Canalblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le 8ème Rugiss' Hand
Publicité
11 novembre 2014

J9: Avant Sélestat- Aix; La voie de “Marco”

marc-wiltberger-retrouve-le-parfum-du-haut-niveau-sur-le-banc-d-aix-en-provence-photo-sylvain-sauvage-pauc-handball

Il est de retour dans le circuit. Marc Wiltberger, adjoint de la légende Serdarusic à Aix-en-Provence, et à Sélestat demain, s’est (re)lancé dans la carrière d’entraîneur. Le Strasbourgeois le sent, il est fait pour ça. Et il savoure cette opportunité de pouvoir le prouver.

Cela faisait un moment qu’il espérait replonger dans le grand bain. Cela faisait un moment aussi qu’il pensait que le train était peut-être passé. Et puis tout a basculé cet été. Jusqu’à cette « opportunité que je n’attendais plus ».

« Je n’avais pas fait une croix sur une carrière d’entraîneur au plus haut niveau, mais je savais que ça passerait par un coup du destin », explique Marc Wiltberger.

Petit retour en arrière. Depuis sa fin de sa carrière de joueur, en 2004, l’Alsacien avait gardé un pied dans le hand. Mais sans jusque-là atteindre les sommets tutoyés lors de sa précédente vie, quand il brillait en D1 (meilleur buteur du championnat en 1992-1993) ou avec le maillot bleu sur les épaules (241 buts en 148 sélections, médaillé de bronze aux Mondiaux en 1997).

Il y avait bien eu quelques belles saisons du côté de Bouillargues, entre 2006 et 2010, en D2 féminine, puis plus récemment avec les -18 ans de Nîmes (vice-champion de France en 2013).

« Ça me plaisait beaucoup, poursuit le Strasbourgeois à propos de cette dernière expérience. Mais je n’avais pas un vrai contrat de travail, c’était précaire, et à 45 ans, c’est pénible… »

« Travailler avec Noka Serdarusic, je n’en rêvais même pas ! »

Alors l’ancien arrière gauche avait accueilli avec beaucoup d’entrain ses deux premières pistes de l’été. « J’aurais pu entrer dans le giron fédéral au Pôle Espoirs masculin de Poitiers. Ça m’aurait plu. »

Il aurait pu s’asseoir sur le banc du PSG, dans le rôle d’adjoint de l’Allemand Martin Schwalb, contacté cet été par le club parisien. Mais la crise cardiaque de son ancien coéquipier puis entraîneur à Wallau-Massenheim (de 1996 à 1999) a mis fin à ce projet.

C’est finalement la troisième piste, sans doute la moins attendue, qui a été la bonne. Fin août, Aix-en-Provence le contacte pour seconder Noka Serdarusic, légende du jeu à sept (onze fois champion d’Allemagne, triple vainqueur de la Coupe EHF et vainqueur d’une Ligue des champions avec Kiel). « Travailler avec lui, je n’en rêvais même pas !, lance “Marco”. On s’est vu et au bout d’une demi-heure, c’était parti… »

La « première mission » de Marc Wiltberger, c’est d’être… traducteur (Noka Serdarusic ne parle pas français et le duo communique en allemand). Mais pas seulement.

« Noka m’a dit : “Tu es entraîneur comme moi”. Il y a des adaptations à faire, mais c’est facile de travailler avec les meilleurs. »

En passe de valider ses diplômes pour coacher au plus haut niveau, le joueur formé au défunt Racing Club de Strasbourg apprend aussi sur le terrain au contact d’un des plus grands techniciens de l’histoire.

« Je me sens à ma place »

Et il entend forcément tirer le meilleur de cette collaboration. « Sur le plan tactique, je n’ai que des confirmations, avance le champion de France 1995 avec Montpellier. Mais je profite de sa grande expérience du très haut niveau. Noka a un recul, un sang-froid que je n’ai pas encore. J’apprends sur le management, la gestion des moments-clés. »

Demain, Marc Wiltberger sera de retour à Sélestat, pour un match aussi très important pour les Aixois, qui, comme les Violets, ne décollent pas au classement. « J’ai déjà vécu ce genre de retour quand j’étais joueur, c’est toujours mieux quand on gagne », sourit l’ancien Violet (1999-2001).

Il se fait un plaisir de retrouver sa famille basée en Alsace, « la famille sélestadienne », des amis aussi comme Alain Voyer (l’ancien journaliste chargé de la rubrique handball aux DNA, ndlr). « Il était à l’origine de ma venue. Je lui avais promis un jour que je jouerais à Sélestat. C’est aussi la première fois que je vais revenir ici sans Germain Spatz (l’ancien président du club, décédé en 2011, ndlr) dans la salle. Mais je suis sûr qu’il nous regardera », confie-t-il avec émotion.

Après plusieurs années à chercher sa voie, Marc Wiltberger l’a trouvée. « Ces premiers mois à Aix me confirment que je suis fait pour ça, que je suis capable d’entraîner au plus haut niveau. Je me sens dans mon élément, légitime, à ma place. Reste maintenant à le prouver. » Comptez sur lui pour aller au bout de ce défi…

Publicité
6 novembre 2014

J8: St Raphael 31-22 Sélestat; Comme d'habitude...

jordan-francois-marie-et-selestat-n-ont-jamais-ete-en-mesure-de-peser-sur-la-rencontre-hier-photo-archives-dna-franck-delhomme

Il faudra attendre pour voir Sélestat s’imposer à Saint-Raphaël. Hier, les Violets ont pris l’eau dans le Var (31-22). Il va falloir vite se remobiliser pour le prochain rendez-vous, dans une semaine à domicile contre Aix-en-Provence, où les Alsaciens n’auront absolument pas le droit de se rater.

Le voyage pour rallier le Var avait déjà été une galère. Partis mardi, les Sélestadiens sont arrivés hier en milieu d’après-midi à Saint-Raphaël, après avoir été “bloqués” pendant près de 24 heures à l’aéroport d’Orly en raison des intempéries touchant le Sud-Est de l’Hexagone.

Le match face aux Azuréens s’est révélé être une galère supplémentaire et a confirmé que les joueurs de Jean-Luc Le Gall ne sont décidément pas à l’aise face aux Raphaëlois.

Depuis son retour en D1, en 2011, Sélestat n’a jamais gagné dans le Var. Il y a même parfois sombré (38-26 il y a deux ans). Mais sur la lancée de plusieurs prestations plutôt encourageantes (victoire à Nîmes, défaite honorable contre Dunkerque, le champion de France) et avec le retour de Joli à l’aile droite, les coéquipiers de Beauregard espéraient vaincre le signe indien.

D’autant plus que Saint-Raphaël se présentait avec un seul pivot de métier, Garain (le Danois Lynggaard, touché au genou, ayant déclaré forfait à la dernière minute).

Joël Da Silva, l’entraîneur azuréen, prenait l’option de ne pas aligner d’entrée ses deux arrières scandinaves, le Danois Olsen et l’Islandais Atlason, mobilisés avec leur sélection lors de la trêve internationale. Un choix payant.

Rebondir, vite

Dans le sillage d’une défense bien présente et d’un Djukanovic inspiré dans le but (9 arrêts en première période), Saint-Raphaël allait très vite mettre la main sur la rencontre : 6-2 à la 6e puis 9-3 à la 10e. Jamais, depuis le début de la saison, les coéquipiers d’un Abily très percutant n’avaient disposé aussi rapidement une telle avance.

Sélestat ne pouvait répliquer que par le duo Joli-Ghita côté droit. Mais c’était insuffisant pour replacer les Violets dans le sens de la marche. Gudjonsson n’était pas en réussite, à l’image de son penalty raté face au jeune gardien Demaille.

Et si Joli permettait aux siens de revenir à quatre longueurs (11-7, 16e ), Saint-Raphaël reprenait vite le large (16-9, 21e ). À la pause, Sélestat avait encaissé beaucoup trop de buts (19-13) et grandement hypothéqué ses chances de victoire.

En seconde période, Joël Da Silva pouvait se permettre de laisser sur le banc Olsen et le Tchèque Jurka. Le chemin de croix de Sélestat se poursuivait. Il fallait ainsi près de neuf minutes aux Alsaciens pour inscrire leur premier but, par l’intermédiaire de Pesic (22-14, 39e ).

Rien ne fonctionnait, à l’image de ce nouveau penalty détourné par Demaille, cette fois devant Joli (23-15, 43e ).

Saint-Raphaël gérait cette fin de match à l’économie. Malgré tous les efforts de Fulop dans le but alsacien, les Azuréens faisaient grandir l’écart (28-19, 52e ) et s’imposaient logiquement (31-22).

Sélestat replonge dans la zone rouge et va devoir rapidement passer à autre chose pour négocier au mieux la réception, ô combien importante, d’Aix-en-Provence dans une semaine.

Source Dna

18 septembre 2014

J02: Sélestat 35 - 30 Istres, la victoire au bout...

 

SAHB_ISTRES 14_1464

        Après la lourde défaite lors de la première journée face à l’US Créteil mercredi dernier , nos violets se devaient de se racheter et de se rassurer face à un adversaire qui a pour seul but le maintien.  

 

 

  Une belle entame de match

       Le nouvel hymne donnait la mesure pour cette nouvelle saison quelques minutes avant le début du match. Sélestat débutait tambour battant et imposait d'entrée de jeu son rythme face à des Istréens trop approximatifs. C'est Jordan François Marie, ancien Istréen, qui ouvre le score d'un magnifique tir à la hanche. Florent Joli viendra faire trembler une seconde fois les filets par une belle contre attaque. Le match était lancé, la défense quoi que hésitante, permettra à Beauregard, Gudjonsson et le jeune Rudy Seri d'accentuer le score (5-1).

     Les alsaciens maîtrisent leur sujet et trouvent régulièrement des solutions. Quant aux provençaux, dominés, leur salut viendra souvent d’ Yvan Gérard, auteur de 10 but à lui seul. Sélestat ne lâche rien mais ne s'echappe pas au score. (18-14 MT)

Une reprise poussive 

      Alors que nos violets semblait tenir le match, le retour des vestiaires a vite fait de remettre les supporters dans l'incertitude. En effet, les joueurs de Gille Derot vont revenir à un petit but en l'espace de quatre malheureuses minutes. (19-18, 34'). Alors qu'on pensait suivre une fin de match crispante, c'est à ce moment là que nos violets se sont remis à l'offenssive pour infliger un 13 à 3. Treize minutes de pur bonheur pour les supporters où chaque joueurs a pu montrer ses talents. SAHB_ISTRES 14_1607On notera en particulier, le portier kapellin, auteur de 36% d'arrêts, ou un Gudjonsson auteur de 10buts étalant toute sa GRANDE classe malgré son petit gabarit. N'oublions pas de mentionner Beauregard (8buts), Florent Joli... . A noter également la belle prestation de Rudy Seri, 19 ans, qui jouait hier soir son premier match avec les Pro de la ''1'' à domicile.

Les statistiques :

Sélestat : Jung 0/0, Séri 3/3, Pesic 1/1, Beretta 1/1, Beauregard 8/12, Gudjonsson 10/14, Ghita 1/2, François-Marie 3/5, Joli 4/6, Fleurival 0/0, Vujovic 4/8, Clementia 0/0 ; Gardiens : Kappelin 16 arrêts / 45 tirs, Fulop 0 arrêt / 1 pénalty

Istres :  Tricaud 1/1, Ruiz 0/0, Rosier 4/7, Vieyra 2/4, Dude 0/0, Bon 0/0, Carou 1/2, Vujic 3/6, Massot-Pellet 3/6, Eymann 0/5, Gérard 10/11, Derot 6/12 ; Gardien : Andry 5 arrêts / 10 tirs, Kosanovic 4 arrêts sur 32 tirs

Photos de Thierry Photography
Reportage photo de Thierry Photography: ici

8 octobre 2014

J05: Sélestat - Chambéry; Une révolte ou la galère ...

Il est encore temps pour les Violets de redresser la barre, ce soir contre Chambéry, après trois (trop) lourdes défaites qui ont complètement plombé leur début de championnat. Mais une défaite obligerait, déjà, Sélestat à vivre une saison galère.

les-selestadiens-n-ont-deja-plus-le-droit-a-l-erreur-s-ils-veulent-s-eviter-une-saison-(trop)-compliquee-photo-dna-franck-delhomme

Kevin Beretta n’est pas du genre à se voiler la face : « Il y a quand même un peu le feu ».

Certes, nous n’en sommes qu’à la 5e journée, mais le début de championnat de Sélestat interpelle. Hormis le succès contre Istres, la lanterne rouge, les Alsaciens se sont inclinés à trois reprises, et à chaque fois dans les grandes largeurs.

« Se lever comme un seul homme après chaque but »

La dernière sortie à domicile, face à Cesson (24-32), a fait naître quelques inquiétudes. Et l’ailier gauche violet n’a que des mots très durs, mais finalement justes, pour la qualifier. « Cesson est une belle équipe, mais sans lui faire offense, perdre de huit buts, avec une manière aussi pitoyable, ce n’est pas tolérable. »

On l’aura compris, Kevin Beretta et ses coéquipiers sont en quête de rachat. « Nous savons que nous sommes attendus au tournant par beaucoup de monde. Et c’est normal. »

Mais ce n’est pas seulement pour se prouver quelque chose à eux-mêmes ou à leur public que les Sélestadiens ont besoin de s’imposer contre “Chambé”.

« En cas de défaite, on va s’embarquer dans une saison galère », sait pertinemment l’ailier gauche (24 ans).

Alors, après la défaite face aux Bretons, on s’est parlé : les entraîneurs et les dirigeants aux joueurs, les joueurs entre eux. « C’était nécessaire. »

On saura bientôt si ces discussions ont été salutaires. Car ce n’est sans doute pas une question de talent. Ce Sélestat-là est taillé pour rester “sans trembler” en D1.

À condition évidemment d’afficher un tout autre visage que contre Cesson/Rennes, une rencontre au cours de laquelle Frédéric Beauregard et les siens se sont inexorablement éteints. « On a tous baissé un peu la tête quand on s’est retrouvé en difficulté », regrette le Violet.

Il va donc falloir retrouver l’état d’esprit des premiers jours, notamment celui de la campagne de matches amicaux en Slovénie, début août, qui avait fait naître de belles promesses. « Il faudra être solidaires, être soudés, se lever comme un seul homme après chaque but, après chaque bonne défense », martèle l’ailier gauche.

« Nous allons tous devoir élever notre niveau de jeu », poursuit-il. Parce que si “Chambé” ne va pas bien plus fort actuellement, les coéquipiers de Benjamin Gille n’ont, eux aussi, guère de temps devant eux s’ils veulent jouer autre chose que le maintien cette saison.

« Il nous faut une victoire, point barre »

« C’est un peu aussi la crise là-bas, mais ça reste Chambéry, prévient Kevin Beretta, comme pour dire que Sélestat devra réaliser un match référence. La question n’est pas de se rassurer sur notre jeu, il nous faut une victoire, point barre. Peu importe la manière. »

Opéré du tibia au printemps, l’Alsacien n’a jamais été aussi près d’entrevoir le bout du tunnel. « Je manque encore un peu de punch et de jump dans la jambe gauche, mais les sensations sont bonnes. J’avais tablé sur courant octobre pour retrouver mon meilleur niveau. J’y suis presque. »

Le retour au premier plan de Kevin Beretta, auteur d’un presque parfait six sur sept au tir en trois matches, ne sera pas de trop pour aider Sélestat à sortir de l’ornière.

Il est encore temps de redresser la barre. Mais plus tard, ce sera peut-être trop tard…

Les équipes

SÉLESTAT : 1. Kappelin et 69. Fulop au but. 2. Lenne, 3. Jung, 4. Seri, 6. Pesic, 7. Beretta, 9. Beauregard (cap.), 10. Gudjonsson, 13. Ghita, 20. François-Marie (photo) , 22. Fleurival, 23. Vujovic, 27. Clementia. Entraîneurs : Jean-Luc Le Gall, assisté de Thierry Demangeon. Blessés : Florent Joli (ailier droit) et Igor Vujic (arrière gauche).
CHAMBÉRY : 1. Diot et 12. Genty au but. 4. Tritta, 8. Panic, 9. Ben. Gille (cap.), 10. Ber. Gille, 13. Basic, 14. Feutrier, 18. Paty, 19. N’Guessan, 21. Matulic, 23. Paturel, 25. Detrez, 77. Bicanic. Entraîneurs : Mario Cavalli, assisté de Jackson Richardson.

Coup d’envoi : 20h au CSI, salle Germain-Spatz.
Arbitres : MM. Bounouara et Sami.

Source Dna par Simon Giovannini

25 septembre 2014

J02: Montpellier 34-24 Sélestat; bien parti, mal arrivé ...

richard-kappelin-a-retarde-l-echeance-mais-selestat-a-fini-par-craquer-sur-le-parquet-de-montpellier-photo-archives-dna-franck-delhomme

Sélestat a tenu tête à Montpellier l’espace d’une mi-temps, hier soir dans l’Hérault. Las, les Alsaciens ont fini par s’user et ont subi la loi du MAHB.

Avant de se coltiner samedi soir l’équipe de Rhein-Neckar Lowen, en Allemagne (première journée de Ligue des Champions), les joueurs de Patrice Canayer accueillaient une formation de Sélestat qui a quelques arguments à faire valoir.

Malgré un Kappelin des grands soirs

Une opposition qui restait tout de même déséquilibrée sur le papier, mais non dénuée d’intérêt pour des Héraultais, toujours en quête d’automatismes en ce début d’exercice.

Question manque de cohésion, le public de René-Bougnol a été servi au cours d’une première période insipide de la part de son équipe.

Alors que Canayer, en début de semaine, avait demandé « un peu plus d’intensité dans les duels », sa défense, peu mobile, a souffert face aux attaques de Gudjonsson, auteur de huit buts au final, et de François-Marie.

Plus agressifs, les Alsaciens ont pu s’appuyer sur un Kappelin impérial dans les buts, stoppant à lui seul 14 tirs en première période !

De quoi écœurer Dolenec (2/7 en première période) et Grebille (1/6), en échec dans ce premier acte, au cours duquel Sélestat a longtemps mené avant que le MAHB ne parvienne à égaliser en toute fin de période (15-15).

Trop discret jusqu’alors, Diego Simonet a su remettre le jeu de son équipe en ordre au retour des vestiaires, bien épaulé par “Cap’tain” Guigou.

Des valises un peu moins lourdes

À 19-16 en faveur du MAHB, Losert s’est également distingué au bon moment, mettant en échec François-Marie sur penalty, signant la fin des espoirs alsaciens.

Bien plus appliqués en défense et présents dans les intervalles, les Montpelliérains ont fait honneur à leur statut durant ce second acte.

Les Sélestadiens, eux, auront tenu tête au leader du championnat durant une demi-heure. De quoi rallier l’Alsace avec des valises un peu moins lourdes…

Source Dna par simon Giovannini

Publicité
4 septembre 2014

C'est l'heure de la rentrée

stevan-vujovic-et-ses-coequipiers-sont-alles-a-la-rencontre-de-leur-public-hier-photo-dna-christophe-maillard

La 21e saison du Sélestat Alsace Handball en D1 est officiellement lancée. Le club violet l’espère couronnée de succès.

La période est propice. Hier, c’était au tour des handballeurs sélestadiens de faire leur rentrée, une semaine avant la reprise du championnat, mercredi à Créteil. Dédicaces, présentation du nouveau maillot – toujours violet, on vous rassure –, Frédéric Beauregard et ses coéquipiers sont allés à la rencontre de leur public hier.

Des supporters qui s’étaient déplacés en nombre (plus de 150) pour, déjà, encourager leur équipe. « C’est un moment attendu, un moment privilégié. C’est important de pouvoir côtoyer les joueurs », souffle Vincent Momper, le président sélestadien.

Un budget en hausse

Le rythme de la D1 va changer cette saison, avec des matches le mercredi et le jeudi. Tout le monde va devoir s’adapter, mais une chose est sûre, l’engouement autour de Sélestat ne se dément pas.

« Entre les abonnements des particuliers et ceux des partenaires, la moitié de la salle est déjà remplie pour les matches à domicile », indique Frédéric Antoine, le directeur marketing et communication du club.

Charge maintenant aux Sélestadiens de satisfaire leur fidèle public. « Sur le papier, c’est certainement l’une des plus belles équipes que l’on ait eue à Sélestat, estime Vincent Momper. Mais il va falloir le prouver sur le terrain. »

Que peut donc viser Sélestat cette saison ? Le meilleur classement du club en D1 reste la 5e place décrochée en lors de l’exercice 1999-2000. Mais il faudra sans doute attendre encore un peu pour réaliser pareille performance. « La LNH est toujours plus relevée et dense », avance Vincent Momper.

Derrière les “intouchables” PSG, Montpellier, Dunkerque et Nantes, ils seront nombreux à devoir batailler pour le maintien. Le minimum sera donc de repartir pour une 22e saison en D1. Mais aussi de commencer à « regarder vers le haut ». « On ne s’interdit rien », lance le président.

Pour exister dans ce championnat toujours plus concurrentiel, le budget sélestadien a été revu à la hausse (entre l’apport des droits téles, un coup de pouce supplémentaire des collectivités et l’arrivée de nouveaux partenaires), de près de 300 000 euros, pour atteindre 2,3 millions.

Un budget, certes en augmentation, mais qui restera tout de même l’un des plus modestes de LNH. « Nous avons toujours été capables de déplacer des montagnes », sourit Vincent Momper. Pourquoi cela devrait-il changer ?

Source Dna par Simon Giovannini

16 septembre 2014

Avant Sélestat - Istres; Le duel des VUJIC

igor-vujic-se-sent-bien-a-selestat-et-espere-reussir-ses-debuts-a-domicile-contre-istres-photo-dna-michel-kurst

Igor Vujic a posé ses valises à Sélestat cet été. Demain contre Istres, pour son premier match à domicile avec son nouveau club, le Croate croisera son petit frère Stefan, arrière gauche comme lui. Rencontre.

Il est arrivé à Sélestat précédé d’une flatteuse réputation : deuxième meilleur buteur de la dernière SEHA League avec le RK Nexe Nasice (100 buts en 15 matches à 66% de réussite au tir) et tout frais international croate (il a étrenné ses premières sélections lors de la Swiss Handball Cup en avril).

Les études, puis une blessure avant de se révéler l’an passé

À bientôt 27 ans (il les fêtera le 28 septembre), Igor Vujic se sentait prêt à faire le grand saut, à montrer toute l’étendue de son talent en France, dans l’un des deux meilleurs championnats européens.

L’arrière gauche aurait pu le faire plus tôt. « J’ai eu des opportunités par le passé. » Mais une opération à l’épaule « il y a quatre ans » a ralenti son éclosion. « Cette blessure m’a fait perdre du temps. » Il l’a bien rattrapé depuis.

Igor Vujic est donc allé crescendo, sans doute aussi parce qu’il n’a jamais voulu tout sacrifier pour le handball. À l’âge de 18 ans, il choisit de filer en Slovénie, au Slovan Ljubljana, parce que le club lui propose de prendre en charge ses études.

« J’ai obtenu un diplôme en économie, explique ainsi le Croate. C’était très important pour moi. Et je reprendrai les études après ma carrière. » Après quatre saisons à Ljubljana, avec au passage une demi-finale de la Challenge Cup en 2009-2010, sa route le mènera à Maribor, toujours en Slovénie, puis chez lui, en Croatie, à Umag, Rijeka et enfin Nasice.

Déjà séduit par les vins alsaciens

Pour donner un élan supplémentaire à sa carrière, Igor Vujic a choisi Sélestat. « C’est une superbe opportunité », estime-t-il. Celle de voir s’il peut briller dans un championnat plus relevé que ceux qu’il a connus jusqu’à présent, pour continuer à taper dans l’œil du sélectionneur. « L’équipe nationale est mon grand objectif. »

Il le sait, il devra briller avec Sélestat pour atteindre son but. Le Croate s’épanouit déjà dans son nouvel environnement. « Je préfère les petites villes. Je viens d’une région, l’Istrie, où on fait de bons vins. Alors ici en Alsace, c’est parfait », sourit celui qui avoue une préférence pour le pinot noir et le gewurztraminer.

Bien sûr, c’est sur le plan sportif qu’il est davantage attendu, plus que sur ses connaissances en œnologie. Sa première sortie, la semaine dernière contre Créteil, n’a pas été emballante (2 sur 7 au tir), à l’image de la prestation collective. Mais l’arrière gauche ne devrait pas attendre longtemps pour se montrer performant.

« Je lui ai déjà dit qu’il devra prendre des points contre une autre équipe ! »

Dès demain contre Istres, lors de la 2e journée où il croisera la route de son frère Stefan ? Comme il le fait depuis toujours, il l’appellera avant le match. « Je lui ai déjà dit qu’il devra prendre des points contre une autre équipe ! »

L’aîné a beau être « très proche » de son cadet (23 ans), il n’entend absolument pas le laisser repartir vainqueur du CSI. Ce ne sera pas tout à fait une première. « C’est déjà arrivé en Croatie, quand je jouais à Rijeka et lui à Porec. Mais ce sera la première fois en France. Ce sera spécial. »

Leurs parents suivront avec attention le résultat de leur “duel”. « Je viens d’une famille de handballeurs, souffle Igor Vujic. Mon père a joué en Croatie, au Luxembourg, en Italie aussi. Il était arrière gauche comme nous. Avec Stefan, on s’entraîne avec lui l’été. Il est très sévère (sourire). »

Sévère, Igor Vujic voudra l’être avec Istres demain. Parce que Sélestat a absolument besoin de se rassurer après sa sortie de route cristolienne. « L’équipe est nouvelle, on va avoir besoin d’un peu de temps. Mais j’ai confiance. »

12 septembre 2014

Après Créteil/Sélestat: « Se remettre d’aplomb »

l-image-est-trompeuse-florent-joli-et-selestat-n-ont-pas-eu-beaucoup-d-occasions-de-se-rejouir-mercredi-a-creteil-photo-melanie-ramamonjisoa-uschb-fr

Sélestat a sombré, mercredi à Créteil (41-31). Il faudra du temps pour que ce collectif violet, fortement remanié à l’intersaison, tourne à plein. Mais du temps, les Alsaciens n’en ont pas. Et ils devront faire (beaucoup) plus contre Istres la semaine prochaine

Par où faut-il commencer ? « Beaucoup de choses n’ont pas marché », souffle Florent Joli avec un peu de dépit. La défense ? 41 buts encaissés. L’attaque ? 31 buts marqués certes, « mais nous n’avons pas non plus été très bons offensivement ».

« Espérons que cette défaite agisse comme un électrochoc »

L’ailier droit ne mâche pas ses mots, évoquant « un naufrage collectif ». Comment dire le contraire ? « Ce n’est pas un manque d’envie, assure-t-il. Notre prestation s’est malheureusement inscrite dans la continuité de ce que l’on produit depuis trois semaines. On avait beaucoup d’incertitudes en arrivant à Créteil, on en a encore davantage. »

La seule certitude, c’est que Sélestat n’est pas encore prêt. On pouvait le pressentir après les derniers matches de préparation, loin d’être convaincants, on en a eu la douloureuse confirmation face à Créteil.

« Il y a beaucoup de nouveaux joueurs et il faut du temps pour que le collectif se mette en place », rappelle Florent Joli. Le Violet n’a pas tort. Mais il sait aussi que du temps, Sélestat n’en a pas. « Nous avons une semaine pour nous remettre d’aplomb, pour présenter un autre visage face à Istres. »

C’est peu, mais il faudra que ce soit suffisant. Pourquoi ? Parce que c’est un concurrent direct qui va débarquer au CSI, et que la défaite sera évidemment interdite. « C’est un match déjà très important pour notre saison, une partie de notre maintien qui va se jouer. »

Sur une pente descendante

Le discours pourrait paraître alarmiste, mais le Sélestadien n’en est pas encore au stade de l’inquiétude. « On s’attendait à un match difficile, on l’a eu. Ça sera inquiétant si on perd contre Istres. On a besoin d’une victoire. Mais pour l’instant, on a perdu une fois, comme la moitié des équipes après la première journée. »

Tout de même, comment expliquer que Sélestat ait pu se montrer performant dès le début de préparation, alors même que le groupe se connaissait à peine, et qu’il patine depuis ?

« Les premières semaines, il n’y avait pas de blessures, indique l’ailier droit. Tout le monde était à 100%, le rendement individuel était bon et cela cachait peut-être les problèmes collectifs. Depuis, il y a des bobos, mais c’est le cas pour tous les clubs. On ne doit pas s’attarder là-dessus, mais faire en sorte que chacun soit à son meilleur niveau individuellement. »

Un retour réussi, mais…

Florent Joli n’était pas encore Sélestadien à l’époque, mais en 2012-2013, les joueurs de Jean-Luc Le Gall avaient débuté le championnat par deux revers, dont un très lourd à Saint-Raphaël (38-26), pour finalement achever la saison à la 8e place. « Espérons que cette défaite à Créteil agisse comme un électrochoc. »

Le dernier match en D1 de Florent Joli remontait au 28 mars 2012 (c’était avec Montpellier). Le nouvel ailier droit violet n’a pas manqué, à titre personnel, ses retrouvailles avec la LNH (7 sur 10 au tir contre Créteil).

« Sept buts, c’est bien. Mais ça n’a servi à rien. À vrai dire, je m’en fiche un peu… » Florent Joli voudra sourire quand Sélestat gagnera.

Source Dna par Simon Giovannini

8 septembre 2014

Sélestat: En route pour sa 21ème saison en LNH

snorri-steinn-gudjonsson-s-est-vite-affirme-comme-le-patron-du-jeu-violet-photo-dna-michel-kurst

Attention, talent ! Snorri Steinn Gudjonsson, vice-champion olympique avec l’Islande en 2008, a posé ses valises à Sélestat cet été. La LNH devrait très vite entendre parler du nouveau demi-centre violet…

Snorri Steinn Gudjonsson ne manque pas d’humour. « Si Kiel ou Barcelone m’avait appelé, j’aurais sans doute dit oui… » Ces deux cadors européens étant déjà (bien) pourvus au poste de demi-centre, l’Islandais a choisi Sélestat.

« J’avais des contacts avec plusieurs clubs, explique-t-il plus sérieusement. Mais ma priorité était de venir en France. »

L’Islandais a tutoyé les sommets, en club comme en sélection

À bientôt 33 ans, Snorri Steinn Gudjonsson avait besoin de changement. « J’aime bouger », souffle-t-il. Depuis son départ de Reykjavik, en 2003, le demi-centre n’est en effet jamais resté plus de deux saisons dans le même club, tout en ne distillant son talent que dans deux championnats différents, en Allemagne (Grosswallstadt, Minden, Rhein-Neckar Löwen) et au Danemark (GOG Svendborg, Copenhague).

Après cinq saisons en Bundesliga et six autres en Handboldligaen, l’Islandais a estimé avoir fait le tour de la question. Ces onze années lui auront permis de se bâtir une réputation et de tutoyer les sommets (quart de finaliste de la Ligue des champions en 2009 avec Rhein-Neckar Löwen, demi-finaliste en 2012 avec Copenhague et un certain Mikkel Hansen). « J’ai beaucoup apprécié mes passages dans ces deux pays. Mais c’était le moment de découvrir autre chose. »

Alors le regard de Snorri Stein Gudjonsson s’est naturellement tourné vers la LNH, « un championnat que tout le monde regarde, qui se rapproche de plus en plus de la Bundesliga et où viennent désormais les meilleurs joueurs ».

Grâce à cet attrait croissant de la LNH, Sélestat a pu attirer l’un d’eux. Car le demi-centre islandais fait incontestablement partie des meilleurs. Ses plus hauts faits d’armes, c’est avec l’équipe nationale que Snorri Steinn Gudjonsson (803 buts en 232 sélections, série en cours) les a réalisés : médaillé de bronze à l’Euro 2010, mais surtout vice-champion olympique en 2008 (2e meilleur buteur des JO, élu meilleur demi-centre de la compétition).

« Quand ma carrière internationale sera terminée, je pourrai regarder en arrière avec fierté. Mais ce n’est pas encore le moment », sourit-il.

Sa passion pour la petite balle ronde est toujours intacte. « Je veux profiter de mon passage en France. Ce sera peut-être deux ans (la durée de son contrat à Sélestat, ndlr) , ce sera peut-être trois ou quatre. On ne sait pas… »

Une chose est sûre, une fois son acclimatation à son nouvel environnement achevée, la LNH devrait entendre parler de lui. « Le handball, la langue, la culture… tout est nouveau pour moi et aussi pour ma famille ! Ce n’est jamais facile de changer de pays. Mais ce n’est pas non plus la première fois », rappelle le Scandinave.

« Je connais les attentes, ça fait partie du job »

Sélestat, le public violet, tout le monde compte sur lui. Snorri Steinn Gudjonsson le sait tout aussi bien qu’il l’accepte. « Je connais les attentes, ça fait partie du job. Ce n’est pas la première fois que je suis confronté à cette pression. À vrai dire, je préfère ça… »

Ambitieux à titre personnel, l’Islandais l’est également sur le plan collectif. « On devra travailler dur pour l’exploiter pleinement, mais cette équipe a du potentiel. » Alors le demi-centre ne veut pas se contenter du maintien. « Il faudra évidemment se maintenir. Mais pour moi, ce n’est pas vraiment un objectif. On doit avoir des ambitions plus hautes. Si on bosse, si on croit au projet, il peut se passer quelque chose. »

Buteur, organisateur, Snorri Steinn Gudjonsson devrait rapidement rejoindre Seufyann Sayad, Heykel Megannem ou Yuriy Petrenko au panthéon des demi-centres violets.

Source Dna par Simon Giovannini

7 mai 2014

24ème journée: Chambery - Sélestat; Sans le moindre complexe ...

face-a-chambery-ce-soir-stevan-vujovic-sera-une-nouvelle-fois-seul-pour-orchestrer-le-jeu-violet-avec-la-meme-reussite-individuelle-et-collect

Sélestat espère revenir de Savoie nanti de deux points supplémentaires, pour se rapprocher presque définitivement du maintien. Stevan Vujovic et ses coéquipiers veulent, encore, croquer “Chambé”.

Longtemps, le Phare de Chambéry était imprenable. Mais les temps ont changé. Depuis le début du championnat, Toulouse, Tremblay, Saint-Raphaël et Cesson en ont éteint les lumières, quand Sélestat avait été tout près de le faire la saison passée (35-35).

«On peut gagner», martèle Vujovic

Stevan Vujovic ne portait pas encore le maillot violet ce joli soir de novembre. Il n’était pas non plus présent – sur le terrain s’entend –, car blessé, mi-décembre dernier au Rhenus Sport, quand ses coéquipiers avaient dominé “Chambé” (28-26).

Mais le demi-centre nourrit une forte envie de voir l’histoire se répéter. «On les a déjà battus, c’est quelque chose d’important pour l’équipe, rappelle-t-il, comme pour se convaincre qu’une nouvelle victoire est plus que jamais possible. Au Rhenus, on avait réalisé un très bon match.»

Si s’imposer au Phare ne relève plus de l’exploit (encore que…), cela reste tout de même une sacrée performance. Les Sélestadiens l’estiment à leur portée. «On peut gagner, répète l’international monténégrin. On ne fait pas de complexe. »

Face à une équipe de “Chambé” peut-être déjà focalisée sur sa finale de Coupe de France, les Violets, reboostés par leur succès contre Cesson, savent que deux points de plus seraient synonymes de maintien (presque) définitif.

«Face à Cesson, c’était une belle victoire. Tout le monde était très concentré, apprécie Stevan Vujovic. Mais on sait aussi que l’on devra réaliser encore un meilleur match pour gagner à Chambéry.»

Yuriy Petrenko (épaule) toujours indisponible, le Monténégrin sera une nouvelle fois seul aux commandes du jeu alsacien. Inutile de chercher à comparer les deux joueurs, leurs caractéristiques sont diamétralement opposées.

L’Ukrainien, plus expérimenté (36 ans), affiche un profil plus gestionnaire, quand son jeune compère (24 ans) se distingue par sa capacité à créer du danger, par son tir ou ses qualités de “un contre un”.

S’il avait déjà montré de belles fulgurances, contre Saint-Raphaël à l’aller (7/10) ou face à Tremblay au retour (5/8), Stevan Vujovic courrait encore après un match référence. Sa prestation sans fausse note contre Cesson aura sans aucun doute contribué à faire grimper son capital confiance.

«Ce n’est pas un problème de devoir jouer soixante minutes, je suis bien intégré à l’équipe aujourd’hui, explique l’ancien joueur du Vardar Skopje. Contre Cesson, j’étais relax

Il devra également l’être face à Chambéry, pour placer les siens dans les meilleures dispositions, pour bien alterner le jeu offensif de son équipe, entre ses initiatives individuelles et la nécessité d’impliquer ses coéquipiers. C’est encore ce qu’il lui manque pour passer un cap, pour être un joueur définitivement utile.

«J’essaie de faire comme Yuriy, mais un peu aussi à ma façon, avance Stevan Vujovic. En étant plus agressif en attaque, en étant plus dangereux pour la défense adverse.»

Le Sélestadien ne sera jamais un demi-centre purement organisateur. Il aurait d’ailleurs tort de ne pas jouer sur ses qualités. «Mais j’essaie aussi de distribuer la balle partout», insiste-t-il. S’il parvient à concilier au mieux ces deux composantes, Stevan Vujovic fera très mal à la défense chambérienne. Personne ne s’en plaindra.

Source Dna.

19 mars 2014

Guillaume Crépain Tremblay: ... Sélestat sera LE match tournant de la saison ...

crepain

     Propos recueillis après la 13ème défaite de Tremblay pour le compte de la 18ème journée.

Guillaume Crépain analysait à chaud la défaite à domicile face à Cesson 24-27. Il en a profité pour se projeter sur la prochaine rencontre face à nos violets:   « On est sorti du match, c’est une défaite de plus. Un début de deuxième encore catastrophique, donc la je dois avouer que « j’ai et nous » avons du mal à trouver les mots. On est un peu abattus, après on ne s’en sortira que par le travail et on le sait. Là on va dire que ça devient extrêmement urgent ; j’ai un peu peur de le dire, mais Sélestat sera LE match tournant de la saison, car après ça sera trop compliqué ; donc nous avons une finale à jouer la semaine prochaine et nous devons nous remobiliser dans nos têtes. »

Source site Tremblay HB

19ème Journée
Samedi 22 mars: 20H00
Sélestat - Tremblay
Je réserve mes places: ici

23 mars 2014

Résultat 19ème journée: Selestat 24-24 Tremblay; Plus fort que le sort...

   Il fallait gagner pour faire un pas de géant vers le maintien en D1. Même amoindri, Sélestat a su au moins ne pas perdre. Le point pris hier contre Tremblay (24-24) sera sans doute précieux.

djordje-pesic-frederic-beauregard-et-guillaume-huck-et-les-selestadiens-se-sont-battus-pour-arracher-un-nul-au-tremblay-de-sebastien-bosquet-p

Il fallait être fort pour ne pas sombrer. Car les vents contraires étaient nombreux hier. Sélestat avait déjà abordé ce match décisif contre Tremblay largement diminué par les absences de Fulop, Beretta, François-Marie et Salami (les deux derniers cités devraient être de retour contre Toulouse le week-end prochain).

Et pour ne rien arranger, Pawel Podsiadlo devait quitter ses coéquipiers dès la 19e (touché au genou, le Polonais va passer une IRM pour connaître la gravité de sa blessure, mais il manquera plusieurs semaines). Comme un symbole, c’est après la sortie de son arrière gauche que Sélestat a commencé à plier.

« On a fait avec les moyens du bord »

Car l’entame de match avait montré toute la détermination alsacienne. Si Sall frappait le premier (0-1, 1re ), Pesic et Podsiadlo replaçaient rapidement Sélestat devant (2-1, 3e ). Et si les Violets trouvaient à trois reprises les montants de Malina, cela ne les empêchait pas de creuser l’écart. Le 3-0 initié par Freppel et conclu par Jung leur donnait de l’air (6-2, 11e ).

Le bateau sélestadien naviguait encore en eaux calmes jusqu’à cette maudite 19e minute, après le 4e but de Podsiadlo (9-6). Sans son atout offensif numéro 1, Sélestat commençait à tanguer. Muets pendant huit minutes, les joueurs de Jean-Luc Le Gall voyaient Tremblay recoller (10-10, 27e ) et même virer en tête à la pause (11-12).

Les affaires alsaciennes ne s’arrangeaient guère en début de seconde période. Bosquet donnait trois longueurs d’avance aux joueurs du 93 (13-16, 37e ), faisant craindre un scénario catastrophe. Drouhin insistait pour Tremblay (15-18, 39e ), Vujovic échouait deux fois sur penalty et Sélestat commençait sérieusement à trembler.

Mais cette équipe-là ne manque pas de cœur. Petrenko égalisait (18-18, 48e ), Freppel redonnait l’avantage (20-19, 51e )… avant un nouveau retournement de situation pour Tremblay (20-21, 54e ).

Pesic voit rouge

L’atmosphère devenait irrespirable. Freppel, sur penalty, trouvait la transversale (20-21, 54e ), mais Ivezic, encore une fois excellent malgré un genou douloureux (16 arrêts), détournait dans la foulée celui tiré par Drouhin. Et c’est Huck qui s’en allait sur son aile gauche égaliser (le premier but en D1 de sa jeune carrière) et faire renaître l’espoir (21-21, 55e ).

Un espoir qui semblait s’éteindre aussitôt quand Pesic voyait rouge à la 56e pour une faute pas vraiment évidente sur Drouhin. Boughanmi convertissait le penalty (21-22), mais Vujovic envoyait deux missiles pour remettre les compteurs à zéro (23-23, 58e ).

Ternel donnait une dernière fois l’avantage à Tremblay (23-24, 59e ), mais Petrenko égalisait encore (24-24, 60e ). Le tir de Bataille, à dix secondes de la fin, échouait sur le poteau d’Ivezic et Sélestat évitait le pire.

« On a fait avec les moyens du bord, souffle Jean-Luc Le Gall, l’entraîneur alsacien. Malgré ce contexte difficile, c’est vraiment positif d’avoir pris un point. Mais il va falloir cravacher lors des sept dernières journées pour décrocher les cinq encore nécessaires pour le maintien. »

Sélestat a prolongé son invincibilité contre Tremblay, qui dure depuis maintenant plus de deux ans.

Les Violets ont conservé quatre points d’avance sur le club francilien (et même cinq en tenant compte du goal-average particulier) et cinq sur Ivry, le premier relégable. Ils devront encore batailler pour conserver leur place en LNH, mais ils ont, et c’est finalement le principal enseignement de la soirée d’hier, évité que le spectre de la D2 ne se fasse trop pressant.

Source Dna par Simon Giovannini

18 mars 2014

Commission de discipline: Djordje Pesic absent contre Ivry et Toulouse...

pesic sanctionné

Ce lundi 17 Mars 2014, Djordje PESIC (Sélestat) a comparu devant la Commission de discipline de la LNH.

      Le joueur a été reconnu coupable d’avoir commis une faute dans la dernière minute de la rencontre Pays d’Aix Université Club HB – Sélestat Alsace HB, du 21 février 2014 (16ème journée du championnat de D1), en vue de préserver le score acquis, alors que les 2 équipes étaient à égalité.

      La Commission de discipline a décidé de sanctionner Djordje PESIC de 3 dates de suspension dont une avec sursis.

     Djordje PESIC sera suspendu pour la réception de Tremblay ce samedi 22 Mars (19ème journée du Championnat) et de Toulouse le 29 Mars (20ème journée du championnat).

 

Source LNH

22 mars 2014

Matthieu Drouhin: Sélestat, C’est clairement notre bête noire...

Drouhin M

Entre championnat , Coupe de France, Coupe de la Ligue et matches amicaux, cela fait maintenant plus de deux ans et neuf rencontres que Tremblay n’a plus battu Sélestat. Matthieu Drouhin, l’ailier droit tremblaysien depuis six saisons et qui a donc connu toutes ces défaites, évoque ce rendez-vous « plus qu’important » pour l’avenir des deux équipes en D1.

– Comment expliquer cette mauvaise série contre le club alsacien ?

C’est clairement notre bête noire. Le style de jeu de cette équipe ne nous convient pas spécialement. Mais le dernier match en Coupe de France, même si le résultat était décevant (défaite 27-29 aux tirs au but, match nul 25-25 à l’issue du temps réglementaire) , nous a reboostés. On va tout faire pour enfin battre Sélestat.

– Vous n’avez de toute façon pas le choix si vous voulez encore croire au maintien…

– C’est sûr que c’est un match plus qu’important pour nous. Nous avons déjà grillé pas mal de jokers et si nous voulons être maîtres de notre destin, surtout avant d’aller à Ivry et à Dijon, nous devons gagner en Alsace.

– Comment expliquer cet exercice si compliqué ...

– On n’arrive pas vraiment à ...

Source Dna par Simon Giovannini...

27 février 2014

Avant Tremblay - Sélestat: Sélestat en Coupe...comme une habitude...

2014-02-271497305317

Demain Trembaly affronte Sélestat en 1/8 de finale de la Coupe de France. Sélestat en Coupe...comme une habitude. A la veille du match nous avons rencontré Arnaud Freppel, l'ailier droit du SAHB. Interview!

 

Arnaud, troisième fois contre Tremblay cette saison … Comme le dit le proverbe, jamais deux sans trois. Quel est votre état d’esprit avant cette rencontre ?

Effectivement nous avons affronté régulièrement Tremblay en Coupe ces dernières saisons, que ce soit en Coupe de la Ligue ou en Coupe de France. Maintenant on sait que ce sera un match difficile, déjà parce q’ il est a Tremblay et donc à l’extérieur pour nous et  qu’il n est jamais facile de s’imposer ici. De plus c’est une tout autre équipe que celle du début de saison que nous avions battu ici.

Depuis quelques années tu occupes le poste d’ailier droit à Sélestat. Cependant tu n’as pour le moment pas eu l’occasion de soulever le trophée de Coupe de France. Que représente cette compétition pour toi ?

Pour moi la Coupe de France est quelque chose de magique. A la fois une aventure sportive et humaine. C est un trophée national. Le remporter un est quelque chose d’exceptionnel dans une carrière qui restera à jamais gravé. Bien sur Selestat n est pas le favori, mais a partir des quarts tu te dis pourquoi pas? Il ne reste que deux marches avant la finale...Alors pourquoi pas nous ?

Face à toi tu auras Teddy Prat ; un joueur qui comme à ton image, a passé pas mal d’année dans son club actuel, et donnera tout pour permettre à son équipe d’accéder aux quarts de finale. A ton avis, quels vont être  les facteurs de succès qui permettront de remporter ce match ?

Que ce soit pour Selestat ou Tremblay le maintien en championnat reste la priorité bien-sûr. C’est pour cela que je pense que le vainqueur est celui qui en voudra le plus, celui qui aura le plus de volonté et d’ambition.

En dehors des terrains j’aime passer l essentiel de mon temps  avec ma famille et  mes amis. Ensuite en ce moment j'essaie de travailler sur ma reconversion! Ce n’est pas évident mais c’est sûrement le plus important'.... Même si je ne compte pas encore m’arrêter!!!

Tremblay/Sélestat - Vendredi 28 Février - 20h45

Source Site Tremblay HB

26 février 2014

Présentation des 8ème de coupe de france: De beaux matchs en perspective...

Les 8e de finale de la Coupe de France débuteront ce mercredi et se joueront jusqu’à dimanche. Un programme dense avec quelques chocs à ne pas manquer.

 

 

14-02-26tej_1260280636

Trophée convoité par l’histoire qu’il représente et la magie d’un parcours toujours difficile mais pourvoyeur d’une belle ligne sur le palmarès et d’une place européenne, cette Coupe de France sera plus disputée que jamais. Pour ces 8e de finale édition 2013-2014, les chocs sont d’ailleurs déjà très nombreux. A commencer par celui qui animera la journée de mercredi pour le début des hostilités. Entre Chambéry et Nîmes, la lutte s’annonce âpre. Les locaux, impeccables depuis la reprise en championnat et intéressants en Coupe EHF peuvent nourrir de sérieuses ambitions. Les visiteurs gardois sont eux sur courant alternatif mais ont tout de même mis en déroute Nantes lors de l’Episode 15. Pas mal pour un « outsiders » ! A surveiller de près donc.

Au rayon des autres chocs à ne pas manquer entre grosses cylindrées de l’élite, la visite de Nantes sur le parquet de Dunkerque vaudra son pesant d’or. Les leaders du championnat passeront un vrai test face aux Ligériens qui veulent plus que tout ouvrir leur palmarès. Le coach du « H », Thierry Anti, est un spécialiste des coupes et aime particulièrement ces atmosphères à couper au couteau. Les locaux devront être plus vigilants que jamais car Nantes est capable de tout et tout le temps. Entre deux des meilleures défenses de la D1, ça va envoyer du lourd.

Dernier gros choc à ne pas manquer, l’incontournable Montpellier – Paris qui se jouera dimanche. Sur le parquet des Héraultais les champions de France voudront prendre leur revanche de la finale perdue de la saison dernière. Mais les partenaires de Michaël Guigou défendront leur terrain avec pugnacité. Vainqueurs de la Coupe de la Ligue, ils peuvent toujours viser un doublé qui leur irait bien. Pour le PSG Handball, ce test est à prendre très au sérieux et un succès permettrait de rester sur la bonne dynamique actuelle et de garder la possibilité d’un triplé. Sur le parquet, stars et médailles internationales se compteront par dizaine. Le match de la semaine !

Opposés à des formations de niveau inférieur, Toulouse, Cesson-Rennes et Dijon devront faire respecter leur autorité respectivement face à Pontault, Billère et Chartres. Des rencontres moins aisées qu’il n’y paraît surtout pour les Bretons et Dijonnais car l’ex pensionnaire de D1 béarnais occupe actuellement la 3e place de D2 tandis que Chartres est certes seulement 7e de l’antichambre de l’élite mais a tout de même engrangé plus de victoire que son hôtes de l’élite qui est un peu à l’arrêt.

Enfin deux dernières rencontres composeront ce nouveau tour de la compétition avec la venue à Tremblay de Sélestat. Battus à deux reprises par les Alsaciens en championnat et Coupe de la Ligue en tout début de saison, les Franciliens veulent profiter de leur regain de forme pour amorcer clairement leur redressement. Mais les Violets ont le vent en poupe. Ils viennent d’enchaîner deux nuls, l’un à domicile face au PSG Handball puis un autre en déplacement dans la très difficile antre du Val-de-l’Arc à Aix. Alors sans pression, ils n’auront rien à perdre en Seine-Saint-Denis. Enfin entre Saint-Raphaël et Aix, le derby des Sudistes sera tout aussi passionnant. Les hommes de Christian Gaudin veulent s’offrir une nouvelle occasion de rallier un Final Four et comme leurs visiteurs, 10e, n’ont plus gagné depuis mi-décembre, ils semblent en position de force. Mais la Coupe de France reste la Coupe de France, tout y est possible, sur un match, les références volent en éclats…

Programme des 8e de finale de la Coupe de France

Mercredi 26 février
- Chambéry (LNH) – Nîmes (LNH) à 20h

Jeudi 27 février
- Dijon (LNH) – Chartres (Pro D2) à 20h
- Dunkerque (LNH) – Nantes (LNH) à 20h45

Vendredi 28 février
- Saint-Raphaël (LNH) – Aix (LNH) à 20h
- Toulouse (LNH) – Pontault (Pro D2) à 20h30
- Tremblay (LNH) – Sélestat (LNH) à 20h45

Samedi 1er mars
- Billère (Pro D2) – Cesson-Rennes (LNH) à 19h

Dimanche 2 mars
- Montpellier (LNH) – Paris (LNH) à 17h

Source LNH

9 février 2014

14ème journée: Dunkerque- Sélestat; La bonne surprise ?

olivier-jung-et-selestat-n-ont-encore-jamais-gagne-a-dunkerque-photo-dna-jean-paul-kaiser

Ce championnat est riche en surprises. Sélestat entend être celle de cette 14e journée. Et décrocher une première victoire sur le parquet de Dunkerque.

Cela fait bientôt deux mois que Sélestat a mis la D1 de côté, après un déplacement à Cesson (29-26) mi-décembre pour conclure la phase aller.

L’Euro victorieux des Bleus (on ne se lasse pas de le répéter) est passé par là et si les Violets ont “meublé” cette trêve avec six matches amicaux, le démon de la compétition commençait sérieusement à les titiller.

« Les matches amicaux, c’est bien, mais on avait vraiment envie de reprendre »

« Enfin ! », sourit Olivier Jung. Le pivot sélestadien, comme tous ses coéquipiers, attendait avec impatience de renouer avec le championnat. « Les matches amicaux, c’est bien, mais on avait vraiment envie de reprendre. »

Ces matches amicaux, justement, ont permis aux Alsaciens de se préparer, pas forcément de se situer. « C’est difficile de tirer des enseignements d’une “prépa”, de savoir si on est au top. Nous sommes un peu dans le flou après cette longue trêve. On va devoir vite se remettre en mode compétition », avance Olivier Jung.

Surtout que l’adversaire, Dunkerque, aura pour objectif de recoller au PSG en tête de la LNH. Pour l’entame de la phase retour, le calendrier n’a pas été très clément avec les joueurs de Jean-Luc Le Gall (Dunkerque, donc, puis le PSG mercredi au CSI). « Il faut de toute façon affronter ces deux équipes », élude le pivot.

Cette deuxième partie de saison, les coéquipiers de Yuriy Petrenko veulent l’aborder avec ambition. Parce que tous les points sont évidemment bons à prendre. Parce que personne, dans cette D1, n’est à l’abri de rien. « On sait que tout le monde peut battre tout le monde », rappelle Olivier Jung.

« Une seule ambition »

Sélestat n’a jamais gagné à Dunkerque ? Qu’importe ! « On sera peut-être la surprise du week-end, veut croire le pivot. Nous savons ce dont nous sommes capables. Et on va dans le Nord avec une seule ambition : pour gagner. »

Les Violets devront exploiter l’éventuelle fatigue des coéquipiers de Baptiste Butto. Les Nordistes sont ainsi revenus vendredi d’un long déplacement en Pologne, avec une élimination de la Ligue des champions dans leurs valises.

« On aura peut-être la fraîcheur physique pour nous, estime Olivier Jung. Mais les Dunkerquois ont pour eux d’être déjà dans le rythme de la compétition, entre le Final Four de la Coupe de la Ligue et la Ligue des champions. »

La saison passée, le Sélestat Alsace Handball était passé vraiment tout près d’un succès dans le Nord (24-23). « On se débrouille souvent bien face à Dunkerque. » Ce soir au Stade de Flandres, les Violets veulent voir la pièce tomber de leur côté, pour lancer idéalement un cycle retour décisif.

« On rentre dans le vif du sujet pour le maintien, souffle avec enthousiasme Olivier Jung. Chaque match va devenir de plus en plus important et les erreurs ne sont plus trop permises durant la deuxième partie de saison. »

Les belles surprises, elles, seront au contraire accueillies les bras ouverts.

Source Dna par Simon Giovannini

8 février 2014

Avant Dunkerque -Sélestat: En ordre de marche

pawel-podsiadlo-et-selestat-entament-demain-la-phase-retour-par-un-deplacement-complique-a-dunkerque-photo-dna-jean-paul-kaiser

La trêve est (enfin) finie. Sélestat replonge dans le championnat, demain à Dunkerque, première étape d’une phase retour devant le mener au maintien.

La trêve est passée, les compteurs ont été “remis à zéro”, en haut comme en bas. Quand Dunkerque ou le PSG vont se battre pour le titre, certains, comme Sélestat, vont batailler, dans une lutte tout aussi noble, pour le maintien.

« Réaliser l’un ou l’autre coup à l’extérieur »

Les coéquipiers d’Olivier Jung ont encore treize matches devant eux pour renouveler leur bail en LNH. « La saison va se jouer, comme les précédentes, à domicile, où l’on n’aura pas le droit à l’erreur », rappelle Jean-Luc Le Gall.

La position alsacienne est relativement enviable. Avec cinq et quatre points d’avance sur les deux relégables, Ivry et Tremblay (deux adversaires que les Violets ont dominés lors du cycle aller), Sélestat dispose d’une marge qu’il s’agira de faire fructifier.

Le mois de janvier aura été mis à profit pour préparer le sprint final. Certes, Pintor et consorts ont logiquement dominé les quatre confrontations face à des équipes de Pro D2 (Nancy, Pontault et Mulhouse par deux fois), mais ils ont surtout répondu présent lors du grand test contre Schaffhausen, club suisse habitué de la Ligue des champions (défaite, la seule de la “prépa”, 26-27).

« On a pu constater qu’on était en ordre de marche », souligne le coach sélestadien. Un signe positif, « surtout qu’on attaque tout de suite par du lourd ». Dunkerque et le Paris Saint-Germain, les deux co-leaders de D1, sont ainsi au menu pour les deux premiers rendez-vous de la phase retour.

Ce n’est pas là, a priori, que Sélestat a le plus de chances de prendre des points. Mais dans ce championnat où l’on observe des « résultats peu cohérents tous les week-ends », les Violets n’entendent pas faire le moindre calcul.

« Les clés, on les connaît »

« On ne fera pas d’impasse, on ne l’a jamais fait, souffle Jean-Luc Le Gall. Personne n’est invaincu cette saison. Cela veut dire que tout le monde peut tomber quelque part. » Le PSG a bien failli tomber à domicile face aux coéquipiers de Frédéric Beauregard un soir de novembre…

Sélestat repart en conquête, demain dans le Nord. Avec ambition. « Les joueurs sont mobilisés pour faire un résultat à Dunkerque. Les clés, on les connaît. Chaque rencontre doit être abordée pour prendre des points. Il faudra être réguliers dans l’investissement. Cela devrait nous permettre d’engranger les points nécessaires (pour le maintien, ndlr). »

Mais parce que la volonté ne fait pas toujours tout, les Sélestadiens devront assurer à domicile contre Tremblay, Ivry et Cesson, se sublimer au CSI face à Toulouse, Saint-Raphaël et Nantes.

« On devra aussi réaliser l’un ou l’autre coup à l’extérieur », prophétise Jean-Luc Le Gall. Les déplacements à Aix-en-Provence et Nîmes sont dans les cordes violettes. Il faut surtout espérer que le voyage à Dijon, lors de la 26e et dernière journée ne soit pas décisif. « Cela voudrait dire que le travail aurait été fait auparavant. » Place au jeu.

Source Dna par Simon Giovannini

4 février 2014

Recrues: Florent Joli à Sélestat

florent-joli-ici-sous-le-maillot-de-villefranche-sur-saone-va-retrouver-la-d1-avec-selestat-photo-le-progres

Florent Joli (23 ans), formé et révélé à Montpellier, retrouvera la D1 la saison prochaine. L’ailier droit de Villefranche-sur-Saône (N1) s’est engagé avec Sélestat, où il voudra relancer sa carrière.

Sélestat tient sa première recrue. Il y avait déjà des départs actés (Pawel Podsiadlo à Nîmes, Guynel Pintor vers Créteil et désormais Obrad Ivezic), des prolongations de contrat (Olivier Jung et Frédéric Beauregard), mais pas encore de nouvelle tête.

« C’est un nouveau départ pour moi »

Le recrutement violet ne s’arrêtera bien sûr pas là, mais Sélestat a posé un premier jalon pour l’exercice 2014-2015. Florent Joli, jeune ailier droit de 23 ans, s’est engagé pour une saison (et une autre en option) avec le club alsacien.

S’il avait quelque peu disparu des radars depuis deux ans, Florent Joli n’est pas vraiment un inconnu dans le paysage du handball hexagonal. Et pas seulement parce qu’il est le petit frère de Guillaume (Dunkerque), ailier droit lui aussi, récent champion d’Europe avec l’équipe de France.

Certains se rappelleront peut-être de l’EuroTournoi 2009, où il avait impressionné par son audace et son culot sous le maillot de Montpellier. La suite s’est révélée (beaucoup) moins rose. « J’ai un parcours assez atypique », sourit Florent Joli.

Après ses premiers pas à Tassin-la-Demi-Lune, une saison en D2 à Villeurbanne à 17 ans, c’est l’envol pour Montpellier.

Les débuts sont prometteurs, mais son ascension sera stoppée par de multiples blessures (69 buts en 34 matches de D1). « J’ai joué un quart de finale de Ligue des champions. Trois ans après, je suis en N1 », souffle celui qui a côtoyé Quentin Eymann et Guynel Pintor dans les sélections de jeunes.

« J’ai réalisé de très bonnes choses sur le terrain, mais je n’ai pas été capable de le répéter sur de longues périodes. Je n’ai pas pu montrer que je pouvais enchaîner les bonnes performances, avoue-t-il avec lucidité. Soit parce qu’il y avait du monde devant moi à mon poste, soit en raison des blessures. »

Sans la moindre proposition en D1 à l’issue de la saison 2011-2012, il signe à Valence, en D2. Même cas de figure l’été dernier et Florent Joli est encore redescendu d’un étage, à Villefranche-sur-Saône (N1).

Sous le maillot caladois, l’ailier droit a retrouvé « le plaisir de jouer », et toute son efficacité (115 buts en 13 matches).

« J’arrive quand même sur la pointe des pieds »

Le Sélestat Alsace Handball s’est penché sur son cas et le joueur n’a pas hésité longtemps pour accepter la proposition alsacienne. « À 23 ans, je n’avais pas envie de m’arrêter là, même si en revenant jouer en N1, je ne pensais pas retrouver aussi vite un club de D1. C’est un peu inespéré », explique Florent Joli, désireux de relancer une carrière que tout le monde voyait brillante il n’y a pas si longtemps.

S’il n’a pas foulé les parquets de LNH depuis près de trois ans, le pari Florent Joli pourrait néanmoins s’avérer payant.

« C’est un jeune joueur qui a montré qu’il avait le potentiel pour évoluer en D1 », souligne ainsi Christian Omeyer, le directeur sportif sélestadien.

« Je connais ce niveau et je pense être capable de le retrouver, indique le Lyonnais. J’arrive quand même sur la pointe des pieds. J’ai certes réalisé de bonnes performances par le passé, mais je dois maintenant les rééditer. »

Florent Joli ne sera pas totalement dépaysé en Alsace. « Je connais déjà Quentin Eymann, Jordan François-Marie et Frédéric Beauregard. Ce sera un plus pour mon intégration. »

La première recrue sélestadienne entend bien saisir cette deuxième chance. « C’est un nouveau départ pour moi. C’est un challenge que j’ai envie de relever. Je veux donner satisfaction aux gens qui sont venus me chercher. »

Son arrivée à Sélestat va sans doute pousser l’un des deux ailiers droit de l’effectif vers la sortie (Arnaud Freppel et Xavier Rechal sont tous les deux en fin de contrat). La vie d’un club est ainsi faite…

Source Dna de Simon Giovannini

1 mars 2014

8ème de finale CdF: Tremblay 27-29 Sélestat; Comme d'habitude...

 

Ils ont joué à se faire peur. Mais comme d’habitude, les Violets ont battu Tremblay (27-29 t.a.b.). Et Sélestat, pour la première fois depuis 2008, sera au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe de France.

obrad-ivezic-encore-impeccable-hier-soir-photo-dna-franck-delhomme

Les Violets aiment faire mentir les dictons. « Plus une série dure, plus elle se rapproche de la fin », dit-on. Pas pour Sélestat, pas contre Tremblay. Voilà maintenant plus de deux ans que les joueurs de Jean-Luc Le Gall n’ont plus perdu contre le club francilien.

Hier, ils ont ajouté une septième victoire consécutive, se qualifiant du même coup pour les quarts de finale de la Coupe de France. Mais les coéquipiers de Yuriy Petrenko ont tremblé jusqu’au bout. Ils avaient pourtant le match en main à la 58e (21-25). Ils ont alors perdu le fil, pour jouer leur qualification à la loterie des tirs au but.

Lors de cette séance toujours incertaine, Pesic trouvait la barre transversale sur la première tentative alsacienne. Mais Ivezic, une nouvelle fois énorme après des prestations déjà majuscules contre le PSG et Aix, remettait les compteurs à zéro en détournant le tir de Bingo. Podsiadlo, François-Marie et Vujovic prenaient, avec réussite, leurs responsabilités.

Venait alors le tour de Ternel, qui trouvait la transversale. Freppel avait donc l’occasion de mettre fin au suspense. L’ailier droit envoyait Sélestat en quart de finale. Une première depuis 2008.

Si les deux clubs se concentrent prioritairement, et c’est logique, sur le championnat, ils n’ont pas pris ce 8e de finale à la légère.

« Ce sont des bons moments à partager »

Ivezic détournait les trois premiers tirs tremblaysiens et Sélestat prenait le meilleur départ (1-4, 9e ). Tremblay recollait (4-4 à la 16e ) et inversait même la tendance face à des Violets soudainement muets en attaque (6-5, 19e ).

Jung entamait son sans-faute au tir et les Violets reprenaient les commandes (8-9, 27e ). Et Vujovic, d’un missile en pleine lucarne, les faisait virer en tête à la pause (10-11).

Le match restait accroché en début de seconde période (14-14, 38e ). Les esprits s’échauffaient, Pintor voyait rouge (40e ) et Sélestat perdait le fil (18-15, 45e ). La fin de la belle série contre Tremblay semblait se profiler. Mais Petrenko relançait la machine.

Quatre minutes plus loin, les Alsaciens étaient revenus au contact (18-18, 49e ). Le capitaine insistait pour (re) donner l’avantage (18-19, 50e ).

François-Marie préservait l’avance sélestadienne (20-21, 54e ), Jung l’accentuait pour dessiner le succès (21-25, 58e ). Mais le ballon semblait subitement brûler les mains violettes. Tremblay s’accrochait à ses faibles espoirs et Bataille égalisait à la dernière seconde (25-25). Avant une séance de tirs au but souriante.

« On s’est relâché un peu trop tôt, explique Olivier Jung, pivot-ailier gauche efficace hier. Le scénario était un peu bizarre, d’habitude c’est nous qui égalisons à la fin ! Mais ça s’est bien fini… Le plus important sera de battre Tremblay en championnat, mais ça fait toujours plaisir de continuer notre route dans cette compétition. Ce sont des bons moments à partager. »

Sélestat est en quart de finale. Reste maintenant à attendre le tirage, en espérant qu’il soit favorable, pour rêver de prolonger plus loin l’aventure.

Source Dna

21 février 2014

16ème journée: Aix - Sélestat: Aix, c’est quand même du solide

Une semaine après son exploit face au PSG, Sélestat renoue avec le championnat, face au Pays d’Aix. Le nul contre Paris ne lui garantit pas une victoire. Sauf à rééditer une performance du même acabit.

jordan-francois-marie-et-selestat-veulent-recuperer-les-deux-points-perdus-lors-du-match-aller-photo-archives-dna-franck-delhomme

L’émotion restera, pour toujours. Mais parce que le championnat ne s’est pas arrêté à cette sublime soirée contre le PSG, il faut désormais ranger cet exploit dans la boîte à (jolis) souvenirs et continuer à regarder devant soi.

Les Sélestadiens en sont les premiers conscients. « Si on veut obtenir quelque chose à Aix-en-Provence, il faut oublier Paris », souffle ainsi Frédéric Beauregard. Car avoir tenu tête à Hansen et consorts ne garantit en rien aux Violets un succès, ce soir au Val de l’Arc.

« L’euphorie est retombée, mais on a engrangé de la confiance »

C’est tout le charme de la compétition. Chaque journée comporte sa vérité, son lot de surprises. « Aix-en-Provence, c’est un autre match, répète l’arrière gauche martiniquais. Il faut même se dire qu’il sera encore plus compliqué. Contre le Paris Saint-Germain, on n’avait pas la même pression. »

Ce soir, dans la cité de Cézanne, Sélestat replonge dans “son” championnat, celui où l’exigence de résultat est plus importante, à plus forte raison quand l’adversaire fraie dans les mêmes eaux (les Aixois comptent également onze points).

« Paris, un match référence en terme d’envie »

Contre Paris, un résultat positif était secrètement espéré, tout juste susurré du bout des lèvres. À l’aube de cette 16e journée, la tonalité a changé.

« On veut gagner à Aix, indique ainsi Frédéric Beauregard. Et dans le meilleur des mondes avec deux buts d’écart (les Violets s’étaient inclinés 30-31 à l’aller). Bon, une victoire d’un but, on prend aussi… »

Mais parce que les joueurs du sorcier “Noka” Serdarusic ont eux aussi besoin de points (deux défaites en autant de matches depuis le début du cycle retour), parce que le Val de l’Arc sera plein, parce que le talent ne manque pas dans les rangs aixois, Sélestat devra livrer « un match encore meilleur que celui réalisé contre le PSG », aux dires de son entraîneur Jean-Luc Le Gall.

Paris n’est, hélas, déjà qu’un souvenir. Mais pour qu’il reste beau, cet exploit doit être suivi d’effets. « Il ne faut pas que ce match nul contre le Paris Saint-Germain ne serve à rien », souligne Frédéric Beauregard. Ce point-là n’est plus à prendre, mais la dynamique qui peut en naître doit absolument être préservée.

« L’euphorie est évidemment retombée, admet “Bobo”, mais on a engrangé de la confiance. Aix-en-Provence, c’est quand même du solide, on a pu le constater lors du match aller, mais on sait qu’on peut faire de belles choses. »

Autrement dit : une sixième victoire en championnat, ce soir sur le parquet aixois, est attendue pour récupérer « les deux points perdus à l’aller à domicile » (dixit Jean-Luc Le Gall).

La combativité, la détermination et la solidarité affichées contre le PSG devront encore accompagner les coéquipiers de Yuriy Petrenko en Provence. « Paris, c’est un match référence en terme d’envie, estime l’arrière gauche. Tout le monde avait la volonté d’aider son coéquipier en défense. On doit la conserver. On doit garder cette envie. »

Le bourreau des Violets, Vasilakis, n’est plus là

Une prestation collective de cet acabit et le retour en Alsace, samedi, ne manquera pas d’être souriant. « J’ai confiance, avance Frédéric Beauregard. Tout le monde dans le groupe sait que c’est un rendez-vous important. »

Pour les plus superstitieux, il n’est pas inutile de préciser que le bourreau des Violets, le Grec Vasilakis (11 buts la saison passée avec Toulouse, 9 avec Aix lors du match aller), ne sera pas là. Tous les espoirs sont donc permis…

15 novembre 2013

Après Paris-Sélestat: Le crime de lèse-majesté était presque parfait

jordan-francois-marie-(a-droite)-et-le-sahb-ont-longtemps-fait-douter-les-parisiens-mercredi-photo-denis-werwer

Paris a rarement été si près de tomber de son trône à domicile face à l’un des plus petits du championnat. Mais l’héroïsme sélestadien n’a pas été récompensé mercredi.

C’est donc l’improbable Jeffrey M’Tima qui a, pratiquement à lui seul, sorti une belle épine du pied aux stars parisiennes en inscrivant 5 des 10 derniers buts du PSG mercredi contre Sélestat (37-34). Bien mal embarqués, puisqu’incapables de se défaire d’une équipe qu’ils laissent d’habitude entre 12 et 16 buts derrière eux, les Parisiens ont dû attendre les deux dernières minutes du match pour assurer leur huitième victoire d’affilée pour l’ouverture de la 9e journée de championnat. « Samuel Honrubia m’a confié après le match que lui et ses coéquipiers avaient eu peur de perdre ce match , témoigne Jordan François-Marie. Sur le terrain, j’ai aussi entendu Philippe Gardent, leur entraîneur, s’en prendre à quelques-uns de ses joueurs. C’est sûr, on les a fait douter. Mais à l’arrivée, ce sont quand même eux qui prennent les deux points. Le seul moment où on se retrouve trois buts derrière le PSG, c’est au décompte final. »

Dans le fameux « money-time », une expression qui n’a jamais aussi bien porté son nom que dans l’antre de ce club aux ressources quasi inépuisables, les Parisiens ont donc évité l’affront suprême de se faire surprendre par l’un des plus petits des petits du championnat de France. Des Violets en bleus de chauffe dans la capitale et qui n’avaient rien à voir avec l’équipe qui s’était inclinée quatre jours tôt chez elle en Coupe de la Ligue. Si la défense du SAHB a encaissé le même nombre de buts que dimanche dernier, l’efficacité de son attaque a permis aux Sélestadiens d’être encore au même niveau que son adversaire à moins de cinq minutes du coup de sifflet final (32-32).

Il faudra recommencer

Avec deux funambules en verve, Pawel Podsiadlo (11 buts) et Jordan François-Marie (9), la ligne arrière a sérieusement fait trembler le champion de France sur ses fondations. « On prend encore beaucoup de buts mais le PSG a trop de talents pour qu’on puisse le limiter dans ce domaine, estime le gaucher de l’attaque alsacienne. Si notre réussite, à Olo (Podsiadlo) et à moi, a permis d’être quasiment dans le coup jusqu’à la fin, c’est toute l’équipe qui a sorti un gros match. Olivier (Jung) a provoqué une quantité de penaltys, Kevin (Beretta) a aussi été très utile et le bref passage d’Obrad (Ivezic) nous relance avec l’arrêt d’un penalty. »

En inscrivant 20 buts sur 26 tirs, le duo d’arrières du SAHB signe une performance proprement exceptionnelle à 77 % de réussite. Qui a longtemps permis d’entretenir cet espoir, encore irréel avant le match, de réussir un crime de lèse-majesté. « Au lieu d’être à égalité, on aurait pu être à +4 ou +5 à la mi-temps , regrette Jojo. Mais la rentrée d’Annonay a fait du bien aux Parisiens alors qu’Abalo a marqué quelques buts venus de nulle part. Paris est revenu dans le coup sur des exploits individuels. »

Se reposant sur leur collectif, les Sélestadiens sont venus mourir à quelques encablures d’un retentissant exploit. Comme ces échappés du Tour de France rattrapés par un peloton calculateur dans les derniers hectomètres, ils ont promis de retenter leur chance lors des prochaines étapes. À commencer par le match contre Aix, le 23 novembre à domicile.

Source L'Alsace

1 octobre 2013

Le chiffre du jour : 728

    

Sélestat Tremblay Omeyer c

728 jours

     Tremblay ne s'est plus imposé face au SAHB depuis 728 jours soit à deux jours près deux ans.

     Sélestat reste sur 4 victoires d'affilés. 
     La dernière défaite de nos violets remonte au 02 octobre 2011 en quart de finale de la coupe de Ligue à Tremblay.

     Sélestat reste à ce jour invaincu au CSI. Sa dernière défaite remonte à une année ''calvaire'' le 04 octobre 2008 exactement. Nos violets jouaient encore dans notre ancienne salle mytique du Cosec. De cette saison là, seuls Michal Salami et Olivier Jung jouent encore actuelement sous les couleurs du SAHB. 

25 septembre 2013

Sélestat - Dunkerque (ce soir): « Tout part de la défense »

euse-c-est-bien-en-defense-que-guynel-pintor-est-devenu-indispensable-au-selestat-alsace-handball-et-qu-il-s-est-fait-un-nom-en-d1-photo-dna-jean-paul-kaiser

   Dunkerque, le vice-champion de France, débarque en Alsace pour conserver la tête du championnat. Guynel Pintor, le patron de la défense sélestadienne, compte bien l’en empêcher.

Guynel Pintor est ce que l’on appelle un “spécialiste”. Un joueur la plupart du temps dans l’ombre, mais sans qui les plus grandes victoires ne pourraient jamais voir le jour.

Benjamin Gille à Chambéry, Wissem Hmam à Montpellier, Rock Feliho à Nantes, Ibrahima Diaw ou Jakov Gojun au PSG, Mickaël Grocaut du côté de Dunkerque, pour ne citer qu’eux, partagent la même singularité que le Sélestadien. Ils sont là pour défendre, pour (presque) rien d’autre et c’est déjà beaucoup…

« Je prends vraiment du plaisir à défendre aujourd’hui »

Autant évacuer la question d’emblée : le fait de ne jouer que d’un côté du terrain n’est-il pas frustrant ? « Il y a un défenseur dans chaque club, souffle Guynel Pintor. Bien sûr que j’aimerais aussi jouer en attaque. Après, si je fais une belle carrière dans ce rôle de défenseur, ça ne me dérange pas. »

Le Martiniquais sait aussi qu’il ne serait peut-être pas un joueur de D1 s’il n’avait pas, il y a quelques années, accepté de se consacrer aux tâches obscures. « Quand le club était encore en D2, j’avais peu de temps de jeu », se rappelle-t-il.

Ses missions n’étaient alors déjà que défensives, au relais de Christian Omeyer, depuis devenu directeur sportif. « J’ai beaucoup appris auprès de lui, explique le joueur de 22 ans. Je jouais déjà uniquement en défense et à un moment donné, j’y ai forcément pensé. »

La volonté de prouver qu’il avait l’étoffe pour devenir le patron de la défense violette a fait le reste. Guynel Pintor ne s’est pas seulement fait une raison en se “spécialisant”, il y a aussi et surtout trouvé son bonheur sportif.

« Quand j’ai commencé le handball, un peu avant l’âge de 15 ans (à la Gauloise de Trinité, ndlr) , j’attaquais et je défendais », indique celui qui n’a jamais retrouvé les mêmes sensations au tir depuis une opération à l’épaule droite il y a trois ans.

« C’était aussi le cas en équipe de France jeunes. Mais je pense que c’est par rapport à mes qualités défensives que Sélestat m’a contacté. »

Avec sa taille (2 m), son envergure et sa mobilité, Guynel Pintor présente le parfait profil de l’emploi. « Je prends beaucoup de place. » La défense, c’est aussi un état d’esprit. « Je n’aime pas me faire passer ! », lance ainsi Guynel Pintor.

Le parcours du Martiniquais en Alsace n’a pas toujours été un long fleuve tranquille, mais il assume désormais avec réussite ses responsabilités sur le terrain. « Je prends vraiment du plaisir à défendre aujourd’hui », assure-t-il.

Quitte à forcer quelque peu sa nature. « Avant, je ne parlais jamais sur le terrain. Maintenant, quand Jean-Luc (Le Gall, le coach) me demande de booster l’équipe, je le fais. Je dois commander mes coéquipiers, pour le placement, pour savoir quand un joueur doit sortir sur l’adversaire… Je sais que c’est mon rôle. »

Un rôle de “patron” qu’il joue à sa manière. « C’est difficile pour moi de leur crier dessus, je ne suis pas comme ça, sourit Guynel Pintor. Et la plupart de mes coéquipiers sont plus vieux que moi. J’essaie plus de les motiver, de les remobiliser quand ça ne fonctionne pas. »

« Je sais que l’on peut livrer de meilleurs matches »

Ce soir contre Dunkerque, le Sélestadien sait qu’il va avoir du boulot face à Rambo, Hansen ou Nagy, les artificiers nordistes. Il sait aussi que son équipe devra mieux défendre que face à Nantes si elle veut cette fois obtenir un résultat positif. « Tout part de la défense », rappelle-t-il.

« J’espère que l’on va réussir à faire un “truc”, poursuit Guynel Pintor. Mais si on encaisse dix-sept buts en première période comme contre Nantes, vendredi, ce sera impossible. Quand on est à fond, on peut tenir toutes les équipes. Je sais que l’on peut livrer de meilleurs matches. »

Le défenseur violet n’a ainsi pas oublié que c’est en limitant l’USDK à 27 et 24 buts que Sélestat était passé tout près d’un succès la saison passée contre le vice-champion de France…

Source DNA par par Simon Giovannini

20 septembre 2013

Des news de nos anciens violets: Seufyann Sayad se penche sur Sélestat

 

Seufyann Sayad

Cela fait des années qu'il a quitté le SAHB mais Seufyann Sayad a gardé un oeil sur l'équipe Alsacienne.

"C’est, depuis toujours, un club formateur. Dans leur équipe, ils s’appuient sur des cadres à des postes clés et comptent sur les jeunes sur les postes d’artilleurs. Cela fait vraiment partie de leur ADN. Ils misent sur des jeunes avec beaucoup de qualités et qui ont beaucoup de maturité - par rapport aux responsabilités importantes qu'on leur donne.

Affronter Sélestat, c'est se préparer à jouer une équipe qui se donne toujours à fond. Leur marque de fabrique c'est une grosse défense. Ils vont sûrement tenter de nous surprendre en début de match avec leur rapidité et il faudra se méfier de leurs deux gardiens, qui peuvent poser problème.

Même si nous n'avons disputé qu'une seule journée de championnat, les deux équipes qui s'affrontent demain soir ont toutes deux gagnées leur premier match le weekend dernier (Nantes à Ivry et Sélestat face à Dijon).

Dans l'équipe adverse, je connais bien Arnaud Freppel. Il a mon âge, il commence à sauter moins haut... Il fait partie des meubles maintenant (rires)!

Le premier match à domicile, devant notre public est important. Nous devons nous concentrer sur nous. Les nouvelles recrues ne doivent pas se mettre la pression. Toute la préparation a révélé une belle progression de chacun des joueurs. Nous entrons maintenant dans le vif du sujet et l'envie, mélangée au talent de chacun de mes coéquipiers, nous pousse à tout donner pour réaliser une belle entrée en matière à Beaulieu.

Si l'on prend en considération tous ces éléments, demain soir, vous devriez assister à un match très intéressant !"

Publicité
Le 8ème Rugiss' Hand
Publicité
Publicité
Archives
Publicité