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Le 8ème Rugiss' Hand
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31 octobre 2011

Après Montpellier ITW : Beretta prolonge le rêve

derniere-action-et-dernier-but-de-beretta-a-la-51-e-minute-perclus-de-crampes-le-jeune-selestadien       L’ailier de 21 ans n’a pas raté son rendez-vous avec le public du Rhénus. Hier, il est allé jusqu’au bout de ses forces pour accrocher Montpellier le plus longtemps possible.

Et Primoz Prost ne lui en veut même pas… À la 51 e minute de jeu, Kevin Beretta vient d’ inscrire son cinquième but au portier montpelliérain avant de s’écrouler devant lui, perclus de crampes. L’imposant gardien s’empare des sticks qui servent de gambettes à l’Alsacien et tente de faire passer la douleur.  « Ça m’a pris aux deux jambes sur l’impulsion de mon tir, raconte le jeune Bas-Rhinois.  Je n’en pouvais plus ! Je sortais d’une gastro-entérite, et je n’ai pu m’entraîner que deux fois cette semaine. C’est sûr, ça n’a pas aidé… »

Ce dont il se réjouissait le plus, au sortir de ce match pas comme les autres ?  « Nous avons été à la hauteur de nos espérances. Nous avons tout donné pour faire jeu égal avec Montpellier et offrir un beau spectacle à nos supporters. Et je retiendrai surtout l’état d’esprit de notre équipe. On a fait preuve de cohésion, on s’est serré les coudes durant toute la partie. C’était génial ».

Ses yeux s’ouvrent un peu plus grand lorsqu’on lui rappelle qu’en face, c’était le grand Montpellier. Et qu’il y a quelques semaines, il n’était encore qu’une modeste doublure de Michal Salami, avant que le joueur polonais ne se blesse gravement.  « Honnêtement, je ne réalise pas… Montpellier, c’est tellement énorme ! Karabatic et Guigou, même s’ils n’ont pas joué ce soir, ce sont des idoles pour moi ! Mais aujourd’hui (hier) , même si on les a respectés, il fallait y aller au culot et au courage ».

Lui y est allé de tout son cœur. Et si Sélestat n’est mené que d’un petit but à la pause après avoir mené une bonne partie de la première mi-temps, c’est aussi à l’impétuosité de son petit ailier qu’il le doit. Pourtant, au bout de vingt minutes, il est déjà sur la tangente :  « J’ai demandé à sortir parce que j’étais cuit », reconnaît le Hoenheimois d’origine, encouragé par tous ses coéquipiers durant cette première mi-temps de feu.

« J’essaye de tout faire pour mériter la confiance de mes coéquipiers. Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre à ce niveau, explique le Bas-Rhinois.  Et contre Montpellier, forcément, tu apprends… J’ai été impressionné par leur sérénité. On les accrochait, mais eux ne paniquaient pas. C’est comme si rien ne pouvait les atteindre, alors qu’on était tout près ! »

Habituellement avare d’éloges individuels, son entraîneur Jean-Luc le Gall était  « évidemment satisfait de sa prestation. Mais Kevin est intelligent. Il sait qu’il mange son pain blanc en ce moment. Personne ne le connaît, aucune vidéo de ses tirs ne circule. Mais ça va changer et c’est là qu’il devra répondre présent ». Peut-on compter sur Beretta en toutes circonstances ? Ça reste à voir. Mais dans les grandes occasions, on sait : c’est oui.

Source L'Alsace
Jean Deutsch
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Beretta s’en souviendra

2753351-3896275Match après match, Kevin Beretta confirme qu’il est bien à sa place en D1. Face à Montpellier, l’ailier gauche violet a encore brillé.

Il y a encore deux ans, Kevin Beretta laissait parler son (grand) talent sur les parquets de N3 avec Schiltigheim. Hier, il l’a fait éclater devant les 5 500 spectateurs du Rhenus, face à la meilleure équipe française.

Mais l’ailier gauche violet ne cherche pas vraiment à regarder dans le rétroviseur. « Je savoure ce qu’il m’arrive, c’est tout. Je profite de chaque seconde, sourit Kevin Beretta. Si on m’avait dit il y a deux ans que je jouerais en D1, face à des équipes comme Chambéry ou Montpellier, je ne l’aurais certainement pas cru ! »

Depuis la blessure de Michal Salami (ligaments croisés), il a même été bombardé titulaire à l’aile gauche, avec une réussite certaine (24 buts depuis le début de la saison).

Du haut de ses 21 ans et de ses six matches de D1, Kevin Beretta aurait pourtant pu se montrer impressionné en entrant sur le parquet du Rhenus hier. Il n’en a rien été. « J’étais surtout curieux de voir comment allait être l’ambiance. »

Une ambiance à laquelle il contribuait il y a encore quelques mois. « Cela fait plusieurs années que je viens au Rhenus pour l’EuroTournoi. Mais là, cela faisait bizarre d’être sur le terrain. La veille du match, à l’entraînement, je me suis senti tout petit… »

Et pourtant, une fois la rencontre démarrée, Kevin Beretta s’est montré grand. « Jouer devant autant de monde, c’est magique. Ça donne des ailes. C’est le genre de matches que l’on veut jouer tous les week-ends ! » Face à Primoz Prost, le gardien montpelliérain, l’ailier gauche violet n’a presque rien raté (un seul échec sur six tentatives).

« Je ne pensais pas que l’on pourrait les titiller aussi longtemps »

« Réussir son premier tir aide toujours », explique-t-il. Trois autres buts suivront en première mi-temps, dont un magnifique lob. « Je suis entré sur le terrain avec l’envie de me faire plaisir et aussi de faire plaisir aux spectateurs. »

Bien sûr, Sélestat n’est pas parvenu à créer l’exploit. « C’est tout de même très difficile face à Montpellier, soupire le numéro 7 violet. Mais on ne peut pas avoir de regrets. On savait que les chances de prendre des points sur ce match étaient infimes. » Restera la satisfaction, légitime, d’avoir réellement bousculé le champion de France en titre. « Je ne pensais pas que l’on pourrait les titiller aussi longtemps. Mais à un moment, on a lâché physiquement, comme toutes les équipes qui affrontent Montpellier. »

Kevin Beretta, lui, est allé au bout de lui-même. Pris de crampes, il a dû rejoindre le banc à la 51 e, non sans avoir marqué son cinquième but. « J’ai senti venir les crampes sur l’impulsion. J’ai réussi à tirer, mais après, je ne pouvais plus revenir sur le terrain. »

Il faut dire que le Sélestadien n’avait pas abordé la rencontre dans les meilleures conditions. Touché au genou face à Chambéry lors du match précédent, il n’avait pu reprendre l’entraînement que la veille du choc face à Montpellier. « J’ai fait abstraction. »

Et ce n’est pas cette sortie prématurée qui risque de lui gâcher son plaisir. « C’est un souvenir qui restera gravé. »

S’il continue de se montrer aussi performant, nul doute que Kevin Beretta sera amené à revivre pareils moments.

Source Dna
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28 octobre 2011

Issam Tej : Le cœur ici, là-bas

       Le Sélestat-Alsace accueille Montpellier, ce dimanche (16h) au Rhenus sport. Un match particulier pour Issam Tej, un des piliers de la formation championne de France, qui s’est découvert à Sélestat.
 Issam Tej, ou quand talent et amitié vont de pair…. Photo DNA – michel frison

Ce ne fut pas un coup d’essai, mais un coup de maître, oui.

       Pas un coup d’essai dans la mesure où François Berthier, dénicheur de talent et entraîneur du SCS d’alors, avait, un an plus tôt, attiré à Sélestat un Heykel M’Gannem inconnu au bataillon, sauf peut-être à celui d’Afrique. On sait la marque que le garçon a, ensuite, déposé. En Alsace, à… Montpellier, aujourd’hui à Saint-Raphaël.
       C’était en 2002. Un an plus tard, le « Maya » en question embauchait (débauchait, c’est selon) un dénommé Issam Tej ne figurant, à l’époque, sur aucune tablette. On avait, alors, beau consulter tous les sites de recherche, les quelques traitant du handball notamment, rien, nada. Ou si peu.

« Sélestat est mon point de chute, là où j’aimerais terminer ma carrière »

       Pas un coup d’essai donc. Mais un coup de maître, un autre. Parce que, après un attaquant hors norme, la formation bas-rhinoise allait se doter d’un autre joueur unique. Vague défenseur, et uniquement défenseur, de l’équipe de Tunisie d’alors, le Tej en question allait, en effet, vite prouver qu’internet et ses internautes, que les connaisseurs (?), ne détenaient pas toutes les vérités. Mais que lui avait l’étoffe d’un futur grand.
       Tout cela se passa un soir de match au Tournoi de la Mirabelle organisé à Metz. C’est là que l’actuel pivot de Montpellier, devenu au fil de ses saisons françaises un des tous meilleurs (le meilleur ?) spécialiste à son poste, se décida à quitter son Espérance Tunis de toujours pour tenter l’aventure. sélestadienne. Pour commencer et pour trois ans. Trois parce que le garçon, remarqué par beaucoup puis contacté par la formation héraultaise, se fit un devoir de rajouter, de lui-même, une année à son contrat. Juste parce qu’il sentait le devoir au club qui l’avait lancé.
       Il a beau passer pour ce qu’il n’est pas, Issam Tej est un homme de cœur. Et c’est parce qu’il est comme ça qu’il a gardé tant de points de chute en Alsace. Qu’il éprouve tant de plaisir à y revenir, parce que handballeur, parce que fidèle en amitié aussi et surtout.

L’hommage à Germain

        « C’est là qu’on m’a donné l’occasion de me faire connaître, là que je me suis fait mes premiers amis français (Omar, Arthur, Estelle, Jacques, Alain). Alors, bien sûr, je me sens redevable de ce club. Sélestat est mon point de chute, là où j’aimerais terminer ma carrière si ma vie de sportif me le permet. Et si on veut toujours de moi là-haut… »
         Forcément, la rencontre opposant le SAHB à Montpellier ce dimanche ne laisse pas un des plus illustres N.6 sélestadien de marbre.
         « Affronter Sélestat a toujours une saveur particulière. Disputer ce match à Strasbourg c’est bien, mais j’avoue que j’aurais préféré qu’il se déroule au CSI. Parce que je n’y ai jamais joué et que c’aurait été l’occasion de rendre hommage à Germain Spatz dont la disparition m’a énormément peiné. C’est aussi grâce à lui si je mène la vie qui est la mienne aujourd’hui. »
        36993132_pPour l’ancien international tunisien («j’ai mis, pour des raisons qui me sont personnelles, une parenthèse à ma carrière internationale »), évoluer au Rhenus ne sera, de plus, pas forcément un avantage pour Montpellier.
        « On y a plus joué que les Sélestadiens, c’est vrai, mais alors les spectateurs étaient tous derrière nous. Je sais pour l’avoir vécu, l’ambiance qui régnait au Cosec. Ils étaient 1 000 à cette époque, alors 5 500 ! »
        Pour qui a joué (et gagné) à Kiehl ou Copenhague («une défaite qui doit nous servir à avancer »), voilà qui ne devrait cependant pas poser d’énormes problèmes, d’autant qu’ils seront nombreux à avoir les yeux de Chimène pour le pivot montpelliérain.
       « Je me réjouis, vraiment. De jouer ce match, de respirer à nouveau l’air alsacien, de revoir mes amis sélestadiens. Ca fait un bon moment que nous nous sommes donné rendez-vous… »
      Sous contrat avec Montpellier jusqu’en 2015, plus si affinités, Issam Tej opérera en territoire conquis dimanche. Pas sûr, pourtant, que le guerrier qu’il est n’éprouve pas un petit pincement au cœur au moment du coup d’envoi. Sûr qu’il en éprouvera un…

Source Dna

28 octobre 2011

Issam Tej : « Tout mon cœur est à Sélestat »

          Issam Tej est ravi de retrouver Sélestat sur son chemin ce dimanche au Rhenus à Strasbourg. Car le pivot de Montpellier a gardé une relation très particulière avec la ville de son premier club en France.

Issam Tej revient toujours avec plaisir en Alsace où il a fait ses premiers pas dans le championnat de France. Archives Jean-Marc Loos

        Alors qu’il a quitté l’Alsace depuis cinq ans désormais, Issam Tej n’a pas rompu le lien qui le lie à Sélestat. Il y a gardé tellement de relations et laissé tant de souvenirs dans l’ancien Cosec de l’Ill qu’il aime plus que tout remonter le temps lorsqu’il refait étape à Sélestat ou Strasbourg. Si bien que le match de dimanche (16h) dans un hall Rhenus qu’il fréquente chaque début de saison à l’occasion de l’EuroTournoi, constitue un de ses rendez-vous particuliers de la saison.

         « Ce sont des retrouvailles pour moi et le public de Sélestat qui me tiennent à cœur, confirme l’intéressé. Mais avant d’en parler, je voudrais encore une fois saluer la mémoire de Germain Spatz dont le décès, la semaine dernière, m’a particulièrement ému. Car mon cœur battait pour cet homme qui a tant donné au handball alsacien et à sa ville. Il s’est battu pour la construction de la nouvelle salle. Et, personnellement, c’est aussi le président qui m’a fait venir en France, qui m’a fait confiance grâce auquel j’ai pu construire ma carrière. »

        C’est à l’été 2003 que le pivot de la sélection tunisienne a posé ses valises à Sélestat. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se faire apprécier et permettre à son club de quitter son habituel statut de relégable. Avec une 8 e place en 2004, suivi d’une 6 e l’année d’après grâce au tandem qu’il formait avec Heykel Megannem. Mais Issam a surtout collectionné les amitiés en Alsace dont la plupart sont restées très vivaces. « Tout mon cœur est à Sélestat où j’ai beaucoup plus d’amis qu’à Montpellier même si la ville est bien plus petite. A Montpellier tout le monde me connaît, mais à Sélestat c’est plus chaleureux. »

       En revanche, sur le parquet dimanche, il ne connaîtra pas grand monde à part Arnaud Freppel et Olivier Jung. « L’équipe a beaucoup changé mais elle obtient de bons résultats depuis son retour en D1. Son match à Chambéry a frappé les esprits, tout comme ses courtes défaites à Nantes ou contre Saint-Raphaël. C’est dommage que le SAHB a laissé passer sa chance de prendre des points. »

        On pourrait ajouter : d’autant que face à Montpellier c’est quasi mission impossible. Issam Tej et ses prestigieux coéquipiers alignant 26 victoires de rang en Ligue Nationale, châtiant leurs adversaires avec une moyenne de 10 buts d’écart depuis le début du championnat. Mais celui qui a été élu trois fois meilleur pivot du championnat ne l’entend pas de cette oreille. « Dimanche ce sera un match difficile. D’autant que Sélestat aura l’avantage de jouer devant 5 000 spectateurs. Comme je suis bien placé pour savoir à quel point un millier de Sélestadiens peuvent peser sur un match à domicile, je redoute qu’ils soient transcendés en étant cinq fois plus nombreux. Surtout si le score est serré. Gare à nous. » Il n’est d’ailleurs pas dans les habitudes du multiple champion de France de sous-estimer un adversaire.

      C’est aussi l’un des secrets de sa réussite. « Depuis des années, nous dominons le championnat, enchaîne Issam. Gagner est devenu une habitude au club. Et pour ne pas être surpris on se doit de respecter tous les clubs même ceux qu’on considère inférieur. Sinon, cela peut se retourner contre nous. Toutes les autres équipes du championnat font le match de l’année contre nous. Toutes les salles où nous jouons sont pleines et nos adversaires font monter leur taux d’agressivité. Cela nous oblige à faire tourner l’effectif à chaque match. À Montpellier, chaque joueur dispose en moyenne de 30 à 35 minutes. Pas plus. Pour ne pas être grillé. »

    Cette constante volonté de gagner, cette accumulation de titres, l’ont convaincu de poursuivre l’aventure jusqu’en 2015 avec Montpellier alors que beaucoup de clubs le courtisaient. « Pourquoi changer si je suis déjà dans un des meilleurs clubs européens ? On vise la Ligue des champions, on a recruté Thierry Omeyer et j’ai construit ma vie ici. Si un jour je quitte Montpellier, ce serait pour Sélestat. Je suis persuadé que même à 36 ans je pourrais encore jouer 3 ou 4 ans à Sélestat. Car je fais attention à ma condition physique en étant le plus sérieux possible. Il me faut surveiller la prise de poids, » confie Issam qui a acquis la nationalité française il y a un an. « J’ai pris ma retraite internationale après les Mondiaux de janvier. Mais je serai fier de porter le maillot bleu si on a besoin de mes services. » Ce qui constituerait un renfort de poids pour les Experts après les Jeux de Londres.

Christian Weibel
Source L'Alsace
14 octobre 2011

Itw: Freppel, retour gagnant

          Arnaud_Freppel

          Le Sélestat-Alsace handball accueille Ivry samedi (20h30). Face à une équipe huit fois championne de France (la dernière fois en 2007), le club du Centre-Alsace comptera, entre autres, sur Arnaud Freppel pour signer son deuxième succès de la saison.

     C’est le plus ancien des Sélestadiens, lui qui a débuté sa carrière en violet il y a quinze ans. Après avoir aidé à écrire l’histoire du SCS d’alors durant onze saisons, Arnaud Freppel s’est décidé, voilà quatre ans, à aller voir ailleurs si l’air y était plus doux.
     « Le moment était venu de voir autre chose, de rencontrer d’autres gens, de participer à d’autres aventures, confie l’ailier droit. Partir a permis de m’enrichir, de mieux me connaître. »
     Deux saisons à Saintes, une autre à Cesson, soit trois ans pour grandir. Et un retour dans son Alsace à lui en début de championnat dernier. « Il fallait sans doute partir pour revenir. J’ai vécu de belles choses loin d’ici, on m’a proposé d’en découvrir d’autres en rejoignant un club, mon club, qui nourrissait de nouvelles ambitions. Le projet m’a intéressé. Autant je ne regrette pas d’être parti, autant je suis heureux d’être revenu.

«Indispensable, pas suffisant»

      Beaucoup de choses ont changé durant l’escapade occidentale d’Arnaud Freppel. Une nouvelle salle, une nouvelle équipe dirigeante, un groupe de joueurs taillé pour retrouver une place au plus haut niveau. Des ambitions nouvelles aussi, celles de ne plus être qu’un miracle permanent dans le paysage handballistique français, mais de durablement s’installer.

Arnaud Freppel (à droite): «Nous progressons de match en match». (Photo archives DNA - Franck Delhomme)

Arnaud Freppel (à droite): «Nous progressons de match en match». (Photo archives DNA - Franck Delhomme)


      « Revenir était l’occasion d’une remise en question, poursuit le gaucher du SAHB. Il est toujours intéressant de remettre les compteurs à zéro, de se mettre en danger, de devoir prouver quelque chose. Cela permet d’avancer. J’avais besoin d’un nouveau challenge, Sélestat m’a proposé le sien pour arriver à mes fins. Au bout du compte, je suis doublement satisfait. »
      Le début de l’histoire a donné raison à l’ancien de l’ASCA Wittelsheim, le SAHB ayant retrouvé sa place en D1. La suite le passionne. À 31 ans, il déborde d’envie et d’ambitions.
      « Même si nous pouvons être frustrés de n’avoir pris aucun point face à Saint-Raphaël ou Nantes – mais il est rassurant d’avoir des regrets quand on perd face à des équipes d’un tel calibre – notre début de saison est intéressant. Nous proposons du jeu, nous progressons de match en match et le groupe vit parfaitement bien. Mais si tout ça est extrêmement positif, si c’est indispensable, ce n’est pas suffisant. Il nous faut à présent engranger des points. »

Des valeurs à faire valoir

      Avant de se rendre à Chambéry puis de recevoir Montpellier au Rhenus devant plus de 5000 spectateurs – « Ça va être énorme, j’ai vraiment hâte de vivre ça » –, le SAHB serait ainsi bien avisé de se défaire, ce samedi, d’Ivry.
     « Attention, c’est Ivry, une équipe culte de la D1, une référence qui reste sur quelques bons résultats (26-26 à Nantes notamment). Mais je suis confiant. Chez nous, devant un public qui nous pousse à toujours donner plus, on doit le faire. Malgré les absences, on a l’équipe pour, un groupe dont la caractéristique est de ne jamais rien lâcher, des joueurs prêts au combat. Nous sommes peut-être moins bien armés que pas mal d’autres, mais on a des valeurs à faire valoir, de celles qui feront la différence en fin de compte. »
      À ce niveau-là comme à celui du talent, le SAHB sait pouvoir compter sur son ancien, exemple de combativité et d’abnégation. Samedi soir, Arnaud Freppel sera à nouveau un des premiers à donner l’exemple.
      Parce qu’il est revenu à Sélestat pour ça. Parce que, aussi, tout simplement c’est sa façon de voir les choses. La meilleure des façons…

Source Dna

11 octobre 2011

ITW Bastien Arnaud: A Sélestat, le public est toujours aussi chaud

       Marjorie a rencontré Bastien lors du dernier match à domicile du SAHB.
       L'occasion pour elle de demander à cet ancien Violet de ses nouvelles. 
       Depuis Bastien s'est blessé et a été opéré des croisés... (genoux)
      

        Absent pour plusieurs mois, nous lui souhaitons une bonne guérison!

 

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7 octobre 2011

Itw Seufyann Sayad; j'ai pris de la bouteille

 

seufyann_Sayad         L'homme en forme du H (Nantes), Seufyann Sayad (32 ans), reconverti arrière gauche, a retrouvé le club de ses débuts.

Sélestat, c'est toute votre enfance ? 
       Je suis né en effet à l'hôpital Pasteur. On peut me considérer comme étant le fruit des retrouvailles entre mes parents... Je suis resté dans cette ville jusqu'à mes quinze ans jusqu'au moment où j'ai rejoint le sport-études de Strasbourg. Sélestat, c'est exactement entre le Bas et le Haut-Rhin. Les mentalités étaient assez dures. Tu me vois, moi l'étranger... En revanche, quand un Alsacien ouvre son coeur, tu fais partie de la famille. Même s'ils sont de droite alors que j'étais sur la liste de gauche. (Rires). J'avais seulement 19 ans, mais j'étais une référence sportive. L'actuel maire est mon ancien prof de physique-chimie, comme quoi c'est petit. À l'époque, il y avait 18 000 habitants. Aujourd'hui, j'ai plus l'impression que c'est davantage une cité-dortoir ou pour les gens désireux de s'éloigner de Strasbourg.

Qui vous a fait pousser les portes de la salle de hand ?
        Mon instituteur, Philippe Klein. Il était entraîneur de hand et a initié toute la classe. Une semaine, plus tard, tout le monde était licencié, sauf une fille ! J'avais essayé le foot mais ce n'était pas du haut niveau et en plus, je faisais honte à mon grand frère ! On m'avait mis gardien, je ne touchais pas un ballon. Sélestat, c'est vraiment une ville à fond pour le hand. J'ai joué avec Thierry Omeyer, Rock Feliho ma dernière année, Éric Gull, un international argentin. Des joueurs, ils en forment. À l'époque, ils n'avaient pas assez d'argent pour les conserver. J'avais une place, je pesais sur le jeu, et j'y ai décroché l'équipe de France. La dernière année, je jouais d'ailleurs arrière gauche...

Justement, c'est en Alsace que l'on a commencé à vous comparer avec Jackson Richardson ?
       Un Noir avec des locks ! Ça met indirectement la pression. On disait que j'étais meilleur que lui à son âge, mais tout ça, c'est du vent. À la limite, je suis Seufyann. J'ai ma personnalité, mon jeu, point barre !

Partir de Sélestat pour Chambéry a dû être un déchirement ?
       Effectivement. J'ai quitté un club familial pour une formation beaucoup plus professionnel. Niveau gestion humaine, zéro ! Deuxième année pourrie. Comme j'étais blessé, j'étais mis à l'écart. Stoecklin, je n'en parle pas... Je suis quelqu'un de croyant. Si j'ai eu des blessures, c'était que mon corps le voulait. Je n'ai pas à m'en vouloir, me rabaisser. Tranquille la vie ou presque.

Seufyann Sayad est-il quelqu'un difficile à gérer ?
       Je crois qu'avec l'âge j'ai pris de la bouteille, réussi à me gérer. Je déteste simplement les injustices ou les préjugés. Après, si tu me parles correctement, ça se passe bien.

En tout cas, vous êtes l'homme fort du H en ce début de saison ?
       Pendant les vacances, j'ai essayé de faire gaffe. Je me suis fait une petite « prépa ». Je suis en fin de contrat, je vais avoir 32 ans. J'ai autant envie de partir que de rester ici. Il faut que je sois irréprochable pour ne rien regretter. En tout cas, cette fin de contrat est plus facile à gérer que la précédente.

CD: Sept matches en octobre, c'est dangereux ?
      Je trouve ça au contraire super motivant, super cool pour casser le train-train de la saison régulière. Au niveau physique, les entraîneurs vont devoir gérer leur planning. Nous, il va falloir qu'on soit concentrés, qu'on ne se dissipe pas. On est armé pour être sur tous les fronts. Gagner la bataille ? J'ai envie de dire oui.

Propos recueillis par Christophe DELACROIX.
Source Ouest France

 

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Seufyann en bref:
Seuf est né le 1er novembre 1979 à Sélestat.
Il mesure 1,89 m et évolue au poste d'arrière gauche ou demi-centre. Il fut membre de l'équipe de France de handball entre 2000 et 2003.


Carrièresayad_1
          Formé au SC Sélestat handball, il est très vite considéré comme l'un des grands espoirs du handball français et possible successeur de Jackson Richardson.

           En décembre 2000, à l'âge de 21 ans, il est appelé pour la première fois en équipe de France lors du Challenge Marrane. Cependant, il ne participera pas à l'épopée victorieuse des championnats du monde de 2001 où la France devient championne du monde, ne faisant que partie des joueurs de réserve.
         Dans le viseur de nombreuses grandes équipes, il rejoint le club du Chambéry Savoie Handball en 2002. Après une bonne première saison, la suite sera moins glorieuse, le joueur étant miné par les blessures.
         En 2004, il décide de se relancer au Toulouse Union Handball. Encore une fois, il est touché par diverses blessures et peine à confirmer les grands espoirs placés en lui.
        Au début de la saison 2006, à la surprise générale, il quitte la France pour Cangas, un club de deuxième division espagnole. Malheureusement, le sort s'acharne et le Sélestadien se rompt les ligaments du genou en novembre 2006. Sa saison 2006-2007 est une saison blanche.
       Il décide de poursuivre l'aventure espagnole et signe à Almeria, en Liga Asobal, pour la saison 2007-2008. Puis au club de Pontevedra en 2008-2009.
      Depuis 2009, Seufyann rejoue en France au club de Nantes.


Clubs successifs
Sélestat : formé au club
Chambéry : 2002-2004
Toulouse : 2004-2006
Cangas (Espagne) : 2006-2007
Almeria (Espagne) : 2007-2008
Pontevedra (Espagne) : 2008-2009
Nantes (LNH) : Depuis 2009
Palmarès
France International A : 17 sélections - 17 buts
1998 : 4e des Championnats du Monde Espoirs avec l'équipe de France



12 septembre 2011

Après le match: Lazlo Fulop comme dans un rêve !

        Pour son premier match officiel sous les couleurs du SAHB, le gardien Lazlo Fulop ne pouvait rêver d’une meilleure entrée en matière. Car en détournant presque la moitié des tirs cristoliens, il a été l’un des principaux artisans de ce retour gagnant en D1.

Vincent Moreno et ses coéquipiers de Créteil
se sont heurtés à un mur nommé Lazlo Fulop.
Photo Denis Werwer

      Même quand il ferme les yeux, Lazlo Fulop voit des ballons partout. Et la méthode semble particulièrement efficace au vu de sa prestation dans la cage sélestadienne. Les statistiques officielles créditent le gardien hongrois du SAHB de 22 arrêts pour 45 tirs soit un pourcentage de 49 % de shoots bloqués. Une performance tonitruante qui est pour beaucoup dans le succès de Sélestat surtout quand l’écart final n’est que de deux buts (26-24) au bout d’un duel très disputé.

     « Franchement, même pas dans mes rêves, je n’aurais imaginé réussir un tel match, savoure en toute modestie le transfuge de Saint-Cyr. Je m’étais bien préparé pour cette ouverture du championnat. La veille du match, en me couchant, je voyais les impacts des attaquants de Créteil dans ma tête. Tout comme durant la sieste l’après-midi de la rencontre. Apparemment, ça marche bien. Mais je n’aurais pas été aussi efficace sans une bonne défense. »

     Habitué au cours de la préparation à partager son temps de jeu avec Obrad Ivezic, le divin chauve, un surnom dont il a hérité lors de ses années passées sur les bords de la Loire, a tenu la distance pendant toute l’heure de jeu. « En D1, c’est plutôt rare de jouer aussi longtemps. Surtout qu’à ce niveau-là, cela demande de gros efforts. À la mi-temps, je me sentais déjà un peu fatigué. Mais, grâce à notre bonne préparation physique, j’ai pu tenir la distance. »

Des bras comme des aimants

      Déjà auteur d’une dizaine d’arrêts dans la première demi-heure, Lazlo a gardé le rythme au long d’une deuxième partie de match où il a fini par écœurer les tireurs adverses, Mitrovic terminant à 0/4, Guilbert à 2/6, alors que Nyokas finissait sur un 1/4. Ses bras ou son corps ressemblaient à un aimant qui attirait à lui toutes les balles qui fusaient vers sa cage. « C’est aussi un peu ce que j’ai ressenti, confirme l’intéressé. C’est là justement où la défense m’a beaucoup aidé en touchant le tireur ou en le gênant. Après c’est à moi d’intervenir. Quand le tir n’est pas précis, je l’arrête. S’il l’est, je ne peux rien faire. »

        Tout comme un joueur de champ, un gardien a aussi besoin d’une période d’adaptation avec ses défenseurs lorsqu’il change de club. Deux mois de préparation semblent avoir été suffisants pour que ce gardien, qui évolue depuis une dizaine d’années en France, puisse prendre ses marques. « J’avais dit à l’entraîneur, Jean-Luc Le Gall, que je préfère évoluer derrière une défense 6-0 car j’arrive à bien lire les tirs de loin. » Cette défense à plat a fait son œuvre et permis à Fulop d’être adopté par le public dès sa première apparition sous le maillot violet.

« Cétait primordial de gagner »



Match de la 1° journée de LNH : SAHB - Créteil 10-09-2011

      Sa prestation de grande classe qui lui vaut d’obtenir la meilleure note de tous les gardiens du championnat au sortir de cette première journée n’est en fait que le prolongement d’une fin de saison remarquée à Saint-Cyr après une sérieuse blessure. « En février 2010, j’ai été victime d’une rupture des ligaments croisés. J’ai mis du temps pour retrouver ma meilleure forme. Mais en fin de saison dernière, j’ai été plutôt efficace. J’étais bien et c’est un peu grâce à François Berthier. »

       L’ancien coach de Sélestat, désormais lié au destin de Paris, lui a aussi conseillé de répondre aux offres du SAHB. « Il m’a simplement dit c’était un bon club et que j’y serai bien accueilli. » Une heure à peine lui a suffi pour être adopté en permettant à sa nouvelle équipe de prendre un départ idéal.

      « Au vu des matches qui nous attendent (à Tremblay dès ce samedi), il était primordial de nous imposer d’entrée. Créteil est une belle équipe mais qui ne joue pas encore ensemble. » Au SAHB, le groupe a visiblement adopté cette culture du collectif qui pourra lui permettre d’atteindre l’objectif fixé : le maintien.

Christian Weibel Sahb creteil
Source L'Alsace.
 
       Et sur Top music....
cliquez sur l'image et aller
au 12 septembre 2011
pour écouter les ITW de
joueurs et de la nouvelle
mascotte du SAHB; Germain.

5 septembre 2011

ITW: Petrenko « On ne s’en sortira qu’ensemble »

       Après avoir aidé Paris à se maintenir en D1, Yuri Petrenko aura la même mission à Sélestat.

 

 

Après Dunkerque et Paris, Yuri Petrenko
espère faire briller le jeu de Sélestat
et pérenniser le club en LNH.
Photo Jean-François Frey

La saison a été difficile avec Paris l’an dernier. Pourquoi vous embarquer dans le même type d’aventure avec Sélestat ?

« Ça ne m’effraie pas plus que cela, car je n’ai pas peur des difficultés. Quand j’ai eu une proposition de Sélestat, je n’ai pas réfléchi longtemps même si Paris voulait me conserver. Les choses n’avançaient pas vite. Le coach m’a vanté l’ambiance qu’il régnait au SAHB et le président Momper m’a expliqué comment fonctionnait le club et son envie de disputer une Coupe d’Europe. J’ai dit banco. »

Après un mois de préparation comment jugez-vous votre nouvelle équipe ?

« On a une équipe capable d’obtenir le maintien. Il y a là de bons joueurs avec des qualités individuelles qu’il s’agit de faire jouer ensemble. Après chaque match de préparation, je sens qu’on a progressé dans ce domaine. Notre collectif commence à prendre forme et c’est primordial car c’est lui qui nous fera gagner. C’est la différence entre la D1 et la D2 où tu peux t’imposer physiquement. »

Quels sont les atouts du SAHB ?

« L’équipe est toujours positive. On a une philosophie de gagnant. C’est intéressant. Là où ça risque d’être difficile c’est au niveau psychologique. Il ne faudra pas craquer par rapport à l’année dernière où l’équipe a accumulé beaucoup de victoires. C’est la raison pour laquelle je lance un appel aux spectateurs en leur demandant d’être patients et de ne pas s’attendre à une saison similaire. J’espère qu’on va gagner le plus de matches possibles à la maison, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles ».

        Le champion du monde 95, Denis Lathoud, qui vient de descendre de D1 avec Dijon, est bien placé pour juger Sélestat que son équipe a croisé deux fois en préparation. « Sélestat est une équipe homogène et complète avec des postes doublés. Le recrutement a été judicieux. Le deuxième gardien Fulop a l’expérience de la D1, comme Petrenko qui est un demi-centre très propre. L’arrière Podsiadlo est pesant et possède un bon jeu de un contre un. Avec Beauregard, le côté gauche est bien armé. Après il faudra savoir gagner les matches à la maison. C’est une donnée primordiale. Mais Sélestat a les armes pour pouvoir rivaliser avec les équipes de la deuxième partie de tableau ».

Source Journal L'Alsace

23 juin 2011

ITW Micro Violet: Robin Foubert: Les pompiers, j'écoute...

       Après Nico il y a trois semaine, Tom il y a une semaine, voici un dernier volet sur nos joueurs violets qui s'en vont vers d'autres horizons.

       Robin Foubert en partance pour US Saintes,  nous dit à sa manière ''au revoir'' non sans glisser une petite note humour et un clin d'oeil sur un métier qu'il connaît bien.

       Robin, nous te souhaitons tout le meilleur à toi et à ta petite famille.
       Bonne continuation.

 
       Par ce clin d'oeil, le 8eme Rugiss'hand se permet
de rendre hommage aux pompiers qui sacrifient
leur vie pour celle des autres. 

  

 

16 juin 2011

ITW Micro Violet: Tom Huljina dit '' Au revoir '' aux supporters Sélestadiens

      Et oui tout à une fin. Tom nous quitte mais pas sans dire au revoir à ses fidèles supporters, à tous ses amis...

      Fidèle à lui même, Tom ouvre son coeur... Un vrai moment d'émotion et d'humilité...

      Tom, Tu vas nous manquer énormement. A bientôt, on l'éspère...

 
Nous te souhaitons à toi et ta famille tout le meilleur pour l'avenir.

Merci à notre envoyée spéciale Marjo.
Merci également à Sylvain pour la vidéo.

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