ITW: Arnaud Freppel ''Le bon moment''
Trois ans après l'avoir quitté, Arnaud Freppel est de retour à Sélestat. A 30 ans, l'ailier droit alsacien vient apporter son expérience à un groupe jeune et ambitieux.
« C'était le bon moment », sourit Arnaud Freppel. L'ailier droit
n'avait jamais caché qu'en dépit de son "exil" à Saintes, puis à Cesson,
la saison dernière, il avait en tête de revenir en Alsace un jour ou
l'autre. « Cela aurait pu se faire plus tard... »
Sauf que Sélestat
a pensé à lui très tôt - « le club m'a contacté à la mi-saison » - pour
constituer son effectif version 2010-2011. En fin de contrat avec le
club breton, Arnaud Freppel avoue avoir hésité, Cesson lui ayant proposé
de prolonger son bail de deux ans, avec donc la perspective de rester
en D1. « C'était intéressant sportivement. »
Un choix de vie
Mais
c'est finalement Sélestat qui a eu sa préférence (il s'est engagé pour
trois ans). Car Arnaud Freppel souhaitait avant tout s'inscrire dans la
durée. Prendre part à une aventure, voilà ce qui l'intéressait avant
tout.
« Le projet de Sélestat correspondait à ce que je
recherchais. J'ai eu envie d'apporter ma pierre à l'édifice. Tous les
ingrédients sont réunis pour rester un long moment », explique-t-il.
Car au-delà de l'aspect sportif, Arnaud Freppel, en retrouvant
Sélestat, faisait également un choix de vie. Se rapprocher de sa famille
à Wittenheim, d'autant plus que son épouse attend un deuxième enfant,
retrouver ses amis, tous ces paramètres ont compté au moment de décider.
« Je suis heureux de revenir », expose-t-il simplement.
En 2007,
Arnaud Freppel avait quitté Sélestat « pour (se) mettre en danger dans
un nouveau club, connaitre une autre façon de travailler, prendre un
nouvel élan... » Ses expériences à Saintes (D2) et Cesson l'ont comblé
sur ce plan.
Et abstraction faite de l'intérêt sportif,
l'Alsacien a apprécié ses trois années passées loin de sa région natale.
« Se retrouver dans un autre cadre apporte énormément au niveau du
caractère, en termes d'esprit d'ouverture et de faculté d'adaptation.
C'était très enrichissant humainement. Je me suis fait beaucoup d'amis. »
Nouveau sans vraiment l'être - il avait passé dix ans à Sélestat
avant de partir à Saintes -, Arnaud Freppel pressent que son intégration
sera rapide. « Je retrouve beaucoup de personnes connues, dirigeants ou
bénévoles. Et puis j'ai déjà mes marques dans une ville que je connais
et où j'ai de nombreux amis. »
« Talent et envie »
C'est davantage l'environnement du
club qui a changé depuis son départ, avec la nouvelle salle par exemple.
« L'équipe s'est aussi renouvelée. De mon époque, il ne reste plus que
Christian (Omeyer) et Olivier (Jung) qui était aux portes de l'équipe
Une », ajoute l'ailier droit.
A 30 ans, Arnaud Freppel ne
revient pas à Sélestat en préretraite. « J'ai encore quelques belles
années devant moi, assure-t-il plein d'ambitions. Mon objectif, comme
celui du club, est de remonter en D1. Je vais essayer d'apporter mon
expérience à ce groupe, qui regorge de talent et d'envie. »
Jeunesse, expérience, talent : le cocktail parfait pour monter en D1 ?
Source DNA du 27/07/10
ITW: Françis Franck ''je ne regrette rien''
Cela fait grosso modo 20 ans qu'il fait partie du paysage. Pas en toile de fond, au premier plan, tout devant. Vingt ans que Francis Franck fait l'actualité, autant par ses performances qu'en raison d'un caractère bien trempé. Normal, le garçon est gardien de but...
Les petits gros, le grand et sec
Vingt
ans donc, mais pas un de plus. A 40 ans - il est né le 17 mars 1970 à
Saint-Avold -, le Sélestadien a décidé de tourner la page. De mettre fin
à une carrière qui, forcément, en fera rêver plusieurs.
Comme rien
ne pouvait être banal s'agissant de Francis Franck, tout débuta sur un
malentendu. « J'ai fais mes premiers pas sur un terrain à sept ans et
demi. Six mois plus tard j'étais gardien. A l'époque, on avait tendance à
faire jouer les petits gros dans le but. Moi, j'étais déjà grand et
sec. » Premier match, et quatre penalties arrêtés...
Le début d'une
belle et longue carrière qui allait mener le Lorrain de l'ASPTT Metz au
SMEC lorsque les "postiers" se décidèrent à ne miser que sur les filles,
puis dans la région parisienne que Francis Franck rejoint à 22 ans.
Ce
fut Saint-Brice (et la montée en D1), l'USM Gagny avec laquelle il
disputa son premier EuroTournoi en 1994, et Pontault-Combault.
56 sélections, le bronze au Japon
C'était
écrit, c'est sur un autre concours de circonstances que tout s'emballa.
Parti à Créteil pour n'y être que troisième gardien, c'est pourtant lors
de la saison 1996/1997 que le talent de l'Alsacien naturalisé parce
qu'accepté put pleinement s'exprimer.
« Il y avait, devant
moi, Damien Pellier et Christophe Lassaut. Le premier se blesse
d'entrée, le deuxième aussi quelques matches plus tard. Me voilà premier
gardien parce que le seul... Et Daniel Costantini qui m'appelle en
équipe de France ! »
L'histoire s'accélère pour Francis
Franck qui fête sa première sélection aux Jeux méditerranéens.
Cinquante-cinq autres suivront marquées, entre autres, d'une médaille de
bronze aux Mondiaux japonais de 1997.
Passé au PSG-Asnières (c'est à
cette époque, à l'occasion d'un match à rejouer face au Racing, qu'il
rencontre Joëlle, la Lutzelhousoise future mère de Morgane et Clément,
ses enfants) puis en Allemagne, à Friesenheim - « une expérience, un
choix de confort et un challenge de plus » -, Francis Franck débarque à
Sélestat en 2003.
« A 33 ans, le besoin de préparer l'après
handball m'a décidé. Je n'avais, professionnellement, rien, aucun
diplôme, aucun outil, aucune expérience. Là, j'avais l'occasion de
revenir chez moi ou presque, d'encore jouer et de me projeter vers
l'avenir. »
« Tu portes des œillères quand tu pratiques le sport de haut niveau »
Sélestat
lui offrit effectivement l'opportunité d'assurer un avenir autre
qu'handballistique. Le temps d'un stage à la BDE des amis Chouissa, d'un
autre à Sport 2000, Francis Franck découvre - en même temps qu'il fait
le bonheur du SCS, du SAHB pour finir - le métier de commercial, à
Colossal d'abord, chez Arlogis pour finir.
« De m'ouvrir au
vrai monde m'a permis de vraiment m'enrichir. Tu portes des œillères
quand tu pratiques le sport de haut niveau. Ces expériences
professionnelles m'ont permis de m'ouvrir sur tout ce qui fait la vraie
vie. C'est usant de concilier sport et formation, mais tellement riche.
Vraiment, je remercie tous ceux qui m'ont permis de passer d'une vie à
l'autre, comme ça, en douceur. »
« Je sais la chance que j'ai eue »
Francis Franck s'en est donc allé au
soir d'un match à Nancy, le 30 mai dernier, au terme d'un énième match
de haut niveau. Le cœur gros, mais l'esprit libre.
Heureux
d'une carrière pleine et épargnée -« j'ai toujours eu peur d'une
blessure que je n'ai jamais eue » -, fier d'un parcours irréprochable.
Reconnaissant aussi pour ceux lui ayant fait confiance, les dirigeants
sélestadiens en premier lieu.
« Sélestat est un club à part, comme il en existe très peu en
France. Le hand fait partie du patrimoine de la ville, chacun sent, dans
l'équipe, la responsabilité qu'il porte, chacun sait ce que nos supporteurs donnent et ce qu'on doit leur rendre. On est obligé de se battre chaque samedi, bien ou mal, mais de se battre.
« Si Créteil m'a apporté les résultats, si jouer au PSG de l'époque a été valorisant, Sélestat est définitivement le club qui m'a le plus marqué. Au niveau de l'environnement comme à ceux du cadre de vie et du plaisir. »
Francis
Franck sait de quoi il parle quand il évoque le cadre de vie. Parce
que, fils de mineur (son papa s'en sortit en réussissant un concours lui
ouvrant les portes de la police nationale), il aurait pu, lui aussi et
tout comme son cousin, vivre sa vie 800 mètres sous terre.
«
Mes parents d'abord, le hand ensuite, m'ont permis d'y réchapper et ça
n'a pas de prix. Je sais la chance que j'ai eue de faire de ma passion
un métier, de vivre de telles expériences et de rencontrer des gens
uniques. »
« Chaque match que j'ai joué est un souvenir »
Un des
meilleurs gardiens de but que le hand français a connu a ainsi décidé de
tourner la page. Mais pas de fermer le livre. Pas possible pour un
garçon qui en a écrit tant de beaux paragraphes.
S'il a rangé ses baskets, Francis Franck ne renie rien. « Chaque match que j'ai joué est un souvenir. J'ai débuté le handball en m'amusant, je l'ai quitté en m'amusant.
Il y a souvent eu des obligations de résultats, mais jamais je n'ai
oublié la notion de plaisir. Je ne regrette rien, surtout pas mes choix.
Là, tout de suite, je vais prendre le temps de souffler, celui de
réfléchir. Mais c'est évident, le hand n'en a pas fini avec moi. »
Pour preuve, même si sa décision de ne plus jouer est bel et bien prise, Francis Franck a demandé à Jean-Luc Le Gall de pouvoir s'entraîner une ou deux fois par semaine. Et le Lorrain s'interroge sur sa future implication dans le monde du hand.
« L'image d'un garçon qui ne s'est jamais caché, qui n'a jamais triché »
« C'est clair, ma carrière de joueur s'est achevée à Sélestat. Mais j'ai malgré tout un engagement moral avec le club. M'y impliquer me tenterai assez, mais je ne sais pas encore à quel niveau. »
Une bonne nouvelle pour Vincent Momper et les siens tant leur
ancien gardien a encore des choses à apporter à un club auquel il croit.
« Il faut que Sélestat mobilise, centralise et attire. Il y a un
problème financier, donc économique, à régler, mais je crois en
Sélestat, à ses facultés à côtoyer le plus haut niveau. »
Il
veut tenter l'aventure, d'une autre façon. En inculquant, par exemple,
aux plus jeunes cet état d'esprit qui l'a toujours fait avancer.
« Gamin, je me suis lancé dans une aventure, entraîné par un "truc"
que je n'étais pas sûr de pouvoir maîtriser. La passion m'a guidé, elle
m'a permis d'aussi bien vivre la vie qu'il m'a été donné de vivre. Je
le répète, je n'ai aucun regret. Un manque, peut-être, celui de ne pas
avoir participé aux Jeux olympiques... »
Pas de regret, juste
un souhait : « Au bout du compte, j'espère qu'on gardera de moi l'image
d'un garçon qui ne s'est jamais caché, qui n'a jamais triché... » Mais
qui pourrait penser le contraire ?
Né : le 17 mars 1970 à Saint-Avold (Moselle).
Clubs :
ASPTT Metz,
SMEC,
De 1992 à 1994: Saint-Brice
De 1994 à 1995: Gagny
De 1995 à 1996: Pontault.-ComBault (LNH)
De 1996 à 1997: Créteil (LNH)
De 1997 à 2000: PSG (LNH)
De 2000 à 2003: Friesenheim (All D1)
De 2003 à 2007: Sélestat (LNH)
De 2007 à 2009: Mulhouse (D2)
De 2009 à 2010: Sélestat (D2)
Palmarès : vice-champion de France et vainqueur de la Coupe de France en 1997 avec Créteil, élu meilleur gardien de D1 en 1999, élu meilleur gardien de D2 en 2009, 56 sélections en équipe de France (médaillé de bronze aux Mondiaux-1997 au Japon, 5e de l'Euro-1998, 5e des Mondiaux-1999).
Source des DNA
Présentation 26ème journée: Nancy /SAHB: Dans le top 4 ? !
Vs
accompagnés des 
ASPTT Nancy / Sélestat Alsace Handball
Le SAHB aimerait boucler sa saison dans le top 4, ce soir à Nancy, et poser les jalons de la suivante que son président espère être celle de la remontée.
Vincent Momper, Sélestat va finir la saison entre la 4 e et la 6 e place. Est-ce satisfaisant ?
On peut même terminer 3 e ex-aequo selon le résultat de nos adversaires directs et au mieux 4 e
au goal average. C’est un peu moins bien que l’objectif annoncé en
début de saison. Nous étions conscients que remonter immédiatement
serait compliqué. Il nous a manqué un peu de chance. D’autant que les
blessures qui ont touché des cadres de l’équipe n’ont pas pu être
compensées car notre banc était encore jeune. Nous sommes passés au
travers de certains matches en début d’année. Une période qui
correspondait aussi à nos premiers matches dans la nouvelle salle, où
nous avons eu besoin de prendre nos marques.
Le SAHB avait-il réellement les moyens de se mêler à la lutte pour la montée ?
On aurait pu. Mais il aurait fallu des circonstances plus
favorables. L’objectif était élevé mais ce n’était pas une raison de ne
pas se le fixer. Terminer entre les places trois et six correspond en
gros à notre statut.
Le bilan est donc néanmoins positif ?
J’avoue qu’une victoire ce samedi à Nancy me ferait vraiment
plaisir, histoire de terminer le plus près possible de la troisième
place. Ce qui me satisfait surtout en cette fin de saison, c’est de voir
que notre équipe, contrairement à d’autres, n’a rien lâché et prépare
déjà celle à venir. Le match contre Billère a permis de voir du beau
jeu. On sent que les automatismes arrivent. Avec des joueurs venus
d’horizons différents, la mayonnaise a bien pris.
Ce qui laisse augurer une meilleure saison à venir avec un groupe renforcé par trois arrivées ?
Le recrutement a commencé en février. L’idée étant de conserver
une bonne partie de nos joueurs. Ce n’était pas simple mais on y est
parvenu. En y ajoutant des joueurs de haut vol, je suis persuadé qu’on
aura le collectif pour monter. Autant l’objectif paraissait compliqué
cette saison, autant il est clair cette fois.
Comment avez-vous fait pour attirer en D2 française des joueurs qui ont évolué en Ligue des champions ?
Ostarcevic et Ivezic étaient en contact avec des clubs allemands
dont l’offre était supérieure à la nôtre. Ce qui prouve que ce n’est pas
l’argent qui les a motivés. Alors pourquoi ont-ils choisi le SAHB ? Je
me suis rendu compte que Sélestat avait une très bonne réputation en
France et dans le monde du hand. Ces joueurs savent qu’il y a un projet
sérieux et nous rejoignent pour viser la D1. Il n’y a rien d’autre qui
les intéresse. Ensuite, la France plaît aux épouses des joueurs qui
prennent une part importante dans la décision de leur mari.
Le budget va forcément augmenter ?
La masse salariale va augmenter mais on ne fait pas non plus
n’importe quoi. C’est possible grâce à une plus grande capacité en
recette billetterie de la nouvelle salle. Les deux derniers matches
l’ont prouvé. Une campagne d’abonnement va débuter prochainement. Des
nouveaux partenaires nous ont rejoints et nous en cherchons d’autres.
Une vidéo de présentation du club sur notre site internet va dans ce
sens. Notre développement sportif va de pair avec notre capacité à les
convaincre de nous rejoindre.
Christian Weibel
Ce soir à 20h30 au Parc des sports de Vandoeuvre.
Arbitres : MM. Dougarem et Less.
Nancy :
1. Auger et 12. Potteau dans les buts. 5. Cornier, 6. Gaude, 7. Rac, 9.
Malesevic, 10. Crepin, 13. Jedrzejewski, 15. Moussay, 17. Lepinoux, 18.
Ragot, 19. Henry, 21. Grain (cap.), 23. Fortemps, 27. Motyka. Entr. :
Thony.
Sélestat : 1. Franck (cap.) et 33.
Girardin dans les buts. 3. Jung, 4. Sarni, 5. Aman, 8. Omeyer, 9.
Beauregard, 10. Foubert, 13. Gallotte, 15. Pintor, 17. Salami, 19.
Eymann, 20. François-Marie. Entr. : Le Gall
Source L'Alsace
Gregory Martin : « Le maintien le plus tôt possible »
Auteur d'un très bon de saison avec 62 buts à son actif, Gregory Martin nouvel arrière gauche à Angers Noyant HBC et ancien joueur du SAHB pendant six ans, se confie au micro de Hand-Planet.
Nous en profitons pour lui souhaiter nos meilleurs voeux à lui et sa famille.
Les supporters.
Hand-planet.com: Pouvez-vous revenir sur votre choix d’aller à Angers ?
Grégory Martin: L’année dernière, on a vraiment passé une année difficile à Sélestat à cause de nos résultats. De plus, je me suis blessé (brûlure de la main), ce qui m’a valu de ne pas jouer durant quasiment toute la deuxième partie de saison. J’ai eu la chance de reprendre les matchs avant la fin de saison, ça me tenais à cœur de finir la saison avec eux. J’étais en fin de contrat avec Sélestat, j’avais pour objectif de récupérer du temps de jeu, Angers a fait appel à moi et j’ai tout de suite été séduit par leur projet.
H-p.com: Que pensez-vous de la première partie de saison d'Angers?
G.M: Notre première partie de saison est correcte car notre objectif est le maintien: même si on sait que l’on aurai pu mieux faire avec quelque défaites en moins comme celle de Hazebrouck et Billère. Ca aurai aussi pu être pire vu notre début de saison, donc c’est un bilan positif.
H-p.com: Quel sont vos ambitions avec Angers et sur le plan personnel ?
G.M: Mes ambitions avec Angers, c’est déjà d’atteindre notre objectif qui est le maintien le plus tôt possible. Après ça, pourquoi ne pas venir embêter les équipes devant nous ? J’aimerais bien jouer les premières places la saison prochaine et pourquoi pas monter en LNH… Personnellement, aujourd'hui je veux juste être bon sur le terrain et récupérer un bon niveau de jeu et peut-être rejouer en LNH si j'en ai l'opportunité.
Jordan François-Marie, l’apprenti de Montpellier
Vs
accompagnés des 
Villeurbanne HA/ Sélestat Alsace Handball
Sélestat reprend ce soir à Villeurbanne où Jordan François-Marie espère récolter les fruits d’un entraînement intensif.
La D2 est-elle le plus court chemin qui mène à l’élite ? En tout cas, c’est celui qu’a emprunté Jordan François-Marie pour se faire une place chez le champion de France, Montpellier, où il est sous contrat jusqu’en 2013. Car après un passage de quelques mois à Istres où il a remporté la Coupe de la Ligue au nez et à la barbe de son club formateur, il a suivi l’avis de Patrice Canayer qui lui a conseillé de continuer ses classes en Alsace. « Sélestat est un grand club. Je n’ai donc pas hésité. Je passerai ma première année ici et les trois suivantes, normalement, se feront sous le maillot de Montpellier. »
Depuis sa découverte du handball à l’âge de 12 ans à Sedan, cet arrière droit gaucher a brûlé les étapes. À 14 ans, il entre au pôle espoir de Reims, avant de prendre la destination du centre de formation de Montpellier, l’année suivante. « Je n’avais que 15 ans, j’étais le plus jeune des stagiaires qui avaient tous deux ans de plus. » Au bout de ses trois années de formation, il effectue quelques apparitions avec le champion de France sans pouvoir prétendre au rang de titulaire. Pour avoir du temps de jeu, il doit être prêté. Et c’est à Sélestat qu’il poursuit son apprentissage. « Olivier Jung, que j’ai côtoyé en équipe de France, m’en avait parlé. Je m’y sens bien. La ville est agréable, le matériel de la salle musculation impeccable et le gymnase est tout le temps plein. »
« Notre premier adversaire, c’est nous »
Car JFM est venu en Alsace pour bosser. « Le repos, c’est pas trop mon truc », s’amuse-t-il lorsqu’on lui parle de la trêve de la Toussaint. « D’ailleurs pour moi, il n’y a pas eu de trêve vu que je suis allé quotidiennement en musculation. Physiquement, j’ai encore beaucoup à faire. Mais cette petite coupure a fait du bien à l’équipe. Les derniers entraînements n’ont jamais été aussi intenses. » Et c’est ce que réclame la D2 que Jordan découvre avec le SAHB. « On m’avait prévenu qu’il y avait des chocs toutes les journées. Mais je ne m’attendais pas à ça. Il n’y pas de réel favori, mais 6 ou 7 équipes capables de viser la montée. Franchement, j’aime bien. »
Ce soir à Villeurbanne et avec le soutien d’un nouveau bus de supporteurs, il faudra à nouveau se dépouiller pour arracher une victoire. « C’est une bonne équipe, mais notre premier adversaire c’est nous-même. On est actuellement troisième sans avoir vraiment sorti un bon match. Moi le premier, car je me déçois au niveau du pourcentage au shoot. Je mets peut-être la barre un peu trop haut, mais avec nos qualités individuelles, on devrait être capable de faire la différence. J’espère qu’on y arrivera bientôt. »
Christian Weibel
de l'Alsace.
Se dépouiller, c'est ce que nous ferons ce soir pour apporter le meilleur soutien possible.
Les violets
Micro-Violet au féminin.
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C’est à l’occasion du déplacement des supporterspour le match à Valence que six épouses, conjointes de joueurs sont venues se joindre au périple.
En compagnie d'Amandine, Joëlle, Delphine, Line, Agneska et Mélanie, les violets ont eu l’honneur de partager leurs émotions le temps d’un week-end. Retour sur un moment de complicité, de simplicité...
Les violets : Est-ce la 1ère fois que vous faite un déplacement avec des supporters ?
Toutes : ... Oui, ensemble avec des supporters, c’est la première fois.
Joëlle F : Il nous arrive de partir seule ou en famille mais en groupe, non, c’est une première.
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Les violets : Pour une première, vous êtes venues en force puisque vous êtes tout de même six. Soit une femme de joueur sur deux. Qu’est-ce qui vous a ammené à venir ?
Delphine O : Pour ce déplacement, tous les facteurs étaient réunis pour pouvoir venir. Les enfants ont pu êtres casés, nous ne travaillions pas... De plus, c’est un bon moyen pour nous aussi (épouses) de pouvoir se connaître entre nous.
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Les violets : Quand vos conjoints ont appris que vous veniez, ont-ils été surpris ?
Mélanie R: Non, ce n’était qu’une demi-surprise.
Delphine : Par contre, quand ils vont nous voir avec le maillot violet des supporters, là ils seront surpris. (Pour l’occasion, le club de supporter a offert un maillot violet à chaque conjointe)
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Les violets : Pensez-vous qu’ils seront plus forts avec votre venue ?
Delphine: Non, certainement pas. Par contre, de venir dans une salle en groupe comme aujourd’hui, ce sera comme si on jouait à domicile. (Delphine ne pensera pas si bien dire puisque que se sera même le titre du journal l’Alsace retraçant le match contre Valence : Sélestat, comme à domicile)
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Les violets : Comment allez vous aborder la rencontre ? Est-ce comme épouses, supportrices ou bien encore spectatrices ?
Toutes : Pas spectatrices, c’est sûr. Comme supportrices, c’est certain. Bien sûr qu’on encourage nos hommes mais nous venons au match surtout par amour du handball. Pour le plaisir du jeu.
Amandine et Joëlle : Beaucoup d’entre nous sommes d’anciennes joueuses de hand ou d’athlétisme (pour Amandine).
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Les violets À la veille d’un match, vos hommes rentrent tout doucement dans leur match. Les circonstances changent t’elles quelque chose à la maison ?
Delphine: Non, pas vraiment. Nous prêtons un peu plus d’importance aux ‘’petits tracas’’ quotidiens afin de leur éviter une nervosité inutile.
Joëlle : Chez nous, rien ne change, c’est une journée vécue comme une autre.
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Les violets Les joueurs vous parlent ils de leur travail au quotidien ou bien cela reste un sujet peu abordé ?
Joëlle : C’est obligé, le hand prend une grande place en général.
Delphine : Je suis d’accord, de plus Christian ayant plusieurs casquettes au sein du club, c’est presque chose normale.
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Les violets Quelques mots sur les supporters violets, comment les voyez-vous ?
Mélanie : On ne peut pas passer à coté, c’est la première fois que je vois cela. C’est impressionnant.
Delphine : Ce qui est fort et que l’on ne voit pas partout, c’est les supporters qui encouragent leur équipe même lorsqu’elle est en difficulté. On le voit, en général, l’ardeur des tambours est souvent en fonction d’un score qui leur est favorable.
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Les violets : Allez, pour le fun, une dernière petite question : Selon vous quel sera le résultat de ce soir et avec quel écart ?
Amandine, Joëlle, Delphine, Line, Agneska, Mélanie : C’est obligé, victoire de Sélestat.
Amandine : Victoire + 5 buts
Joëlle : Victoire + 2 buts
Delphine :Victoire + 2 buts
Line : Victoire + 3 buts
Mélanie : Victoire + 1 buts
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Nota : Pour la petite histoire, c’est donc un sans faute pour ces dames avec mention+ pour Mélanie qui aura pronostiqué le bon écart. Bravo….
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Les violets : Et bien merci à vous toutes, ce fut un réel plaisir de m’entretenir avec vous. Bon match à vous. Les violets Au plaisir.
* L'entretien a été réalisé dans le bus 3 heures avant la rencontre nous opposant à Valence.
Fred pour les violets.
C’est une chance de jouer devant un tel public !
Pour son premier match au Cosec sous le maillot sélestadien, l’ancien demi-centre de Saint-Raphaël a savouré le succès du SAHB sur Mulhouse et l’atmosphère particulière de ce derby alsacien.
Robin Foubert est affamé et l’a démontré samedi soir en mordant à pleines dents dans le derby contre Mulhouse. Une confrontation 100 % alsacienne dont il était, certes, l’un des acteurs mais pas vraiment le plus concerné par la rivalité régionale, lui qui se définit comme un Raphaëlois pur jus. « N’étant pas de la région, le contexte du match n’était pas une source de motivation particulière pour moi, même si j’ai pu constater sur des plus anciens, comme Francis Franck, ce que ça voulait dire, avoue celui qui vient de souffler sa 23 e bougie il y a une semaine à peine. Mais je sais aussi qu’un derby n’est pas un match comme un autre et qu’il faut le gagner. »
Mission accomplie pour Robin et ses complices du SAHB. Si bien que l’affamé s’est offert une tarte flambée maison sur l’agréable terrasse d’été installée pour l’événement devant la porte d’entrée de la salle de sport. « Si j’ai déjà eu l’occasion de découvrir d’autres spécialités du coin et apprécié l’excellent blanc local, je connaissais en revanche la Flam’s car j’en avais déjà acheté dans une grande surface de la Côte. Maisça n’a rien à voir avec celle d’ici. Franchement, je me régale… »
« C’est une chance de jouer devant un tel public »
Tout comme il a savouré l’ambiance du match et le soutien des tribunes, trop petites samedi soir, pour accueillir tous les amoureux du hand de la région. « J’avais déjà eu l’occasion de venir ici avec Saint-Raphaël (il y a deux ans jour pour jour) et je n’avais pas oublié l’ambiance particulière de cette salle. Mais ce samedi, c’était encore plus fort. J’ai été étonné du chaud public alsacien. Il nous pousse et c’est une chance de pouvoir disputer des matches dans une telle atmosphère. Si on travaille dur toute la semaine, c’est pour pouvoir vivre de tels moments. »
Désormais baptisé sous le maillot violet et au Gewurtz, Robin Foubert espère pouvoir progresser et mettre à profit le temps de jeu que Jean-Luc Le Gall lui offre pour jouer les premiers rôles dans cette D2 dont les résultats des deux premières journées ont déjà montré à quel point ce championnat est incontrôlable et surprenant. Descendre d’un cran pour rejouer à ce niveau n’a d’ailleurs rien d’une régression pour ce jeune joueur qui retrouve l’antichambre de l’élite où il avait fait ses premiers pas il y a quatre ans avant de poursuivre l’expérience au plus haut niveau « Rejoindre le SAHB est un défi que je me lance et qui devrait me permettre de jouer davantage qu’à Saint-Raphaël où j’étais barré par des spécialistes talentueux comme Vojinovic et Fortuneanu. À Sélestat on me confie forcément davantage de responsabilités. Je dois aussi me réadapter à la D2 où le jeu est différent, moins académique. Toutes proportions gardées, ce championnat est plus difficile que la D1. Les matches se jouent au couteau et on ne s’en sort que si on joue collectivement. C’est ce qu’on va s’appliquer à faire à Sélestat avec un groupe vraiment sympa et dans une bonne ambiance. »
Et qui sait, Robin vivra peut-être une seconde ascension lui qui, il y a trois ans, a fait partie de l’épopée de Saint-Raphaël, promu au printemps 2007.
Christian Weibel Journal L'Alsace
2ème journée: Le match dans le match !
A
près avoir longtemps évolué à des échelons différents, Sélestat et Mulhouse s’affrontent demain pour le choc alsacien de la deuxième journée de la D2. Des retrouvailles qui vaudront également pour leurs gardiens Radek Motlik et Francis Franck.
.
Leurs routes se sont croisées une première fois entre Sélestat et Mulhouse lorsque Francis Franck a quitté le Bas-Rhin, il y a deux ans, pour garder les buts de Mulhouse, alors que Radek Motlik « montait » dans le nord pour y découvrir la D1 avec Sélestat. Cette saison, ils ont fait le chemin en sens inverse comme dans un jeu de chaises musicales. Si bien que samedi, à l’occasion du derby entre le SAHB et le MHSA, l’un et l’autre se retrouveront en face de leurs coéquipiers de la saison dernière. Farouchement déterminés à offrir la victoire à leur nouveau club.
Est-ce que vous n’allez pas vous tromper de vestiaires, samedi soir ?
Francis Franck : Quelle question ! Je suis de retour à Sélestat et j’entame un nouveau cycle.
Radek Motlik : Ce sera bizarre de retrouver le Cosec, mais maintenant j’ai tourné la page sélestadienne et je suis à 100 % Mulhousien.
Deux ans après avoir quitté votre club comment a-t-il évolué ? A-t-il subi beaucoup de changement ?
FF : Sélestat ne joue plus en D1. Il y a désormais une nouvelle équipe dirigeante qui tente de corriger les erreurs commises il y a deux ou trois ans. Le groupe a été renouvelé. Il doit déjà assumer la descente et relever le challenge de la remontée.
RM : J’ai quitté l’ASCA qui jouait à Wittelsheim et maintenant notre terrain de jeu c’est le Palais des sports. Le club est plus professionnel qu’au moment où je l’ai quitté. Mais les visages n’ont pas trop changé et j’ai retrouvé beaucoup d’anciens coéquipiers.
Les retrouvailles avec votre ancien club n’arrivent-elles pas plus vite que prévu ?
FF : Non, c’est notre premier match à la maison et il convient de le gagner afin de rester dans nos objectifs. Accueillir Mulhouse maintenant ou dans trois mois revient au même, on doit s’imposer chez nous.
RM : Le calendrier en a voulu ainsi et le nom de l’adversaire n’a pas d’importance. On a bien travaillé toute la semaine pour gagner ce match.
Comment jugez-vous le potentiel de votre adversaire ?
FF : Hormis l’arrivée de Skatar, l’équipe n’a foncièrement pas changé. Je sais qu’elle est capable du meilleur comme du pire. Espérons qu’elle choisira la deuxième option ce samedi.
RM : Sélestat a chamboulé son effectif et je ne connais pas bien les nouveaux joueurs. Si ce groupe peut jouer les premiers rôles en D2, il est un peu juste pour la montée.
Quel est votre opinion sur le gardien d’en face ?
FF : Radek est un bon gardien même s’il n’est pas parvenu à remplir son contrat avec Sélestat l’an dernier. Il doit être revanchard et il à trouvé un nouveau défi à relever. Il s’agira d’être méfiant.
RM : J’ai beaucoup de respect pour lui car c’est un très bon gardien et qu’on a le même âge (39 ans). Mais pour le style, on est complètement différent.
Même si vous n’êtes pas de la région, la notion de derby de ce match vous parle-t-elle ?
FF : Bien sûr car le résultat de ce match est important pour le développement du club et dans la mesure où Sélestat a un statut à défendre.
RM : Ça fait quand même dix ans que je suis en France et je le constate dans le comportement de mes coéquipiers que ce match est spécial. Sélestat a toujours joué en D1 et maintenant les chemins des deux clubs se croisent à nouveau.
Ce sera donc un match particulier ?
FF : Mulhouse n’est pas un adversaire comme les autres puisque je serai en face de mes anciens coéquipiers. Mais ce sera surtout l’occasion de montrer à domicile qu’on a des armes pour faire quelque chose cette saison en se battant jusqu’au bout.
RM : Le contexte sera particulier bien sûr, mais il faudra l’aborder comme un autre match.
Quel est votre pronostic ?
FF : Sélestat doit gagner ce match mais ce ne sera qu’en décembre qu’on pourra réellement voir où on se situe.
RM : Je veux aider Mulhouse à gagner. J’espère surtout que ce sera un bon match pour le public. Après on verra…
Christian Weibel
du journal '' L'Alsace ''




