamné à faire son petit bonhomme de chemin ou est-ce que le club a des ambitions plus élevées à moyen terme? On a eu vent d’Arabie Saoudite il y a peu…

Vous savez pour l’Arabie Saoudite, ce ne sont que des rumeurs. Ce monsieur veut investir dans la région, et nos dirigeants ne ratent pas une occasion pour mettre le club en avant et ils l’ont invité au match. Après il y a un monde entre ce qu’on voudrait faire et ce qu’on fait, et si vous voulez mon avis, c’est comme dire que le Qatar va investir à Troyes dans le foot. Plus sérieusement, nous sommes soumis à deux limites: la première, économique, nous avons un bassin économique relatif à la taille de notre ville, c’est à dire 20 000 habitants. Deuxièmement, nous avons la taille de la salle, qui est une superbe salle qui fait 2200 places. Cela reste une limite, car la billetterie est une source de revenus, et que plus la salle est grande, et plus on peut inviter de partenaires et ce genre de choses… Quand la limite va être franchie, c'est une question qui serait plus à poser à nos dirigeants.

Est-ce que vous souffrez de la sous-médiatisation de votre club?

Non, on ne décide pas de ça, on fait avec. J’en souffrirais si ce n’était pas juste, mais je m’accommode très bien que le volume sonore des médias soit moindre ici comparé à d’autres clubs. Nous avons une ville et un groupe de bénévoles incroyables, je n’ai jamais vu ça, même à l’époque des Coupes d’Europe avec Créteil. C’est pour ces gens là que le groupe travaille, pour être la fierté de la ville qui est derrière nous tout le temps, pas pour passer à la télé. On se bat vraiment pour des valeurs ici, et ça ne me touche pas que nous ne soyons pas médiatisés.

Est-ce que jouer à Sélestat peut être un frein pour être international? On pense à Jordan François-Marie, qui pourrait postuler en équipe de France, ou encore à Pawel Podsiadlo qui n’a pas fait le mondial avec la Pologne.

C’est une question à poser à Thierry Omeyer ou à Mickael Robin! Ils ont tous les deux été internationaux en passant par ici. Podsiadlo est dans le groupe pour jouer les deux matchs contre la Suède cette semaine, et d’après mes informations il ne sera pas en bout de banc. Forcément pour les joueurs étrangers c’est plus compliqué car on est loin des yeux du sélectionneur, à moins d’être un Daniel Narcisse et d’être déjà international avant de partir à l’étranger. Je crois que ce n’est pas propre aux joueurs de Sélestat. D’un autre côté, je comprends que Claude Onesta préfère piocher dans un vivier de joueurs qui jouent la Ligue des Champions plutôt que chez nous.

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Vous avez une ossature qui commence à prendre de l’âge (Fulop 34, Petrenko 35, Freppel 35), est-ce que vous pensez que vos jeunes sont aptes à prendre la relève?

Pour moi, la problématique ne se fait pas en fonction de l’âge, mais de l’état d’esprit. Laszlo Fulop l’an dernier a été dans l’élection en septembre du meilleur joueur de LNH, ce qui montre qu’il est encore compétent. Les jeunes prendront la place quand ils seront prêts à la prendre. Sur un effectif de 15 joueurs, on en a cinq qui sont des générations 90-91-92. A ma connaissance, on est les seuls à avoir 1/3 du groupe qui a 22 ans ou moins. On est obligé de se baser sur la formation ici, c’est une réalité économique, et on ne va pas s’arrêter de si tôt. J’ai un bon équilibre dans l’effectif, je suis très heureux du groupe que j’ai, et j’accorde beaucoup d’importance à l’état d’esprit, que les joueurs soient jeunes ou vieux.

Vous avez recruté Rudy Séri l’été dernier, mais on ne l’a pas encore vu, sauf en coupe. Vous nous expliquez pourquoi?

Il faut qu’il prenne sa place, ce n’est pas non plus parce qu’on est jeune qu’on joue. Il n’y a pas de malentendu, quand il est venu nous voulions déjà qu’il s’adapte au niveau N1. C’est un des piliers de notre équipe réserve, et il s’entraine aussi avec nous. Le problème a été qu’il sortait d’un pôle, où il a fait peu de musculation, il a fait toute la préparation estivale avec nous, mais il a enchainé les petites blessures car il n’avait pas cette habitude de travail sur sa musculature, bien qu’il en ait les capacités physiques. Ces habitudes vont mettre un à deux ans à venir chez lui. Il a en tout cas un très bon état d’esprit, il est performant en coupe de France, mais je préfère qu’il ait un vrai rôle avec la N1, plutôt qu’il vienne sur l’équipe première et qu’il ne joue que cinq, dix ou même zéro minutes.

Vous avez encore re-signé beaucoup de vos joueurs pour la saison prochaine (Fulop, Podsiadlo…), est-ce que vous pensez que le manque de renouvellement peut être un frein à l’évolution de votre groupe?

Pour l’instant c’est un avantage. Sur les quatre dernières saisons, on a construit l’équipe petit à petit, en rajoutant un à deux joueurs, seulement trois l’année de la montée. On a perdu Ostarcevic l’été dernier, mais pour des raisons économiques, vous vous doutez bien que sinon on l’aurait gardé! L’argent fait qu’il y a peu de changements. Pour l’instant, ce groupe est une source d’évolution, les habitudes de travail ne se prennent pas en un mois, rien que pour mettre en place une défense il faut compter un an. Après, pour passer un palier, on aura forcément besoin de renouveler certains joueurs. Notre objectif, je le répète, c’est le milieu de tableau, de consolider notre place, et je crois que nous avons encore une grande marge de progression individuelle et collective.

La fin de votre contrat à Créteil ne s’était pas très bien passée à l’époque, vous réussissez bien en ce moment à Sélestat, quel regard portez vous sur cet épisode de votre carrière?

J’ai eu la chance que Créteil fasse appel à moi en 2004. La première année cela s’est plutôt bien passé, on termine 4ème, la deuxième on finit 7ème, et après on a fait encore moins bien. Alors je suppose que je suis devenu moins bon, et les dirigeants ont pris la décision qui s’imposait, ce que je ne conteste pas du tout. Aujourd’hui, c’est très compliqué d’avoir un poste, Créteil m’a fait confiance, je n’irais pas jusqu’à dire que je les remercie mais je leur suis reconnaissant. J’ai quand même connu la Ligue des Champions dès ma première année, ce n’est pas rien. Je n’ai pas de pensées négatives, sans ça, je ne serais sans doute pas à Sélestat aujourd’hui.

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26 février 2013

8ème de Finale Coupe de France à Mulhouse: Grégory Martin, un diamant poli à Sélestat

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Atout offensif numéro 1 du Mulhouse Handball Sud Alsace depuis trois ans, Grégory Martin éprouve toujours un sentiment particulier au moment d’affronter son club formateur, Sélestat. Ce sera encore le cas vendredi, lors du 8 e de finale de la Coupe de France à Mulhouse.

      Le soleil et les plages de sa Martinique natale lui manquent. Sa famille aussi, forcément. Quand il a fait le choix en 2003, à tout juste 18 ans, de quitter Fort-de-France, Grégory Martin était déjà une force de la nature, mais pas encore un homme. Il allait rapidement le devenir.   

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C’est à Sélestat que le colosse, aujourd’hui Mulhousien, a terminé son éducation. Sportive évidemment, humaine aussi : « Même si j’y ai laissé mes parents, mon frère et ma sœur, quitter la Martinique n’a pas été vraiment difficile. Pas mal de gars sont partis avant moi en métropole et ont réussi. » Cédric Sorhaindo, pivot de l’équipe de France, Teddy Poulin (Tremblay), Patrice Annonay (PSG) ou encore Frédéric Beauregard, son grand amiqui porte aujourd’hui les couleurs du SAHB, lui viennent d’emblée à l’esprit.

    C’est à l’issue d’une rencontre interpoles qu’Alain Quintallet, responsable du centre de formation de Sélestat à l’époque et aujourd’hui préparateur physique des Bleus, lui ouvre les portes du feu SCS. Le sérieux de la structure bas-rhinoise ayant franchi depuis longtemps l’Atlantique, Martin savait qu’il posait les pieds dans un environnement sain : « Sélestat jouait en D1, avait un centre de formation labélisé et une réputation solide. Le suivi des études était sérieux. J’ai saisi cette opportunité, et je ne l’ai jamais regretté. »

« Sans le hand, j’aurais peut-être mal tourné »

     Sa vie, Grégory Martin a fait le choix de la consacrer au handball, quitte à abandonner tout ce qu’il y avait de plus précieux à ses yeux : « Sans le hand, j’aurais peut-être mal tourné. En Martinique, je n’avais pas forcément de bonnes fréquentations. »

    Les braquages, la drogue, les problèmes avec la justice, ses « amis » de l’époque ont emprunté une voie que l’arrière gauche mulhousien aurait très bien pu suivre. Mais qu’il a choisi d’ignorer : « Se coucher tôt le samedi soir pour aller jouer les matches le dimanche matin à cause de la chaleur, tout le monde ne semblait pas disposé à la faire. Moi, oui. J’ai décidé de continuer, d’être sérieux avec ma section sport-études. Je ne pensais pas du tout devenir pro. J’avais juste l’ambition de vivre une expérience en métropole, découvrir la N2 quand en Martinique on joue à un niveau équivalent à l’Excellence régionale. »

« Leur dire qu’ils ont bien fait leur boulot »   

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Sélestat lui a tendu une main, Grégory Martin a tout fait pour lui renvoyer l’ascenseur et a gravi un à un les échelons. Plutôt rapidement même puisqu’il a fait son apparition en D1 dès sa première année lors de la dernière journée contre Montpellier : « Sélestat a été une très, très bonne expérience. Ce club m’a permis de découvrir très vite l’élite, de côtoyer des grands joueurs comme Tej, Megannem, Feliho, Michel, Boultif, de jouer très jeune contre Karabatic ou Narcisse. »

       De l’eau a coulé sous les ponts depuis ses premiers pas dans le Bas-Rhin. Après six années sous les couleurs du SC Sélestat (trois comme stagiaire, trois comme pro), puis une à Angers, le puissant arrière gauche a posé ses valises à Mulhouse. Depuis, les moindres retrouvailles avec son club formateur sont toujours un moment à part : « Par rapport à mon vécu, à mon expérience, c’est particulier pour moi de jouer contre le SAHB. J’ai laissé beaucoup d’amis là-bas. Ce match, et c’est valable pour Mehdi (Ighirri) ou Victor (Boillaud) qui ont fréquenté le centre comme moi, on veut le gagner pour montrer au SAHB qu’on a progressé et qu’on n’est pas plus mal lotis à Mulhouse. Leur dire aussi qu’ils ont bien fait leur boulot avec nous. »

      Le soleil et les plages de sa Martinique lui manquent toujours autant. Sa famille aussi. Mais à bientôt 28 ans, Grégory Martin a trouvé son équilibre en Alsace. Il y a fondé sa famille (son fils Lény a quatre ans) et s’est construit sa vie d’homme. « Sélestat m’a offert ma première opportunité et m’a permis de faire du hand mon métier. Mais chacun a fait son bout de chemin depuis. »

      Dans ses veines, c’est aujourd’hui un sang rouge qui coule. Rouge comme les couleurs du MHSA. Mais un rouge sans doute mêlé d’une petite pointe de violet..

Source L'Alsace par Marc Calogero

22 février 2013

Avant Tremblay - Selestat: Arnaud Freppel; jamais deux sans trois !

Avant la rencontre de ce samedi 23 février 2013 entre Tremblay et Sélestat, ce sont deux gauchers, ailiers droits de métier et donc adversaires d’un soir, qui se sont livrés de bonne grâce  dans notre gazette du match.

Rencontres avec Arnaud FREPPEL

 

Arnaud Freppel

La première question concerne ton surnom de « FREEP’S » D’où te vient ce  pseudonyme et que signifie-t-il ?

FREEP’S est un vieux surnom que mon coach en moins de seize ans m’a donné car nous étions trois ARNAUD dans l'équipe. C’était donc un peu compliqué pour lui quand il voulait en appeler un ! Il a donc donné un surnom à chacun. Voilà, depuis c’est resté…

A plus de 34 ans maintenant, et hormis un court passage de deux saisons à SAINTES (à l’époque en D2), tu n’as connu que deux clubs de D1, CESSON et donc SELESTAT. Est-ce vraiment un choix de carrière ou le fruit du hasard pour le mulhousien que tu es ?

Ça fait maintenant pas mal d’années que j’évolue à SELESTAT. Etant mulhousien, c’est tout naturellement que je me suis tourné, à l’âge de dix-sept ans, vers ce club phare en Alsace. C’est donc avec beaucoup d’honneur et de fierté que j’ai pu progresser et évoluer au plus haut niveau sous le maillot de SELSTAT.

À un moment donné j’ai voulu voir autre chose. Je suis donc parti en D2 à SAINTES puis à CESSON en D1, et ce furent deux très bonnes expériences.

Ce samedi soir ce sera la troisième confrontation de la saison entre  SELESTAT et TREMBLAY. Alors, après les succès acquis au match aller et en coupe de la Ligue, penses-tu vraiment appliquer le dicton « jamais deux sans trois » ?  Comment sens-tu ce match dans l’antre des franciliens ?

Dicton ou pas, on fera tout pour ramener des points en Alsace. Notre maintien n'étant pas acquis, on se doit de chercher les points partout où l’on se déplace. On ne sélectionne pas de match. La semaine dernière ça n’a pas payé à CESSON, mais on fera tout ce soir pour que ça paye ici. Après on sait que ce sera difficile. Au match aller, il y avait des blessés à TREMBLAY, ou des joueurs qui revenaient de blessure. Ce ne sont plus les mêmes conditions. Les résultats de TREMBLAY le prouvent depuis quatre ou cinq matchs, jouer ici est très compliqué. Maintenant nous, nous venons pour prendre des points. Les deux matchs chez nous avaient été très serrés mais nous avaient souris, alors on sait qu’on devra être à 200% pour faire quelque chose ici !!!

Enfin, comme tous nos invités, peux-tu nous dire quelles sont tes passions en dehors du hand et vers quoi tendent tes loisirs ?

En dehors du handball, ma priorité est de passer du temps avec ma famille et mes amis. Après, j'aime beaucoup le sport en général, mais aussi la musique. J’adore également aller au cinéma dès que j’en ai l’occasion ...

Source Site du Tremblay HB

8 janvier 2013

La relève de Sélestat déjà installé en LNH

               La Génération 90-91 de Sélestat Confirme tous les jours à haut niveau, notamment depuis cette seconde année en LNH qu’on annonce toujours comme la plus difficile.

Quentin Guynel ValentinA gauche de la photo
Quentin Eyman 
Née en 1991, 22 ans, 197M,
ARRIERE DROIT
Déjà 5 ans au plus haut niveau.

Au centre de la photo
Guynel Pintor
Née en 1990, 22 ans, 2.00 Mètres
DEFENSEUR – ARRIERE GAUCHE
Déjà 5 ans au plus haut niveau.
« Le meilleur défenseur de sa génération ».

A droite
Valentin Aman
Née en 1991, 22 ans, 1.86 Mètres
Pivot
Également 5 ans au plus haut niveau
« Pivot et défenseur hors-pair ».

Guynel PINTOR : « Travailler avec Mr ONESTA et Mr DINARD … ».
Guynel PINTOR : « Prendre le relais de Didier ? S’il me le permet pourquoi pas ?».

La relève de Sélestat déjà installé en LNH


    Hand-planet: Bonsoir à tous les trois, tout d’abord bravo pour votre année de confirmation, vous avez connu une ascension assez rapide en intégrant l’équipe professionnelle depuis plus de 5 ans et tout cela en ayant beaucoup de temps de jeu.

Valentin Aman (Pivot de Sélestat) :
Merci de nous inviter et nous en profitons pour vous souhaiter une bonne année 2013.
C’est vrai, nous avons eu la chance il y 5 ans (2008-2009) «l’année de la descente du club en pro d2 » d’être lancé dans le grand bain. Nous n’avons pas réussi à nous maintenir à l’époque mais on s’était promis de retrouver la LNH le plus vite possible. Le club a fait le pari de la formation et nous sommes remontés assez vite en LNH avec une saison fantastique aux cotés de Créteil en 2009-2010. Pintor, Eyman, Beretta, François marie et Jung notre capitaine actuel, on a vraiment la fibre club !! De plus, on forme réellement un vrai groupe avec nos coéquipiers les plus expérimentés. On vit pour la réussite du club !


Merci Valentin, une question pour vous 3 … Quelles sont vos objectifs à chacun ?

Guynel PINTOR :
   Je souhaite déjà une bonne année à tous les lecteurs d’Hand planet ainsi qu’aux supporters de Sélestat. A court terme mon objectif est d’assurer avec le groupe le maintien de Sélestat et continuer à prendre une place prépondérante dans cette équipe. Mon coach « LE GALL » me donne beaucoup de confiance et je souhaite pouvoir le lui rendre. Dans un second temps j’ai un rêve : c’est d’intégrer l'équipe de France A.

On a parlé de toi c’est vrai dans l’émission Les Spécialistes « CANAL +» comme un éventuel prétendant au poste de défenseur pour prendre le relais d’un certain Mr Didier Dinard. Qu’en penses-tu ?
   Ça sera un rêve qui se réalise, maintenant travailler avec Mr ONESTA et Mr DINARD propulserait ma carrière de professionnelle vers le plus haut niveau. J’ai vraiment envie de prendre le relais de Mr Dinard si cela peut m’être permis.

Valentin AMAN :
   Guynel à raison, l’objectif n°1 est de continuer à avoir des résultats pour assurer au plus vite notre maintien dans l’élite. En ce qui concerne ma situation personnelle, j’essaye de montrer à chaque entrainement que je mérite ma place dans le 7 de départ. La concurrence est rude à mon poste (PESIC, JUNG) mais je m’en tire pas mal, je ne lâche jamais rien !

On te compare souvent à Detrez de Chambéry cela est dû à quoi ?
 Le morphotype je pense, mais aussi le style de jeu en attaque, je dois encore améliorer ma masse musculaire (1.86 pour 95 kilo déjà bien affuté) et continuer à travailler pour m’améliorer au poste.

Quentin EYMAN :
    Dans l’immédiat je ne vais pas déroger à ce que disent mes coéquipiers à savoir le maintien du club. J’ai signé pour 3 ans en mai dernier, le club me fait donc confiance. Je souhaite sinon progresser d’avantage pour devenir un des meilleurs arrière droit du championnat de France.

Et l’équipe de France ?
Quentin: Ohh vous savez, on ne mérite que ce que l’on sème, à moi d’être performant pour y prétendre. Certains joueurs de ma génération commence à y rentrer « Mahé kentin notamment » c’est un rêve pour moi bien sûr.

Une bonne raison de croire que le futur du club Alsacien est assuré par ces potentiels futurs joueurs de l’équipe de France.

Hand planet vous souhaite bonne chance pour vos objectifs personnels et collectifs.

Source Hand Planet.
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6 décembre 2012

Coupe de la Ligue: Jordan François-Marie « surtout ne rien lâcher »

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Passé par Montpellier et Istres, qui firent l’histoire de cette Coupe de la Ligue, Jordan François-Marie sera un des fers de lance de l’équipe de Sélestat à l’occasion du dernier carré de la compétition qui aura lieu ce week-end à Toulouse. Il se livre à quelques jours de l’événement.

Jordan, Sélestat n’a enregistré qu’une défaite lors des 4 derniers matchs de championnat (pour une victoire et deux nuls), après s’être qualifié pour la demi-finale de cette Coupe de la Ligue. Ca a l’air d’aller plutôt bien en Alsace ces derniers temps, non ?
     
Ca fait en effet 5 matchs que l’on est bien en place. On est peut-être en train de passer un cap cette saison, même si certaines performances peuvent être relativisées. On fait nul à Chambéry, au Phare, et même si c’est rare de prendre un point là bas, il faut aussi dire que les Savoyards étaient peut-être un peu usés. Néanmoins, on reste très content de ce type de résultat. On travaille dur pour ça.  Je pense que ça va dans la lignée de ce que l’on a produit la saison dernière où on avait aussi réussi quelques bons coups. Le groupe grandit, les jeunes -moi y compris- s’aguerrissent et les anciens sont aussi bien présents.

Cette accession au dernier carré de la Coupe de la Ligne, est-ce un symbole de cette évolution ?
      
C’est une première et ça prouve que l’on a passé un certain cap. On va aller à Toulouse avec l’idée que l’on a rien à perdre, contrairement au championnat où il faut toujours avoir en tête l’idée de prendre des points pour obtenir le maintien. On va jouer libérés et se faire plaisir au maximum. En plus, on lit à droite et à gauche que l’on commence à faire un peu peur aux équipes que l’on affronte, c’est positif, il faut s’en servir.

Jordan Vainqueur Coupe de la Ligue 2009

Sélestat va affronter Nantes en demi-finale. Que pensez-vous de cette équipe ?
      
Nantes, c’est pas mal d’internationaux qui ont du vécu, une équipe complète avec un gros « trident espagnol » qui fait très mal sur la base arrière. Ils sont peut-être meilleurs que nous a priori, mais on a des qualités à faire valoir. On a des joueurs de qualité qui ont joué la Ligue des Champions, des matchs internationaux et puis toute une équipe dont chacun des membres donnera tout sur le parquet pour être au niveau. On est peut-être un peu le Istres de 2009…

Que faudra-t-il pour battre Nantes ?
      
D’abord réaliser un match plein pendant 60’. Ensuite s’appuyer sur notre bonne paire de gardiens et avoir aussi de la réussite. Et surtout ne rien lâcher, même si on est un peu derrière, s’accrocher et essayer de revenir petit à petit.

Avec 49 buts, vous êtes le deuxième meilleur buteur de Sélestat et un élément important de cette équipe. On a l’impression que vous vous épanouissez pleinement…
       
Je me sens bien ici. Il y a un beau défi sportif à faire grandir cette équipe. J’essaye d’apporter le plus possible en me fondant dans le collectif aux côtés de joueurs expérimentés comme Petrenko, Ivezic, ou Podsiadlo par exemple.

Source Lnh

13 mai 2012

Ivry 29 - 29 Sélestat: Les réactions d'après match

514-489-12_05_15LeandriL'US Ivry a décroché face à Sélestat un précieux point dans la course au maintien. Acteurs marquants de la rencontre, Xavier Lorgere, Pascal Léandri et Olivier Jung sont dans les réactions d'après match.

 

Xavier Lorgere (arrière gauche d'Ivry) :

Avant la rencontre, on n’aurait peut-être pas signé pour un match nul. On voulait vraiment décrocher la victoire afin de s'approcher de notre objectif qui est le maintien. Au regard de la rencontre, on aurait vraiment pu se retrouver avec zéro point. On va donc se montrer positif en prenant ce point. En début de rencontre, on ne s'est vraiment pas montré très solidaire sur le plan défensif mais nous avons réussi à nous ressouder en fin de partie ce qui nous a permis de recoller au score. Ça aurait pu nous sourire un peu plus. Néanmoins, on ne va pas se montrer négatif.

 

Pascal Léandri (entraîneur d'Ivry, en photo) :

On a montré deux visages ce soir. Lors des 40 premières minutes, mes joueurs se sont montrés trop laxistes en défense. Puis en fin de rencontre, on a su retrouver une assise défensive en étant conquérant. Cette rencontre s'est en tout cas jouée sur des détails. On avait eu un avertissement à Saint-Raphaël le week-end dernier et, là encore, on est retombé dans nos travers. L'enjeu va être à présent de plus en plus croissant avec deux derniers matches tendus. Il va falloir désormais se concentrer sur les fondamentaux. L’équipe qui joue bien est celle qui va se maintenir.

 

Olivier Jung (pivot de Sélestat) :

C'est vraiment un soulagement d'avoir décroché le maintien. En fin de rencontre, on a eu vraiment peur mais on a assuré l'essentiel en décrochant le match nul. En milieu de seconde période, on a vraiment eu un creux qui aurait pu nous coûter cher. Dans le money-time, on a su se ressaisir et avec un peu de chance, on a décroché un point. On savait que cela allait être dur de venir gagner à Ivry. Ce score est donc vraiment positif pour nous. Nous n'allons en tout cas pas lâcher le championnat. On veut vraiment bien terminer à la maison.

Source US Ivry

17 avril 2012

Pawel Podsiadlo : « Continuer sur notre lancée »

2012-04-16_pawel_podsiadlo_continuer_notre_lancee

Arrivé cet été du côté de Sélestat, Pawel Podsiadlo s’est rapidement imposé en Alsace. L’arrière gauche espère ainsi faire profiter le promu de ses talents de finisseur lors les six derniers matches du championnat. 

Après une période de doute, vous semblez désormais en pleine possession de vos moyens ?

Depuis mon arrivée cet été, tout se passe bien. L’équipe m’a parfaitement bien intégré. Après quelques problèmes en début de saison, je suis enfin parvenu à prendre mes marques dans un championnat français qui est totalement différent du championnat polonais. Ici, les défenses jouent nettement plus haut. Je pense qu’à présent j’ai plus de facilités, et c’est pour cela que je suis performant actuellement.

Après trois semaines de trêve, vous retrouvez le championnat vendredi. Comment avez-vous géré cette période ?

Nous avons profité de ce temps pour travailler nos bases. Jean-Luc (Le Gall) nous a programmé une préparation musclée afin de rester dans le rythme. Nous avons effectué deux entrainements quotidiens ainsi que des séances de musculation. Nous sommes maintenant prêts pour affronter Montpellier.

Justement, comment appréhendez-vous cette rencontre ?

C’est toujours très intéressant de jouer les équipes du haut du tableau. Ce sera un rendez-vous particulier. Ils seront forcément en confiance après leur victoire ce week-end en Coupe de France. Mais dans tous les cas, on fera le maximum pour venir les bousculer sur leur parquet.

Quels sont désormais vos objectifs pour cette fin de saison ?

Nous n’avons pas l’intention de nous relâcher. J’espère que l’on pourra continuer sur notre lancée pour engranger le maximum de points et terminer en milieu de classement. Après une légère période de doute au début de mois de mars, on a retrouvé le chemin de la victoire face à Paris. Espérons que cela continue.

Source LNH

16 avril 2012

ITW: Olivier Jung nous dit tout... sur Hand planet !

O JungN

     Nous sommes partis à la découverte du Capitaine du Sélestat Alsace Hand Ball, Olivier Jung. Ce jeune pivot de talent de tout juste 24 ans a gentiment accepté de se prêter au jeu du portrait sur notre site...

 

Nom : JUNG
Prénom : Olivier
Surnom : Chinois, Jaune, Doudou
Date et lieu de naissance : 13/02/1988 – Ancienne Lorette - CANADA
Taille/poids : 1,85 – 87 kg
Numéro : 3
Poste(s) : Pivot, Ailier gauche
Que signifie ce numéro ? Pourquoi l’avoir choisi ?
C’est le numéro avec lequel j’ai fait mes débuts en équipe première.
Qui es-tu ? Un américain perdu en France ☺

 

Crédit Photos : SAHBCrédit Photos : SAHB
 
Quel est ton parcours handballistique ? 2002-2004 : US Altkirch (moins de 16 et moins de 18) 2004 – aujourd’hui : SAHB
En dehors du hand, que fais-tu ? Je joue à la PLAYSTATION, je pêche, je promène mon chien (Pixie)
Quel est ton principal défaut ? Impatient
Quelle est ta principale qualité ? Drôle et toujours positif
 
Crédit Photos : SAHBCrédit Photos : SAHB
Si tu étais…. un plat ? une Choucroute
Une boisson ? un Diabolo Citron (jaune et pétillant)
Un vin ? un Riesling
Un livre ? le Livre de la JUNGle
Un film ? Ip Man
Une chanson ? Hey oh ! de TRAGEDIE
Un animal ? Un Jack Russel
Une star ? On me dit le Brad Pitt Chinois…
Une gourmandise ? Tarte aux fraises
Un chocolat ? Chocolat au lait
Un des 7 pêchés capitaux ? L’envie : la tristesse ressentie face à la non possession d’une LAMBORGHINI AVENTADOR
Un objet ? ma manette de play
Une couleur ?  Violet !
Un lieu ? Rue des Etangs - Altkirch
Des vacances ? Las Vegas
 
Crédit Photos : SAHB
Crédit Photos : SAHB
 
Ton plus beau souvenir handballistique ? Championnat du monde UNSS avec le pôle espoir de Strasbourg en Hongrie.
Ton plus mauvais souvenir handballistique ? La Descente du SAHB en D2 en 2009.
Ta « dream team »
Aile gauche :
Baptiste BUTTO (Ancien violet, joue à Dunkerque depuis trois ans)
                     Cédric LOUPADIERE (Joue à Ivry)
Aile droite : Arnaud FREPPEL (Joue à Sélestat depuis ... très longtemps)
Arrière gauche : Robin FOUBERT (Ancien violet, joue à Saintes depuis cette année)
Arrière droit : Jordan FRANCOIS-MARIE (Joue à Sélestat depuis trois ans)
Demi-centre : Frédérique BEAUREGARD (Alias Bobo, joue à Sélestat depuis trois ans)
Pivot : André BARBOSA  (?)
Gardien : Nicolas GIRARDIN (Ancien violet, joue aux Girondains de Bordeaux depuis cette année)
Avec ça on fait champion du monde… mais je ne sais pas dans quelle catégorie…

Une phrase, une devise, un mot ?
Et 1 et 2 et 3 ZERO !
 
Olivier Jung nous dit tout...
Ton abécédaire…. André Ben Charlotte – Cervoise - Casino Dormir Epanoui Faire la fête - Frigo Gagner Handball Ip man Joli garçon K2000 Lit Manger des dragibus Noël Olivier Pêche – Pixie - Paradise Q7 Rouler en Lambo SAHB Testeur de playstation Ultra-violet Voler à Las Vegas W-C Xena Yang Tan (joueur de foot chinois) Zinzin
Le mot de la fin Hein ?!
 
Merci Olivier pour ta participation !
 
Amélie Decamps Hand Planet
8 mars 2012

Des nouvelles de : “Mika” rêve d’arrêts !

Huit mois après une grave blessure aux ischio-jambiers, Mickaël Robin a retrouvé la compétition avec Montpellier. La fin d’un long tunnel pour le gardien alsacien.

Après huit mois d’absence, Mickaël Robin a repris sa place dans le but de Montpellier.  Photo maxppp 

Son ascension s’était jusque-là déroulée sans heurts. Lancé en D1 à 17 ans avec Sélestat, Mickaël Robin a vite montré qu’il avait l’étoffe d’un grand. Son talent l’avait ainsi conduit à Chambéry (en 2008), pour connaître les sommets de la D1 et s’enivrer du doux parfum de la Ligue des champions.

« Je m’accroche au fait qu’il reste deux mois et demi de compétition »

Puis ce fut Montpellier (en 2010) et une première saison réussie, couronnée par ses deux premiers titres (champion de France et vainqueur de la Coupe de la Ligue). Une trajectoire parfaite jusqu’à ce maudit 24 mai 2011 et cet accident de scooter.

Touché aux ischio-jambiers, le Strasbourgeois a dû se résoudre à l’opération et une longue indisponibilité. Une souffrance pour un joueur jamais blessé ou presque auparavant. « On se pose forcément des questions : “Si je n’arrive pas à revenir, qu’est-ce que je vais faire de ma vie ?” Mais cela m’a seulement traversé l’esprit, pas plus », assure Mickaël Robin.

Le bon déroulement de sa convalescence l’a rapidement rassuré sur sa capacité à redevenir le joueur qu’il était. « Un mois après mon opération, je pouvais faire du vélo, deux mois après je reprenais la course. »

Le plus dur à vivre aura finalement été l’éloignement contraint et forcé de ses coéquipiers. « J’étais un peu en marge du groupe. C’est normal, j’avais mes propres programmes d’entraînement et de rééducation. » Ou de devoir suivre les matches depuis les tribunes. « C’est insupportable ! Même si tu veux toujours soutenir tes copains, je n’avais parfois pas envie d’y aller… »

La délivrance s’est esquissée en décembre, quand “Mika” a retouché ses premiers ballons. Elle est devenue réalité en janvier, quand il a pu reprendre l’entraînement normalement.

« Cela a été un soulagement, souffle l’ancien Sélestadien, car mon corps m’a rassuré. Le poste de gardien demande de la souplesse et de l’explosivité, et je me demandais au début si mon ischio allait tenir. Aujourd’hui, je n’ai plus aucune douleur, plus aucune appréhension. »

Trois gardiens pour deux places

Un soulagement donc, mais aussi et surtout « un commencement ». Le Slovaque Richard Stochl et le Slovène Primoz Prost, recruté cet été pour pallier son indisponibilité, brillent dans le but héraultais et il ne sera pas facile pour lui de les en déloger.

Depuis son retour à la compétition le 5 février, Mickaël Robin n’a pas beaucoup été sollicité par l’entraîneur héraultais Patrice Canayer (deux entrées en jeu en Ligue des champions contre Copenhague et Belgrade, 19 arrêts contre Belfort en 8 es de finale de la Coupe de France, mais aucun match en LNH).

« C’est difficile de revenir dans une équipe constituée et au moment où la saison se joue (*). Le choix de Patrice de ne pas forcément me faire jouer peut se comprendre. »

“Mika” s’attendait cependant à mieux. S’il a regoûté à la Ligue des champions, le Montpelliérain espérait retrouver le but héraultais à temps plein. « Cela n’a pas été le cas. À tort ou à raison, j’y croyais. » D’autant qu’il assure avoir retrouvé son niveau. « Les sensations sont bonnes, je suis à l’aise sur le terrain. Je n’ai pas progressé puisque j’ai été arrêté, mais je n’ai rien perdu. Je suis le même qu’avant ma blessure. »

S’il savait que sa saison 2011-2012 serait obligatoirement tronquée, Mickaël Robin n’a pas envie qu’elle soit « blanche ». « Nous sommes déjà en mars. Je ne sais pas s’il sera possible de bouleverser la hiérarchie. Je m’accroche au fait qu’il reste deux mois et demi de compétition. Chaque début de semaine, je travaille pour faire partie des deux gardiens le week-end. J’espère qu’il y aura des opportunités, notamment contre Sélestat (le 21 avril) ! »

À bientôt 27 ans, Mickaël Robin regarde de nouveau vers l’avenir. « Je suis conscient de faire partie des plans du club car j’ai encore deux ans de contrat (il formera un duo 100% alsacien puisque Thierry Omeyer sera de retour à Montpellier en 2013). J’ai envie de tout casser la saison prochaine. »

(*) Quasiment assuré d’être champion de France, Montpellier est encore engagé en Ligue des champions et en Coupe de France.

Source Dna

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Le 8ème Rugiss' Hand
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